"Le Baron Rebelle" : comment Gégé le loser est devenu M. le Maire

"Le Baron Rebelle" : comment Gégé le loser est devenu M. le Maire
Gérard Collomb, époque vintage - DR Le Figaro

Régis Guillet aura pris son temps pour cerner celui qui règne sur Lyon depuis 2001.

Le Baron Rebelle - DR
Le Baron Rebelle - DR

Le journaliste lyonnais, notamment passé par TLM, a rencontré plusieurs fois Gérard Collomb en quatre ans, mais aussi une cinquantaine de ses proches, collaborateurs et adversaires politiques. Avec ces entretiens et ses recherches, il sort ce mercredi Gérard Collomb : le baron rebelle aux éditions Armand Colin.
Une biographie du sénateur-maire socialiste qui envahit les libraires à dix mois des municipales pour lesquelles "Gérard Collomb part favori", comme l’explique l’auteur.
Régis Guillet a voulu ainsi percer le secret de la réussite du premier magistrat lyonnais mais aussi son côté humain qu’on ne voit guère plus, Gérard Collomb n’ayant plus besoin d’arpenter les marchés ou d’accumuler les soirées karaokés chez les journalistes.

L’ascension

Aujourd’hui, les photos du Gérard Collomb moustachu et le visage mangé par d’épaisses binocles sont rares. C’est pourtant avec ce look de "loser" qu’il se lance dans le militantisme socialiste. Dans son petit appartement de la rue Montribloud dans le 9e, il va peu à peu prendre une importance non négligeable. Il connaîtra également des moments de doute intense, comme lorsqu'il se retrouve blacklisté par Mitterrand pour avoir soutenu Rocard ou lorsqu'il réfléchit à la possibilité de se présenter à Saint-Fons, à prendre la succession d'Hernu à Villeurbanne ou d'intégrer le cabinet de Mauroy à Lille à force de défaites lyonnaises.

Autres rencontres qui lui servent dans son ascension : les journalistes. Et notamment Gérard Angel qui deviendra son proche ami au point de partir en vacances ensemble. L’actuel directeur de la publication Les Potins d’Angèle a été son témoin de mariage. Tout ça, avant que Gérard Collomb n’accède à la mairie centrale. Car depuis, les relations avec la presse sont plus distantes, le besoin d’exister dans les journaux n’est plus aussi primordial.

Une biographie sur l'homme


Dans le Baron rebelle, pas de révélations fracassantes à la Mediapart ou d’anecdotes graveleuses à la Marcela Iacub. Régis Guillet s’en tient aux faits, ceux qui, selon lui, explique comment Gérard Collomb s’est construit politiquement.
Il est intéressant de lire notamment son analyse sur le socialisme vu par Gérard Collomb. "Pour lui, être de gauche, c'est faire en sorte qu'à l'issue d'un mandat, les gens puissent se dire que leur vie est meilleure qu'au début", commente Guillet.
On évoque également ses coups de sang qui terrorisent ses collaborateurs, "c’est un homme qui ne domine pas ses émotions", indique Sylvain Auvray son ancien directeur de cabinet, qui se souvient avoir vu son patron littéralement se taper la tête contre les murs dans sa mairie du 9e "parce qu’il était mécontent de lui-même".

Pas de connivence, Régis Guillet répète qu’il s’agit d’un travail de journaliste et non d’un livre de commande. La preuve, on y découvre un Gérard Collomb tantôt exécrable, tantôt fascinant. Qu’on soit de droite ou de gauche, le personnage mérite qu’on s’attarde sur son parcours fait de chance, de coups de pouce et d’abnégation.
Les socialistes se régaleront avec le Baron Rebelle, les indécis y verront plus clair et l’UMP y trouvera matière à faire campagne.
Et si la dernière partie, celle qui traite de l'époque la plus récente, est parfois laborieuse, la majorité de l'ouvrage reste captivante.
"Gérard, il n’a qu’une seule épouse, c’est Lyon", glisse les femmes de sa vie Geneviève et Caroline. La citation résume bien le personnage et le livre.

7 commentaires
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Robert le 23/05/2013 à 15:44

Un livre de propagande ni plus ni moins !

Beurk.

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Kodak le 22/05/2013 à 14:53

Il a déjà sa photo au mur !

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frangine le 22/05/2013 à 12:30

tous ces gens qui veulent entrer dans la secte pour se faire adouber, sans les frères ça rend service !

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cinoch' le 22/05/2013 à 12:03
Les Galettes de Pont Aven a écrit le 22/05/2013 à 11h32

Henri Serin ,représentant en parapluies !

Ferait fortune actuellement !!!!

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la photo le 22/05/2013 à 11:36

On aurait dit Touraine en plus maigre.

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Les Galettes de Pont Aven le 22/05/2013 à 11:32
cinoch' a écrit le 22/05/2013 à 11h16

Mais c'est Jean-Pierre MARRIELLE !

Henri Serin ,représentant en parapluies !

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cinoch' le 22/05/2013 à 11:16

Mais c'est Jean-Pierre MARRIELLE !

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