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Cantonales 2011 : Collomb adoube les candidats lyonnais

Le PS a dévoilé plus avant ses candidats aux Cantonales 2011, en particulier les huit partants sur les cantons lyonnais. Réunis jeudi soir au Grand Café de la Préfecture, en face du tant convoité Hôtel du Département, cette revue des troupes aura surtout valu par la présence des deux généraux socialistes Gérard Collomb et Bernard Rivalta qui, du début à la fin, ont mené les débats.

Le PS du Rhône a donc sorti deux de ses plus éminents représentants pour ouvrir sa campagne lyonnaise des Cantonales. Gérard Collomb et Bernard Rivalta, qui ne sont pourtant pas mobilisés au premier titre pour cette élection locale, ont été l’alpha et l’oméga de la conférence donnée jeudi soir. Le président du Sytral est venu en vieux briscard de l’institution départementale, qu’il quittera en mars 2011 après 32 ans passés à son service. « Je dois être un des seuls à avoir connu le Conseil général avec le préfet y siégeant en uniforme » s’amuse-t-il. Le maire de Lyon est lui venu apporter son soutien à ceux qu’il nomme ses « sleeping partners (1) » : les futurs conseillers généraux. Un coup de pouce patenté, chacun des candidats affichant sur son visuel de campagne la mention « soutenu par le maire de Lyon. »  A croire que la marque « Gérard Collomb » paye sur Lyon intra-muros.

Le Département, portion importante du maillage institutionnel local, est au premier rang des partenaires de la ville de Lyon et du Grand Lyon. Deux entités présidées par Gérard Collomb, qui confie « ne pas toujours trouver la correspondance » avec le Conseil général. Un état de fait qui ne devrait pas s’arranger avec la réforme territoriale, qui prévoit « la fin des financements croisés entre le Département et le Grand Lyon. » Une réalité encore absconse, qui prend plus de sens quand Bernard Rivalta vient à l’illustrer. « Pour le Sytral, cela représenterait un manque à gagner de 20 millions d’€ par an, insiste-t-il, et réduirait à néant sa capacité d’emprunt. » On l’aura bien compris, si le PS a sorti toutes les herbes de la Saint-Jean pour s’immerger dans la campagne des Cantonales, c’est que l’enjeu dépasse le strict cadre des territoires, et que la vieille institution départementale est à la croisée des chemins. La redéfinition géographique des cantons prévue dans le cadre de la réforme territoriale de 2014 est qualifiée de « grande magouille électorale » par Collomb, qui veut « remettre l’ouvrage sur le métier. » En un mot : dynamiter la réforme. Pour cela, il faudra gagner 2012.

Le Musée des Confluences, maillon faible

Quid du local et du champ de compétence du Département ? Gérard Collomb inventorie, en contant par le menu, l’ensemble des dysfonctionnement de l’institution : la carence en assistantes maternelles - « alors que la Ville ouvre beaucoup de crêches » - peu de réalisation de résidences pour personnes âgées sur l’agglomération. « Je reçois souvent du courrier du vice-président (Dominique Perben) concernant les cantines, attaque Collomb, qu’il s’occupe plutôt du problème des assistantes maternelles. » Le Musée des Confluences, serpent de mer du Département depuis plus de dix ans, a également fait l’objet d’une mise au point. Le projet traine, entre atermoiements, défection des entrepreneurs et arrêt du chantier. Le maire de Lyon préfère d’ailleurs s’en amuser : le projet aurait déjà coûté quelques 250 millions d’€, entre les dépenses déjà effectuée et le provisionnement des fonds, alors que la rénovation de l’ensemble du quartier de Confluence, mené à bien par les SEM dont la ville de Lyon est parti prenante, à coûté 125 millions d’€ en fonds publics. Le groupe Vinci à remporté début 2010 l’appel d’offre lancé par le Département en avril 2009 pour construire le musée. L’ouvrage doit sortir de terre en 2014.

Philip ou Guillemot à la présidence du Département ? Non, Christian Coulon !

Du côté des candidats, on opine du chef. Mais les prises de paroles sont limitées. Il n’y a guère que Louis Pelaez, candidat partenaire des radicaux de gauche sur le douzième canton et Thomas Rudigoz, centriste affilié et adoubé sur le cinquième canton, pour louer sur le belle dynamique d’union des socialistes. Le Conseil général, à majorité hétéroclite de droite et du centre pour un siège, est prenable. La candidature de Thierry Philip dans le huitième canton face au sortant Lionel Lassagne est un aveu de l’enjeu pour le PS : il faut gagner. Le maire du troisième arrondissement, utilisant la métaphore footbalistique, compare ce rendez-vous électoral à « un match à six points. » Cécile Michaux, benjamine de 27 ans et nouvelle venue propulsée candidate face à Dominique Perben dans le sixième canton impose également une certaine fraîcheur. Dominique Bolliet est candidat dans le troisième canton, Walter Graci dans le septième, Jean-Michel Daclin dans le onzième et Christian Coulon dans le quatorzième. Et puisque l’heure est à l’optimisme du côté du PS, on se laisse également aller aux oracles concernant le nom de celui ou celle qui pourrait prendre la tête de l’institution locale en cas de victoire. « Ce pourrait être Thierry Philip ou Annie Guillemot » anticipe Collomb. « Faux, ce sera moi ! » tranche Christian Coulon. Face à l’assemblée interloquée, l’homme ajoute, rigolard : « je suis le seul parmi vous ce soir à être assis dans un fauteuil ! »

(1) : « Partenaires dormants »


Cantonales 2011 : les huit candidats PS de Lyon


LYON 3 : Dominique Bolliet  / Valérie Amar
LYON 5 : Thomas Rudigoz / Gilda Hobert
LYON 6 : Cécile Michaux / Philippe Marillat des Mercières
LYON 7 : Walter Graci / Heidi Giovacchini
LYON 8 : Thierry Philip / Lucie Briatte
LYON 11 : Jean-Michel Daclin / Anne Brugnera
LYON 12 : Louis Pelaez / Marie-Françoise Deharo
LYON 14 : Christian Coulon / Sylvie Stefani



Tags : collomb | ps | cantonales |

Commentaires 6

Déposé le 10/01/2011 à 08h24  
Par ecole des candidats Citer

Bonjour, Nous vous présentons l'association « école des candidats » Une démarche originale Notre objectif est de former les candidats aux élections politiques, locales (municipales, cantonales, régionales et territoriales), nationales (présidentielles, législatives et sénatoriales) et européennes. Il s'agit d'atteindre une certaine maîtrise des concepts fondamentaux d'une campagne électorale, en utilisant une méthode intensive et directement opérationnelle (méthode Bergé). Cette méthode se présente comme un maillage serré entre la théorie et la pratique, sur une période courte de 2 jours ( soit ½ journée de cours théoriques et trois ½ journées de mise en situation). C'est donc une matrice adaptable à la personnalité du candidat, à sa démarche politique, et à la circonscription électorale. Organisation du stage DUCANDIDAT A L'ELU Analyse transversale des contraintes, directes et indirectes, qui rythment une campagne électorale. FORMAT Cette formation est de 16 heures, soit • 4 heures de formation théorique et • 12 heures de mise en situation, en équipe tournante. Journée Précisions Programme 1er jour matin 4 heures de formation théorique sur les concepts fondamentaux d'une campagne électorale (sociologie politique appliquée à une campagne électorale) Après-midi premier exercice de 4 heures sur un dossier simple de circonscription électorale, correction en fin de séance 2° jour Matin second exercice de 4 heures sur un dossier plus complexe de circonscription électorale, correction en fin de séance Après-midi troisième exercice de 3h30 sur 2 dossiers complexes de circonscription électorale, et en fin de séance, rappel des concepts fondamentaux Ces concepts fondamentaux sont des points de repères stables qui permettent de situer sa démarche dans un ensemble complexe et mouvant. Il ne s'agit pas de lister les particularités locales de chaque circonscription électorale, mais plutôt de pointer les masses et les problématiques générales qui se retrouvent dans toute campagne électorale. Les sessions de formations seront organisées dans les capitales régionales, au plus près des stagiaires. PRECISIONS • Cette formation, qui présente le lien entre le théorique et le pratique, est : • Opérationnelle, à finalité pratique immédiatement applicable • Difficile, non par la difficulté des concepts étudiés, mais par le nombre de ces concepts.(1035) • Didactique, et évolutive • Equilibrée entre le théorique et le pratique PARTIE THEORIQUE (acquisition de savoirs de base) stabiliser La partie théorique repose essentiellement sur la maîtrise des trois défis d'un candidat (1035concepts ) 1. L'investiture (19 concepts) 2. Le premier tour (9 concepts fondamentaux regroupant 971 concepts) 3. Le second tour (55 concepts) Une campagne électorale e st une serrure à combinaisons multiples (paramètres divers, variables) pour un total de 971 concepts 1. Motivation élément de base fondamental 66 concepts 2. Organisation à mettre en place 113 concepts 3. Terrain à occuper (présence) 84 concepts 4. Contexte à connaître 177 concepts 5. Besoins à recenser 41 concepts 6. Crédibilité à construire 155 concepts 7. Réseaux à infiltrer 184 concepts 8. Projet à construire 98 concepts 9. Aléatoire à suivre de prés 53 concepts PARTIE PRATIQUE (mise en pratique des savoirs) déstabiliser Etablir un plan de campagne(agenda, argumentaire, discours, tracts) avec une équipe à partir d'un dossier-type .la partie pratique se décline en mise en situation avec exercices concrets, par groupe tournant de 3 personnes : 1. L'équipe de campagne, a. candidat, vision complète et générale de la campagne, décisions à prendre rapidement, après avis des collaborateurs ou seul b. directeur de campagne, organisation générale, interventions diverses, conseils au candidat, supervise l'organisations des déplacements communication/ affichage/ tracts, discours, rapport avec la presse, proposition pour les tracts, Accueil, contacts filtre les appels et les demandes de rendez-vous ou de visites sur le terrain, informe en permanence le candidat des demandes reçues c. l'observateur, ne participe pas à la campagne, mais analyse le fonctionnement des acteurs selon un protocole précis. Il livre ses conclusions au groupe en fin de séance cordialement

Déposé le 27/11/2010 à 10h13  
Par le lecteur fou de lyon mag Citer

Hier soir sur paris premiere j ai regardé le theatre des deux anes: c'est une emission trompeuse il parle de deux anes et pourtant il n'y avait que collomb

Déposé le 26/11/2010 à 17h17  
Par DEMOCRATIE J'ECRIS TON NOM Citer

ah ! TOM le chef cireur de pompes est revenu ?

Déposé le 26/11/2010 à 16h16  
Par Tom Citer

Le groupe socialiste est le plus en avance sur le rapport H/F au conseil du rhône La reforme de Sarkozy va encore agraver la situation Le groupe PS 69 compte la seule conseillere générale noire de la métropole. Le groupe PS 69 compte deux jeunes femmes trentenaires Najat Belkacem et Sandrine Runel. D'où parlez vous pour donnez des leçons de morale??? Ah oui j'oubliais les militants socialistes ont désigné leurs candidats dans 24 cantons sur 27. Les trois autres ont été gelés par l'assemblée désignée par les militants qui dirige le parti et qui se nomme le bureau fédéral. Gelés pour laisser se présenter aux électeurs des candidats sortants (jeunes !!) partenaires du PS au conseil général ? d'autres questions mesdames messieurs les professeurs de morale ?

Déposé le 26/11/2010 à 14h40  
Par marie Citer

Outre le manque de parité, on peut s'intérroger sur le role du ps local (et sa fédération !! ) et des militants. Ont ils été consultés ? ou G.Collomb et B.Rivalta incarnent-ils à eux 2, TOUT le ps et TOUS les militants ?

Déposé le 26/11/2010 à 14h24  
Par DIDI Citer

Où est la parité quand sur 8 candidats, il y a une seule tête de liste féminine et en plus dans un canton imprenable?

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