Michele Picard (PCF) vent debout contre les soubrettes de ménage

Michele Picard (PCF) vent debout contre les soubrettes de ménage

La maire de Vénissieux s’indigne contre la récente création à Lyon d’une entreprise, proposant contre rémunération, les services de jeunes filles.

La tâche de ces femmes, étudiantes, sans emploi ou à la recherche d’un complément de revenu, consiste à effectuer des tâches ménagères en tenue sexy chez des clients. Une exploitation de la misère des femmes pour Michèle Picard, qui va même plus loin. « Ce sont des soubrettes. C’est une image rétrograde : celle de la femme servile, de la femme-objet. C’est une forme de racolage et de prostitution, s’insurge l’élue communiste. Je ne suis pas choquée pour être choquée. je ne suis pas une Mère La Morale. Quand des jeux coquins se passent derrière une porte entre deux adultes consentants, sans rétribution, cela ne me pose aucun problème. Dans le cas de figure de Sensual Clean Service, c’est de la prostitution. »  Un débat que Michelle Picard souhaite relancer en s’appuyant sur le cas précis de cette singulière société de services. « Il y a un débat sur la prostitution actuellement. Si on ne porte pas ces questions-là maintenant, quand les porterons-nous ? Faut-il légaliser la prostitution, faut-il pénaliser le client, même celui qui passe par internet ? interroge-t-elle. La mise en péril de la dignité de la femme et l’exploitation humaine me pose un problème dans cette histoire. »
La maire de Vénissieux a également à fait part de son indignation à certains élus par voie de missive. On compte parmi eux le Premier ministre François Fillon et le ministre du Travail Xavier Bertrand.

1 commentaire
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liliane le 18/02/2011 à 10:00

Pourquoi pas une service pour les femmes qui auraient envie d'un bricolboy ? Cela ferait certainement beaucoup de bien à Michele.

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