Dans un contexte de tension sur le foncier économique et d’application du principe de Zéro artificialisation nette (ZAN), la Métropole de Lyon poursuit sa stratégie d’accueil et de maintien des activités productives sur son territoire.
Lors de sa dernière commission permanente, la collectivité a voté la cession d’un peu plus de 115 000 m² de foncier métropolitain, destinés à accompagner des projets d’entreprises à Feyzin, Chassieu, Corbas, Vaulx-en-Velin et dans le 8e arrondissement de Lyon.
Parmi les projets structurants, la société MLC France Frais prévoit de relocaliser son activité actuellement implantée à Feyzin vers Chassieu, tout en transférant le siège de sa maison mère, aujourd’hui situé en Côte-d’Or.
La Métropole a identifié deux parcelles adaptées et autorisé le dépôt des autorisations d’urbanisme nécessaires. La cession porte sur environ 80 000 m², destinés à accueillir une future base logistique agroalimentaire.
À Vaulx-en-Velin, la société SUEZ RV Centre Est souhaite moderniser et développer son site industriel dans le cadre du projet Cap Valo 69.
Pour répondre à cette demande, la Métropole cède neuf parcelles représentant environ 18 000 m². Le foncier libéré par l’entreprise sera ensuite remobilisé pour développer une nouvelle offre économique en parc d’activités.
Dans le 8e arrondissement, la Métropole mise sur le maintien d’activités productives en milieu urbain dense. Des lots situés dans le parc d’activités Bataille sont mis à disposition via un bail emphytéotique de 30 ans, pour environ 2 000 m².
Le site doit accueillir WECAMECA Factory, entreprise de l’économie sociale et solidaire spécialisée dans la production textile écoresponsable, ainsi que TREMPLIN Bâtiment, structure du groupe EOS employant une quarantaine de professionnels dans les métiers du bâtiment.
Enfin, trois parcelles situées dans la zone industrielle du Carreau à Corbas seront cédées à TECOFI, leader de la robinetterie industrielle. L’entreprise prévoit d’y construire un ensemble immobilier d’environ 16 000 m² pour rapatrier une production aujourd’hui dispersée à l’international.
Ce projet devrait permettre la création de 50 emplois d’ici 2030, selon la Métropole.