Alors que les pouvoirs publics sont régulièrement accusés d’inaction ou d’insuffisance de moyens par certaines associations ou collectivité, ces derniers ont répondu présent… mais les chiffres de fréquentation des hébergements d’urgence racontent une autre réalité.
Depuis plusieurs mois, la situation des mineurs isolés présumés présents à Lyon fait l’objet d’alertes répétées de la part des associations et de collectifs citoyens. En cause : des jeunes étrangers en attente de reconnaissance de minorité, laissés sans prise en charge, parfois contraints de dormir dehors, y compris en période de grand froid.
Mi-décembre, Médecins du Monde dénonçait ainsi un campement installé depuis près d'un an au jardin des Chartreux, évoquant près de 300 tentes et "autant de jeunes mineurs isolés ayant saisi le juge des enfants afin de contester la décision de refus de prise en charge par la Métropole de Lyon."
Dans la foulée, 29 associations, syndicats et collectifs alertaient sur une situation jugée "dangereuse et indigne", évoquant près de 300 mineurs dormant dehors en plein hiver, alors que les températures pouvaient descendre jusqu’à -4 degrés la nuit.
Face à ces alertes, la préfecture du Rhône a activé le plan Grand Froid. Le 30 décembre, la préfète Fabienne Buccio annonçait la réquisition d’un premier gymnase lyonnais, offrant 110 places d’hébergement d’urgence. Le lendemain, un second site était mobilisé en partenariat avec la Ville et la Métropole de Lyon : le gymnase Chanfray, dans le 2e arrondissement, permettant de porter la capacité totale à 220 places.
L’accueil, assuré par la Croix-Rouge puis par l’Armée du Salut, devait notamment permettre de prendre en charge les jeunes en recours de minorité du jardin des Chartreux, sur orientation du 115.
Mais les chiffres de fréquentation observés lors des premiers jours de janvier viennent bousculer le récit d’une saturation immédiate. D’après nos informations, sur les 150 jeunes annoncés comme toujours présents aux Chartreux, seulement 20 ont dormi dans les gymnases le 1er janvier, puis 25 le 2 janvier, 48 le 3 janvier et 51 le 4 janvier.
De plus, on s'agace du côté du gymnase Chanfray puisque régulièrement, des places sont réservées par les mineurs non-accompagnés des Chartreux mais certains d'entre eux ne viennent finalement pas, privant d'autres personnes à la rue d'un refuge pour la nuit.
Ce lundi, 20 places réservées n’ont ainsi pas été honorées, confirmant une fréquentation très en deçà des capacités mobilisées par l’État.
De quoi poser question. Pourquoi des mesures d’urgence réclamées, obtenues, sont finalement peu utilisées ?
On les entends moins les professionnels de l'indignation la...
Signaler Répondreque de temps et de main d'oeuvre perdue, vue le la populas
Signaler RépondreMais tout simplement parce qu’ils trouvent des chambrettes accueillantes et bien chauffees chez l’habitante.
Signaler RépondreMineur isolé sur la photo
Signaler RépondreEt dire que dans leur pays ils ont une famille et il fait chaud
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