Actualité 14-01-2012 à 07:34
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En plus des milliers de personnes qui viendront profiter de ce premier week-end de soldes, les rues du centre-ville seront investies simultanément par deux cortèges aux intentions et à la philosophie politique radicalement opposées. Il faudra éviter à tout prix l’affrontement.
Les Jeunesses Nationalistes, mouvement d’extrême-droite radicale,
relieront la place Carnot et Saint-Jean par le pont Kitchener, à partir
de 15 heures. De l’autre côté du Rhône, le collectif de vigilance 69
contre l’extrême-droite entend dénoncer la récurrence de ces actions en
défilant dès 14 heures, de la Guillotière à la place Bellecour en
passant par les Terreaux. Les risques de règlement de compte existent et
pourraient même avoir lieu à proximité des commerces. La préfecture,
accoutumée de ce type de problèmes, a donné pour ordre aux nombreux
effectifs des forces de police, d’éviter que les deux cortèges ne se
croisent. Les "ponts sur la Saône seront bloqués", indique le préfet
délégué à la sécurité du Rhône Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts. Les
badauds sont invités à rester vigilants pendant cette
après-midi.
L’extrême-droite française s’avance chaque jour un peu plus sur le
terrain de la médiatisation. Lorsque Marine Le Pen ne se manifeste pas
dans l’actualité politique, comme dernièrement avec l’épisode Jeanne
d’Arc, ce sont d’autres groupes radicaux, certes distinct du Front
National, mais proches idéologiquement, qui se font remarquer. Les
Jeunesses nationalistes d’Alexandre Gabriac, membre ostracisé du FN pour
sa radicalité, veulent protester contre la présence française en
Afghanistan "pour des intérêts étrangers". La manifestation a pour
thème "Honneur à nos morts, Honte à ceux qui les font tuer." Pour le collectif de vigilance 69, ces velléités
pour un retour des troupes, cachent la volonté de redéployer les
militaires dans les quartiers sensibles contre "un ennemi intérieur."
Un nouvel événement qui fait suite à la Marche des Cochons du groupe
Identitaire lyonnais Rebeyne en mai 2011 et au sit-in devant le magasin Eram contre une
publicité hétérophobe en octobre dernier. D’autant plus que l’Œuvre
Française, groupe nationaliste de Pierre Sidos, organise son prochain
congrès à Lyon en février.
Le collectif de vigilance 69 contre l’extrême-droite a réagi en appelant
à manifester le même jour. Réunissant de plusieurs mouvements
antifascistes, mais également des parti politiques, le collectif connait néanmoins quelques divergences de point
de vue et de méthode, entre les plus extrémistes et les plus modérés. Au point d'être parfois considéré comme l'exact négatif des Jeunesses Nationalistes et d'autres mouvements radicaux. Leur objectif
est d'éviter que Lyon devienne un "laboratoire de
l’extrême-droite." Le collectif
s’insurge aussi contre le soutien officieux du Front National à ces
groupuscules, "derrière sa quête électoraliste de respectabilité." Le FN a de son côté réagi vendredi par la voix de Bruno Gollnisch, précisant que "les Jeunesses nationalistes (qui organisent la manifestation de samedi à Lyon) ne font pas partie de
l'organisation de jeunes du Front National (FNJ)."
Vers une restriction géographique des manifestations d’extrême-droite à Lyon ?
Jean-Louis Touraine, 1er adjoint au Maire, délégué à la sécurité,
regrette que ces événements ne soient pas organisés en collaboration
avec les différents organes concernés : la préfecture, la ville et les
associations. Cette consultation pourrait permettre à ce que "les
humanistes puissent exprimer leurs souhaits dans la totalité de la
ville." Certes, le service préfectoral "ne peut que donner une
autorisation à ces deux manifestations", mais a "le devoir d’éviter
leur rencontre." Dans un souci d’image et de liberté d’expression, la
ville de Lyon souhaiterait "restreindre davantage les possibilités des
manifestants d’extrême-droite pour qu’ils ne s’approprient pas un
quartier ou un autre." "Ces quartiers appartiennent aux Lyonnais
humanistes et ne peuvent pas faire l’objet d’appropriation par aucun
extrémisme." D’après l’élu, il ne s’agit pas d’une opposition
dichotomique extrême-droite / extrême-gauche, mais "il y aura d’un côté
les extrémistes de la droite la plus virulente et de l’autre côté
l’ensemble des démocrates." Et d'estimer que le devoir des
démocrates et des républicains est d’écarter les extrémistes, "en
manifestant l’opinion majoritaire", précise-t-il.
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Commentaires 10
Déposé par Anarch le 15/01/2012 à 08h44 Citer
Déposé par jm le 14/01/2012 à 18h34 Citer
Déposé par Irène le 14/01/2012 à 18h31 Citer
Déposé par PR le 14/01/2012 à 17h57 Citer
Déposé par Michel le 14/01/2012 à 15h10 Citer
Déposé par jm le 14/01/2012 à 15h02 Citer
Déposé par ronchon le 14/01/2012 à 11h44 Citer
A quand le G20 de retour à Lyon pour voir ces "humanistes" en action comme à Strasbourg il y a peu... ??
Déposé par jm le 14/01/2012 à 10h33 Citer
Déposé par bakounine le 14/01/2012 à 09h57 Citer
Déposé par Louis le 14/01/2012 à 09h44 Citer