"C’est une immense satisfaction. Je crois qu’aucun observateur ne prévoyait qu’on soit en tête."
Quelques minutes après la proclamation des résultats, Sébastien Michel savoure. Sa liste "Union républicaine pour le Rhône et la Métropole" a recueilli 641 voix, soit 17,29% des suffrages exprimés, terminant en tête du scrutin et obtenant deux des sept sièges à pourvoir. Sébastien Michel est élu avec Catherine Di Folco, sénatrice sortante placée en deuxième position.
"Il y a quelques semaines, avec Catherine, je m’étais fait la promesse qu’on soit élus tous les deux, moi élu et elle réélue, raconte-t-il. Ce soir, c’est forcément beaucoup de satisfaction et d’émotion."
"La reconnaissance d’une autre manière de faire de la politique"
Le nouveau sénateur veut toutefois tempérer l’euphorie.
"Beaucoup d’humilité aussi parce que les résultats sont quand même relativement serrés", insiste-t-il.
Sébastien Michel voit dans le résultat de sa liste la validation d’une campagne centrée sur l’expérience locale et professionnelle de ses candidats.
"Je crois surtout que derrière cette victoire, parce qu’il s’agit d’une victoire, c’est aussi la reconnaissance d’une autre manière de faire de la politique", estime-t-il.
Selon lui, le profil d’élus qui ne sont "pas des professionnels de la politique" et conservent "un double ancrage dans les territoires et dans la vie professionnelle" a trouvé un écho auprès des grands électeurs.
"On est ce soir, avec Catherine, le visage de ce changement, du renouvellement et de la reconnaissance du travail", poursuit-il, mettant également en avant le collectif constitué pendant la campagne : "On avait une véritable équipe et pas simplement une accumulation d’individus."
Quitter la mairie : "Ça me déchire le cœur"
Mais la soirée électorale est également synonyme de renoncement pour Sébastien Michel, réélu maire d’Écully dès le premier tour des municipales de mars avec 75,93% des suffrages.
La législation sur le non-cumul interdit en effet à un sénateur d’exercer simultanément une fonction exécutive locale comme celle de maire. Il pourra en revanche conserver, s’il le souhaite, un mandat de conseiller municipal.
Une perspective qu’il vit difficilement.
"Ça me déchire le cœur de ne plus pouvoir être maire parce que j’avais, je crois, créé une relation de confiance et quasi charnelle avec la population", confie-t-il.
Au point de remettre lui-même le principe du non-cumul dans le débat : "Je crois que cette loi sur le non-cumul des mandats, il faudra aussi se reposer la question, parce que ce soir, pour moi, c’est aussi un déchirement."
"Je ne les abandonne pas"
Sébastien Michel veut néanmoins rassurer les Écullois.
"Je ne les abandonne pas ce soir. Je vais les servir différemment au niveau national", assure-t-il.
Le nouvel élu veut conserver l’identité d’un maire de terrain une fois installé au Palais du Luxembourg.
"D’une certaine façon, avec notre élection, le choix qui a été fait par les grands électeurs, c’est d’envoyer des maires au Sénat", analyse-t-il. Il promet de conserver "cette écoute, cette humilité, cette capacité à être agile et à trouver des solutions".
ça y le gendre est définitivement casé et a l Abri des fins de mois difficiles.coeur a gauche pour la forme et portefeuille bien a droite comme Beau papa.Pour Bruno Bernard,le plus difficile va être de trouver un job et ça c'est pas gagné vu le nombre de copains qu il vient de se faire .
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