Placé en garde à vue le 17 novembre dernier dans le cadre d’une enquête pour viols et agressions sexuelles, l’avocat pénaliste lyonnais David Metaxas a pris la parole en exclusivité pour LyonMag ce vendredi 30 janvier.
Le procureur de la République de Chambéry, Xavier Sicot, avait indiqué à l'issue de la garde à vue du pénaliste que ce dernier était mis en examen pour des faits présumés de viols en concours, tentative de viol, agressions sexuelles, harcèlement sexuel, certains commis par une personne ayant autorité sur la victime. Six victimes présumées ont été recensées par les enquêteurs.
À l’issue de son audition, David Metaxas était ressorti libre sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.
Aujourd’hui, l’avocat assure vouloir laisser la justice travailler, tout en affirmant avec fermeté son innocence. "Je ne souhaite pas m’exprimer en détail sur le dossier, je laisse la justice se faire", explique-t-il d’emblée avant de préciser : "Ma prise de parole fait uniquement écho au communiqué du parquet, qui a relayé à la presse ma mise en examen sans que je puisse répondre, alors même que je suis totalement présumé innocent."
Il affirme ensuite : "Je ne suis pas un violeur, je suis totalement innocent des faits qui me sont reprochés. Ce sont toutes des relations consenties."
S’il refuse d’entrer dans le fond du dossier pour respecter le secret de l'instruction, David Metaxas affirme placer "toute [sa] confiance dans les investigations du juge d’instruction", précisant : "Je demande à chacun d’être objectif, d’oublier les combats partisans, d’oublier les MeToo. Moi, ce que je veux, ce sont des investigations matérielles claires, la vérification des alibis et les auditions de mes témoins."
Six plaintes pour dénonciation calomnieuse et harcèlement
Malgré la tempête judiciaire et médiatique, l'activité de l’avocat ne faiblit pas. Une reprise qu’il décrit comme éprouvante : "Mon retour a été une épreuve particulièrement difficile, pour mon cabinet, pour moi, pour mon assistante et mes collaborateurs. Ce n’est pas facile d’aller plaider tous les jours, d’aller en prison, d’être au contact des magistrats, des journalistes", confie-t-il encore."Je précise que, de mon côté, j’ai déposé six plaintes pour dénonciation calomnieuse et harcèlement contre ma personne, ainsi que pour le personnel de mon cabinet, à l’encontre des plaignantes. Le cabinet est victime de ces agissements depuis le mois d’octobre 2023."
Sur le regard porté par la profession, David Metaxas évoque un double sentiment. "Il y a des regards de soutien de beaucoup de magistrats, de confrères et de mon ordre. Et puis il y a des regards plus suspicieux", reconnaît-il, avant de dénoncer ce qu’il estime être des attaques calculées : "Ces regards suspicieux, ils sont toujours intéressés. Ce sont des confrères qui souhaitent la chute de mon cabinet et la récupération de ma clientèle. On est donc plus simplement dans des questions déontologiques, on est dans des questions de business".
Déterminé à poursuivre sa carrière, l’avocat revendique son parcours et son attachement à la profession : "Ça fait 25 ans que je fais ce métier, 30 ans que je travaille dans le monde de la justice. Il faudra me tuer pour m’enlever la robe, au sens littéraire du terme."
Assumant désormais pleinement la médiatisation autour de son nom, il conclut : "Je peux comprendre qu'on regrette d'être sorti avec moi parce qu’on peut me considérer comme un salaud comme un connard, on peut tout dire de moi, mais s'il y a une chose que je ne laisserai jamais dire : c'est que je suis un violeur. On a le droit de regretter une relation, mais ça ne veut pas dire que l'homme avec qui on a eu cette relation est un violeur et c'est ce que je veux essayer d'enseigner au juge d'instruction et aux gendarmes."
Tu es sur ? Tu es sur ? Tu es sur ? Tu es sur ?
Signaler RépondreEncore un qui veut se faire passer pour victime.
Signaler RépondreA vomir.
chez lfi ; au choix
Signaler Répondrelui à sa place sur la chaîne Cnews
Signaler RépondrePourquoi quand un notable est mis en examen il a droit de presse ?
Signaler RépondreJe n'ai encore jamais des citoyens lambdas mis en examen avoir voie de presse.
Juste pour info il se trouve que je l ai croisé hier, qu il était garé avec son audi RS 3 et qu il se marait franchement au téléphone.
Signaler RépondreElles se connaissaient les 6 ?
Signaler RépondreSinon 6 plaintes différentes c'est quand même suspicieux...