L'Hôtel de la Métropole va battre pavillon bleu ce jeudi.
Après six années d'écologie avec Bruno Bernard à sa tête, la collectivité va être dirigée par Véronique Sarselli. La maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon a bénéficié d'une belle vague bleue lors des 1er et 2e tours des élections métropolitaines, gagnant 10 circonscriptions sur 14 avec Grand Coeur Lyonnais et Jean-Michel Aulas.
Trois scrutins attendent les conseillers métropolitains ce jeudi. A chaque fois, les 150 élus devront, un par un, venir voter dans l'urne au centre de l'hémicycle.
Le matin, aux alentours de 10h, ils commenceront par désigner d'abord la présidente de la collectivité, puis valider ou non la liste de ses conseillers délégués et vice-présidents proposés, et enfin les membres de la commission permanente.
Quelle répartition ?
Selon nos informations, le deal passé entre Véronique Sarselli et Jean-Michel Aulas prévoit d'accorder 15 des 25 vice-présidences à des élus et maires de l'agglomération, et 10 aux équipes lyonnaises et villeurbannaises de l'ancien président de l'OL. Ce dernier est aussi appelé à devenir 1er vice-président, sans que l'on ne sache encore quelle serait sa délégation.
Et si les rumeurs tenaces d'un risque d'être débranchée lors de ce 3e tour sont revenues à la charge dans la semaine, elles n'ont finalement qu'un seul risque : faire gagner Bruno Bernard dans une triangulaire avec un candidat dissident qui ne voudrait pas prêter allégeance à Véronique Sarselli. Reste à savoir si elle obtiendra bien toutes les voix de Grand Coeur Lyonnais ce jeudi - celles des 92 élus ayant candidaté sous cette bannière.
C'est un moment décisif pour le territoire, puisque la Métropole de Lyon et ses 4 milliards d'euros de budget et ses pouvoirs sur le social, les collèges, la culture, les transports en commun, la voirie ou encore les mineurs non-accompagnés peut faire ce qu'elle veut ou presque, parfois contre l'avis des maires. Mais Véronique Sarselli a d'ores et déjà martelé qu'elle voulait ne surtout pas reproduire la méthode de Bruno Bernard - celle qui avait poussé une grande majorité d'édiles à brandir la menace d'un Metropolexit en début de mandat dernier.
A noter que ce n'est pas la première fois que Véronique Sarselli propose son nom pour la présidence de la Métropole de Lyon. Le 10 juillet 2017, lorsqu'il avait fallu désigner un successeur à Gérard Collomb, parti au ministère de l'Intérieur, la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, élue depuis seulement trois ans, avait été envoyée au casse-pipe par les cadres des Républicains. Elle avait tout de même obtenu 40 voix, contre 92 pour David Kimelfeld.
Aller Véronique on compte sur toi.
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