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Eric Lafond (Modem) : Pas d’alliance avec le PS

Eric Lafond n’a pas tardé à réagir aux propos de Jean-Jack Queyranne. Partisan de la différence, le vice-président du Modem du Rhône, ne répondra donc pas à l'appel du pied du PS. Et faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il est aujourd’hui prêt à travailler main dans la main avec Azouz Bégag. Retour en interview pour Lyon Mag.

Lyon Mag : Lundi, Mr Queyranne appelait à un rassemblement des communistes et du Modem avec le PS. Vous répondez quoi à cet appel ?
Eric Lafond : L’arc en ciel n’est pas notre projet politique. Depuis 2007, le mouvement démocrate a vocation à présenter une liste autonome à chaque élection. C’est la décision qui a été prise en Octobre par nos instances nationales. En Rhône-Alpes, nous sommes en conformité avec cette décision, d’autant plus que c’est la demande de nos militants et c’est la demande de nos sympathisants.

Jean-Jack Queyranne pense pourtant gagner dès le premier tour avec sa formation arc-en-ciel, vous en pensez quoi ?
On peut aussi ne pas faire d’élections, et faire en sorte que les sortants refassent un mandat. Ce n’est pas ça la démocratie. La démocratie, c’est qu’au premier tour les principales formations politiques se comptent, viennent  avec leur projet, que les électeurs entendent la différence des projets. C’est comme cela que les électeurs vont voter. Si personne n’exprime grand chose, et que nous sommes dans un affrontement binaire PS / UMP, les électeurs ne voteront pas. Ce que nous voulons, c’est que les électeurs viennent voter sur un projet. Notre vocation est de demander aux électeurs de nous donner les moyens de l’indépendance : c’est à dire d’être présents au deuxième tour pour que notre projet continue d’exister par la suite. C’est aussi simple que ça et je pense que, parfois, la politique doit être aussi simple que ça.

Si vous avez une liste indépendante, les militants et les sympathisants vous suivront ?
Si nous avons une liste indépendante, c’est parce que nous portons un projet spécifique. Nous sommes en situation de challenger aujourd’hui. Nous savons très bien que ce n’est pas le Modem qui va remporter les élections régionales cette fois ci. Cette position nous donne la liberté de ton nécessaire pour la campagne des régionales, pour porter des propositions novatrices en matière de transport, d’orientation professionnelle, de développement durable. Nous serons entendu sur ces projets si nous sommes indépendants.

Cela marque-t-il la fin de l’érosion du Modem ?

C’est la volonté de François Bayrou. On s’est entretenu en ce sens la semaine dernière. Il faut que l’on rassemble toutes les composantes de la famille Modem aujourd’hui. Nous avons été parfois un peu éclatés aux Municipales. Je pense que ce rassemblement peut se faire autour du projet, autour de notre volonté d’être présent au second tour de cette élection. Cela suppose aujourd’hui de réunir un certains nombres de paramètres. C’est ce que j’ai exprimé à François Bayrou quand il m’a demandé de soutenir Azouz Bégag. Il y a un certains nombres de décisions à prendre aujourd’hui. j’ai confiance en François Bayrou pour qu’il les prenne.

Le rassemblement peut se faire autour d’Azouz Bégag ? Vous semblez très critique vis à vis de lui...
Aujourd’hui, il y a un certain nombre de personnes qui, dans l’entourage d’Azouz, posent question. Mais j’aime à croire qu'Azouz Bégag va vouloir s’appuyer sur ceux qui font le Modem dans la région Rhône-Alpes, dans tous les territoires. On bâtira avec Azouz une équipe qui sera extrêmement ambitieuse, et capable de créer une dynamique de campagne.

Vous lui reprochez quoi pour l’instant à Azouz Bégag ?
Je ne lui reproche rien. On s’est expliqué à l’époque des municipales. Je considérais à l’époque qu’il avait eu tort de renoncer. Il s’en est expliqué de son côté. Dont acte. C’est le passé. Maintenant, ce que je lui demande, c’est de travailler avec ceux qui font le Modem et de bâtir avec nous cette liste pour les élections régionales. François Bayrou considère qu’Azouz Bégag est un appui pour la campagne nationale du Modem. J’en ai pris acte, et je ne peux qu’être d’accord avec la volonté de François de nous voir se rassembler. Je dis à Azouz aujourd’hui : «Travaillons ensemble».

Le Modem n’est-il pas un peu en retard par rapport à ces Régionales ? La pré-campagne a commencé et on entend pas beaucoup parler du Modem...
Je suis d’accord. On a beaucoup parlé des candidats chez les autres. Mais il ne me semble pas que l’on ait encore beaucoup parlé des projets donc à ce niveau là, nous ne sommes pas plus en retard. Mais je suis d’accord avec vous. Notre formation politique a besoin de faire une campagne longue. Après notre congrès à Arras début décembre, il faudra partir en campagne et énoncer les grandes lignes de notre projet.

Vous avez peur qu’Azouz Bégag rassemble autour de lui des personnes trop proches du PS ou trop proches de ses anciennes relations ministérielles ?

Je n’en ai plus peur aujourd’hui. Ce risque existait il y a un mois et demi. Depuis que la campagne interne a eu lieu, que j’ai pris le parti de rassembler des gens sur l’ensemble du territoire pour leur faire exprimer ce qu’ils attendaient du Modem, je pense que ce risque n’existe plus. Il y a sur le territoire suffisamment de gens pour faire une liste ambitieuse et conquérante. Je pense qu’Azouz Bégag travaillera avec ces gens là.

 

Propos recueillis par Gwénaël Windestrin



Tags : Modem | lafond |

Commentaires 1

Déposé le 27/11/2009 à 17h23  
Par cedman77 Citer

Désolé, encore quelques fautes dans cet article. il s'en est expliqué... par expliquer. Quant à c't' Azouz c'te blague ! Pas fait pour la politique le pauvre.

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