Gérard Collomb persiste et signe

Gérard Collomb persiste et signe

Gérard Collomb n’a pas tardé à réagir aux propos de Martine Aubry. Le sénateur-maire de Lyon a opposé à la première secrétaire nationale du PS son bilan lyonnais et a pointé du doigt l’enfermement idéologique du parti sur la question de l’âge du départ légal à la retraite. Quant au fils prodigue Dominique Strauss-Kahn, Collomb ne croit pas une seconde à une ligne commune avec Aubry.

« Je suis d’une gauche de l’action. » Gérard Collomb , brocardé par Martine Aubry au sortir de son discours sur les retraites, a pris le parti de répondre à cette dernière en lui opposant son sens de l’initiative et son dynamisme. Et de prendre l’exemple de son action lyonnaise pour illustrer son propos. « Quand je construis 5000 logements sociaux, je fais une politique de gauche. Si je peux le faire, c’est parce que j’ai impulsé une politique économique dynamique qui a donné à la ville les moyens de mener une politique sociale » explique-t-il. Pas vraiment de rapport avec les retraites à première vue, mais sans doute la volonté de prouver que la finalité d’un projet passe parfois par des ajustements qui repoussent les barrières de l’idéologie. C’est évidemment ce que reproche le maire de Lyon à Martine Aubry, qui, selon ses termes est dans « l’illusion et l’incohérence » à ne pas prendre en compte la réalité biologique de l’allongement du temps de la vie. Un projet de retraites qui « n’a pas d’arête forte » et qui « se baigne dans l’illusion protectionniste » selon Collomb. L’aile réformiste, à l’origine du texte « Partir du réel pour aller à l’idéal », reste donc vent debout contre les immobilismes, en ne lâchera pas le morceau aussi facilement. La question des retraites est, à ce titre, hautement symbolique. Elle représente une pomme de discorde extrêmement tranchée, qui cristallise toutes les tensions d’un PS bipolaire, tenté par le réformisme mais prisonnier des idéologues. Strauss-Kahn pourra-t-il représenter une alchimie en réponse à cette ambivalence ? L’enjeu réel est évidemment celui-ci. Et pour Collomb, aucun doute possible, «Martine Aubry n’est pas strauss-kahnienne. Elle n’est pas complémentaire, elle est en concurrence avec lui. » De quoi ménager, voire attiser, les braises sciemment allumées par Gérard Collomb et ses amis.

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4 commentaires
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Hakim le 21/05/2010 à 18:48

Tout à fait d'accord avec M. Collomb : - Les propositions du PS sur les retraites sont intéressantes, mais il faut, sortir des tabous qui les décridibilisent ! -D Strauss-Kahn, lui aussi s'accorde à penser, tout comme Gérard Collomb que le PS doit crédibiliser ses discours et dire la vérité au français. Il est clair que Madame Aubry a su remettre le parti socialiste au travail...mais sa ligne politique est floue et brouillonne.

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karim le 21/05/2010 à 16:44

Comprends pas bien comment ils pourront gouverner ensemble tous ces barons socialiste ??? Grave !!

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Bing ! le 21/05/2010 à 15:54

Bien vu Mr Collomb, marre des immobilismes au PS !!!

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Bof... le 21/05/2010 à 15:54

Ca va pas bientôt finir ces hsitoires... Franchement, ça devient pathétique

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