Lyon : dans les coulisses du funiculaire de Saint-Just

Lyon : dans les coulisses du funiculaire de Saint-Just
© LyonMag

Alors que le funiculaire de Saint-Just est encore à l’arrêt pour une
semaine, en raison de travaux annuels d’entretien, Lyonmag a pu visiter
les installations.



Keolis, l’exploitant du réseau TCL, réalisent du mardi 10 au samedi 21 avril des travaux de maintenance annuelle, qui paralysent le funiculaire pendant les vacances de Pâques. Chaque jour, une dizaine de personnes s’affairent sur la machinerie imposante du transport en commun orange. Les outils sont éparpillés dans la station, des ouvriers circulent sous les rames pour vérifier les roulements... Le moteur qui tire la grosse ficelle est lui l’objet de toutes les petites attentions. Avec ses 70 mégawatt de puissance, il doit tracter (pour la montée) et retenir (pour la descente) les rames qui pèsent chaque 35 tonnes (voyageurs compris !) Du coup, Franck a du mettre les bouchées doubles pour en prendre soin : "Je viens de lubrifier la machine avec 200 litres d’huile industrielle. Si on ne le fait pas, le moteur peut se gripper et ça peut casser."

L’opération est répétée chaque année, tout comme les interruptions de trafic. Les utilisateurs habituels sont alors obligés de prendre un bus relais, qui naviguent entre l’autre terminus de l’autre funiculaire, Fourvière et Staint-Just, à raison d’un bus toutes les 10 minutes environ. "Mais c’est pour la bonne cause", justifie Bruno Zmuda, le responsable de l’exploitation des deux lignes à ficelles, "car nous sommes régis par la même réglementation des téléphériques. Donc nous devons être arrêtés, révisés et autorisés chaque année afin de pouvoir exploiter." Tout est donc vérifié dans les moindres détails : des fixations des sièges à l’étanchéité du tunnel, en passant surtout par tous les systèmes de freins. Il y en a notamment deux de secours. Et ils seront testés dans des conditions extrêmes la semaine prochaine. "On simule le pire évènement qui puisse arriver. On fait comme si une rame bondée était en phase descendante, dans la pire pente du tunnel, c’est-à-dire entre les stations Minimes et Saint-Jean, et on fait comme si câble lâchait. Du coup on serre les mâchoires des freins le plus possible jusqu’à ce que la rame s’arrête", explique Bruno Zmuda. Si tout se passe bien, précise le responsable, la rame pile littéralement en seulement quelques mètres. La certification annuelle pour 2012 pour l’exploitation du train devrait être attribuée samedi ou dimanche. A noter aussi que qu’il pourrait s’arrêter quelques jours à la fin de l’été, cette fois-ci pour changer le moteur du funiculaire.



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4 commentaires
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mathis le 18/10/2017 à 16:23

70 mégawatts na mais faut pas rêver ils sont fous ou quoi? c'est la puissance de 7 ou 8 TGV !!!!!!!!

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654 le 30/05/2013 à 12:34

70 Mégawatt... c'est bien des erreurs de journalistes ça !

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aldo le 15/04/2012 à 12:26

et pourquoi pas?

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Charlot le 14/04/2012 à 18:18

Encore une énorme bétise de journaliste : 70 mégawatts !!
Cela fait 70 000 KW soit 7 rames TGV , pour tirer 35t au pas . Réflechissez avant d'écrire

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