Nouvelle réaction politique après l’audience de la veille. La Métropole de Lyon s’est exprimée sur la situation de Polytechnyl, filiale du groupe Domo, confrontée à une crise majeure.
Sa cession à un fonds américain a été validée par le tribunal de Lyon, au fonds américain Lone Star pour un montant de 10 millions d’euros. Une reprise partielle, aux conséquences lourdes : seuls 72 salariés sur 547 sont conservés, entraînant la fin de l’activité industrielle sur les sites de Belle-Étoile à Saint-Fons et de Valence dans la Drôme.
Dans un communiqué, la collectivité évoque une "étape douloureuse pour le territoire", en soulignant l’incertitude qui pèse sur les salariés et leurs familles. "La situation des salariés […] est suivie avec la plus grande attention", indique la Métropole.
Le nouvel exécutif pointe également un manque de préparation des écologistes, estimant qu’"aucune mesure d’envergure n’avait été anticipée" pour protéger ce site industriel stratégique.
Depuis, des échanges ont été engagés avec les services de l’État pour coordonner les premières mesures d’accompagnement, notamment en faveur des salariés, mais aussi pour maintenir certaines activités sur le site de la Vallée de la Chimie.
Au-delà du cas de Polytechnyl, la Métropole alerte sur un enjeu plus large, à savoir la "déstabilisation de ce pôle stratégique constitue un signal inquiétant pour la souveraineté industrielle".
Elle appelle ainsi à un travail de fond avec les acteurs économiques pour mieux anticiper les mutations industrielles, jugeant que les procédures judiciaires interviennent souvent trop tard.
surtout pour les petites entreprises industrielles..j 'en faisais partie il n y a encore pas si longtemps
Signaler RépondreComme je l'ai dit ici la semaine dernière :
Signaler RépondreDepuis le temps que les politiques tapent sur les entreprises et les rançonnent , et pour la chimie les traitent de pollueuses et d'empoisonneuses , ces entreprises vont voir ailleurs .
C'est aussi simple que cela .
Mais il est surprenant que ces mêmes politiques font maintenant mine de le découvrir , alors que cette désindustrialisation a commencé il y a plus de cinquante ans ...
plus d'industrie on va bien rigoler. la France société de services a l'image de la qualité du service public cher et de très mauvaise qualité.
Signaler Répondredu mur de la dette qui se rapproche..
Signaler Répondremais je ne vois pas comment la france peut à present se relever:on s est laissés plumer par l ideologie socialiste de l harmonie universelle et la disparition des frontieres ,sans l intuition -reflexe salutaire et salvatrice de defense et un soucis de prise en compte d une competition feroce intellectuelle et tehnologique dans un monde devenu concurentiel et soucieux de performance..la france est devenue aussi peu entendue qu un bureau de sous prefecture dans le departement de la creuse ou des deux sevres
Signaler RépondreVotre commentaire est très convaincant et pourrait effectivement faire l'hunanimité de bon sens parmi ceux qui vous lisent. Et pourtant, il est très idéaliste et fait preuve de beaucoup d'ignorance. D'une part, Polytechnyl est une entreprise de transformation de produit issu de la chimie de base et fabricant des granulés de nylons pour l'automobile, les emballages ... bref pour une multitude de produits du quotidien. Son activité est loin d'être aussi impactante sur l'environnement que vous l'affirmez. Par ailleurs, l'arrêt des unités de production représente une immense perte de savoir faire, fruit de décennies de recherche et développement. D'autre part, remplacer ce type d'industrie à haute valeur ajoutée et reconvertir un tel site industriel est loin d'être évident. Il n'y a qu'à voir le site de Symbio à St Fons et ses promesses idylliques dans la filière de l'hydrogène. Vous écrivez que la Métropole devrait "ordonner" la reconversion du site. C'est un vœux louable mais il est difficilement concevable d'ordonner l'implantation d'une industrie du futur. La France en a-t-elle encore les moyens ? La volonté ? Et puis n'est-il pas déjà trop tard pour réagir et le faire ? https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/28/en-trente-ans-l-eldorado-chinois-s-est-transforme-en-piege-pour-l-industrie-europeenne_6683875_3234.html
Signaler RépondreLyon ne peut pas se permettre de rater le virage de l’industrie du futur. Laisser partir une entreprise polluante qui asphyxie les riverains devrait être une opportunité. Nous verrons si la Métropole continuera à se morfondre d’un passé qui s’en va, ou si elle saura ordonner la reconversion d’un territoire lourdement pollué et nocif pour ses habitants.
Signaler Répondreavoir entendu de la bouche de jacques attali,au debut des annees 80, qu on n avait plus besoin d industrie ,car on ne vendrait plus que du service et de l intelligence...les sceptiques n auront qu à verifier dans les archives!!..j avais ete d autant plus choqué et humilié par ses propos ,etant gerant d une petite boite de mecanique de machines speciales
Signaler RépondreEncore une illustration de l'agonie de notre secteur industriel et des grands discours en pur pertes de nos politiques. Le train de la désindustrialisation française est lancé depuis le début des années 80 et il est désormais innarretable compte tenu des choix et des décisions prises : * Délocalisation à outrance des usines en Chine et en Inde pour réduire les coûts à n'importe quel prix. Sauf qu'aujourd'hui, l'élève (Asie) a rattrapé et depassé le maître (Occident). * Mise en place imposée des 35 h et passage de la retraite de 65 à 60 ans. Résultat : coût du travail exorbitant et perte de compétitivité vis à vis des pays émergents (eh oui, ce serait tellement simple si tout les pays avaient le même modèle social que le nôtre !) * Destruction méticuleuse par l'Europe (et avec la complaisance de nos politiques) de notre atout énergétique en imposant à EDF de vendre à perte son électricité nucléaire à des traders électriques peux scrupuleux (système de l'AREHN) et mettant en difficulté EDF pour investir dans les moyens de production. * Irresponsabilité de certains dirigeants de sociétés à imaginer le futur de l'Occident sans usines et reléguant les tâches ingrates de production (chimie de base, raffinage des terres rares, sidérurgie...) aux pays émergents. Bref, ce genre de situation n'est malheureusement pas près de s'arrêter.
Signaler Répondrela cgt veut plus se tuer au boulot
Signaler Répondre