Actualité 26-11-2010 à 13:29
Le PS a dévoilé plus avant ses candidats aux Cantonales 2011, en particulier les huit partants sur les cantons lyonnais. Réunis jeudi soir au Grand Café de la Préfecture, en face du tant convoité Hôtel du Département, cette revue des troupes aura surtout valu par la présence des deux généraux socialistes Gérard Collomb et Bernard Rivalta qui, du début à la fin, ont mené les débats.
Le PS du Rhône a donc sorti deux de ses plus éminents représentants pour ouvrir sa campagne lyonnaise des Cantonales. Gérard Collomb et Bernard Rivalta, qui ne sont pourtant pas mobilisés au premier titre pour cette élection locale, ont été l’alpha et l’oméga de la conférence donnée jeudi soir. Le président du Sytral est venu en vieux briscard de l’institution départementale, qu’il quittera en mars 2011 après 32 ans passés à son service. « Je dois être un des seuls à avoir connu le Conseil général avec le préfet y siégeant en uniforme » s’amuse-t-il. Le maire de Lyon est lui venu apporter son soutien à ceux qu’il nomme ses « sleeping partners (1) » : les futurs conseillers généraux. Un coup de pouce patenté, chacun des candidats affichant sur son visuel de campagne la mention « soutenu par le maire de Lyon. » A croire que la marque « Gérard Collomb » paye sur Lyon intra-muros.
Le Département, portion importante du maillage institutionnel local, est au premier rang des partenaires de la ville de Lyon et du Grand Lyon. Deux entités présidées par Gérard Collomb, qui confie « ne pas toujours trouver la correspondance » avec le Conseil général. Un état de fait qui ne devrait pas s’arranger avec la réforme territoriale, qui prévoit « la fin des financements croisés entre le Département et le Grand Lyon. » Une réalité encore absconse, qui prend plus de sens quand Bernard Rivalta vient à l’illustrer. « Pour le Sytral, cela représenterait un manque à gagner de 20 millions d’€ par an, insiste-t-il, et réduirait à néant sa capacité d’emprunt. » On l’aura bien compris, si le PS a sorti toutes les herbes de la Saint-Jean pour s’immerger dans la campagne des Cantonales, c’est que l’enjeu dépasse le strict cadre des territoires, et que la vieille institution départementale est à la croisée des chemins. La redéfinition géographique des cantons prévue dans le cadre de la réforme territoriale de 2014 est qualifiée de « grande magouille électorale » par Collomb, qui veut « remettre l’ouvrage sur le métier. » En un mot : dynamiter la réforme. Pour cela, il faudra gagner 2012.
Le Musée des Confluences, maillon faible
Quid du local et du champ de compétence du Département ? Gérard Collomb inventorie, en contant par le menu, l’ensemble des dysfonctionnement de l’institution : la carence en assistantes maternelles - « alors que la Ville ouvre beaucoup de crêches » - peu de réalisation de résidences pour personnes âgées sur l’agglomération. « Je reçois souvent du courrier du vice-président (Dominique Perben) concernant les cantines, attaque Collomb, qu’il s’occupe plutôt du problème des assistantes maternelles. » Le Musée des Confluences, serpent de mer du Département depuis plus de dix ans, a également fait l’objet d’une mise au point. Le projet traine, entre atermoiements, défection des entrepreneurs et arrêt du chantier. Le maire de Lyon préfère d’ailleurs s’en amuser : le projet aurait déjà coûté quelques 250 millions d’€, entre les dépenses déjà effectuée et le provisionnement des fonds, alors que la rénovation de l’ensemble du quartier de Confluence, mené à bien par les SEM dont la ville de Lyon est parti prenante, à coûté 125 millions d’€ en fonds publics. Le groupe Vinci à remporté début 2010 l’appel d’offre lancé par le Département en avril 2009 pour construire le musée. L’ouvrage doit sortir de terre en 2014.
Philip ou Guillemot à la présidence du Département ? Non, Christian Coulon !
Du côté des candidats, on opine du chef. Mais les prises de paroles sont limitées. Il n’y a guère que Louis Pelaez, candidat partenaire des radicaux de gauche sur le douzième canton et Thomas Rudigoz, centriste affilié et adoubé sur le cinquième canton, pour louer sur le belle dynamique d’union des socialistes. Le Conseil général, à majorité hétéroclite de droite et du centre pour un siège, est prenable. La candidature de Thierry Philip dans le huitième canton face au sortant Lionel Lassagne est un aveu de l’enjeu pour le PS : il faut gagner. Le maire du troisième arrondissement, utilisant la métaphore footbalistique, compare ce rendez-vous électoral à « un match à six points. » Cécile Michaux, benjamine de 27 ans et nouvelle venue propulsée candidate face à Dominique Perben dans le sixième canton impose également une certaine fraîcheur. Dominique Bolliet est candidat dans le troisième canton, Walter Graci dans le septième, Jean-Michel Daclin dans le onzième et Christian Coulon dans le quatorzième. Et puisque l’heure est à l’optimisme du côté du PS, on se laisse également aller aux oracles concernant le nom de celui ou celle qui pourrait prendre la tête de l’institution locale en cas de victoire. « Ce pourrait être Thierry Philip ou Annie Guillemot » anticipe Collomb. « Faux, ce sera moi ! » tranche Christian Coulon. Face à l’assemblée interloquée, l’homme ajoute, rigolard : « je suis le seul parmi vous ce soir à être assis dans un fauteuil ! »
(1) : « Partenaires dormants »
Cantonales 2011 : les huit candidats PS de Lyon
LYON 3 : Dominique Bolliet / Valérie Amar
LYON 5 : Thomas Rudigoz / Gilda Hobert
LYON 6 : Cécile Michaux / Philippe Marillat des Mercières
LYON 7 : Walter Graci / Heidi Giovacchini
LYON 8 : Thierry Philip / Lucie Briatte
LYON 11 : Jean-Michel Daclin / Anne Brugnera
LYON 12 : Louis Pelaez / Marie-Françoise Deharo
LYON 14 : Christian Coulon / Sylvie Stefani
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Commentaires 6
Déposé par ecole des candidats le 10/01/2011 à 08h24 Citer
Déposé par le lecteur fou de lyon mag le 27/11/2010 à 10h13 Citer
Déposé par DEMOCRATIE J'ECRIS TON NOM le 26/11/2010 à 17h17 Citer
Déposé par Tom le 26/11/2010 à 16h16 Citer
Déposé par marie le 26/11/2010 à 14h40 Citer
Déposé par DIDI le 26/11/2010 à 14h24 Citer