Tolérance zéro face au "proto".
À Corbas, la municipalité annonce l’interdiction du protoxyde d’azote sur l’ensemble de l’espace public, face à la hausse des usages récréatifs et de leurs conséquences.
Concrètement, il est désormais interdit de détenir, consommer ou inhaler ce gaz, mais aussi de le vendre, de le distribuer ou encore d’abandonner cartouches et bonbonnes dans la rue. La mesure s’applique partout : rues, parcs, parkings, abords des écoles ou lieux de rassemblement.
Le nouveau maire Benoît Eraclas met en avant un enjeu de santé publique. L’inhalation de protoxyde d’azote peut entraîner des risques graves, comme des troubles neurologiques, des pertes de connaissance ou encore des problèmes cardiaques.
Pour faire respecter l’arrêté, un dispositif de sanctions est prévu avec jusqu’à 150 euros d’amende pour usage ou détention, jusqu’à 3 750 euros pour revente ou distribution et 135 euros pour abandon de cartouches de protoxyde d'azote, pouvant grimper à 750 euros.
La municipalité assume une ligne ferme : "Il n’y aura aucune tolérance. Il s’agit de protéger nos habitants et notamment les plus jeunes", insiste Alexandre Diot, l'adjoint au maire chargé de la Sécurité.
Avec cette décision, Corbas rejoint d’autres communes confrontées à ce phénomène, qui cherchent à endiguer un usage en forte progression, notamment chez les jeunes.
Que signifie le qualificatif jeunes ?
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