Interdit de manifester à Lyon : la CGT dénonce une mesure de surveillance contre l’un de ses militants

Interdit de manifester à Lyon : la CGT dénonce une mesure de surveillance contre l’un de ses militants

Le SNAM-CGT Rhône-Alpes et la CGT Spectacle du Rhône dénoncent une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance visant un saxophoniste, journaliste à Radio Canuts et militant syndical. Selon les organisations, cette MICAS lui a notamment interdit de manifester à Lyon entre le 31 octobre et le 1er novembre.

Le SNAM-CGT Rhône-Alpes et la CGT Spectacle du Rhône dénoncent ce qu’ils qualifient d’"acharnement administratif" contre l’un de leurs militants.

Dans un communiqué publié ce lundi 2 novembre, les deux organisations affirment qu’un homme prénommé Sébastien, présenté comme saxophoniste, journaliste à Radio Canuts et militant au SNAM, s’est vu remettre dimanche matin par des policiers une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).

Selon les syndicats, l’intéressé avait déjà fait l’objet de poursuites après une interpellation en septembre 2025, avant d’être relaxé.

Pointage quotidien et interdiction de manifester

D’après le communiqué, la mesure imposait à Sébastien, pour la période allant du 31 octobre au 1er novembre, un pointage quotidien dans un commissariat à 15h.

Elle lui interdisait également de quitter Lyon, mais aussi de se rendre dans le périmètre concerné par l’interdiction de manifestation dans la ville, ainsi que sur les itinéraires et aux abords des manifestations déclarées.

Les syndicats ajoutent que les policiers ayant remis les documents auraient indiqué que ces mesures étaient appelées à s’appliquer pendant trois mois.

La CGT dénonce une "dérive"

Le SNAM-CGT et la CGT Spectacle contestent vivement le recours à cette mesure.

Ils estiment que ces dispositifs, fondés selon eux sur des dispositions du Code de la sécurité intérieure liées à la lutte antiterroriste, sont utilisés de manière abusive contre des militants dans le contexte du mouvement social.

Les organisations critiquent également les éléments qui auraient été avancés pour justifier plusieurs MICAS à l’échelle nationale, citant notamment des publications sur les réseaux sociaux, des affrontements entre "mouvances antagonistes" ou encore des appels diffusés à l’occasion d’Halloween.

Pour les syndicats, ces mesures portent atteinte à plusieurs libertés fondamentales, notamment le droit de manifester et la liberté de circulation.

"La liberté de manifester ne se négocie pas. La répression ne nous fera pas plier", concluent le SNAM-CGT Rhône-Alpes et la CGT Spectacle du Rhône, qui apportent leur soutien à Sébastien ainsi qu’aux autres personnes visées par une MICAS.

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CGT

3 commentaires
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Ex Précisions le 02/11/2026 à 10:50

Tout simplement le préfet n'aime pas le jazz ;-)

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Mesure de surveillance pour un seul? le 02/11/2026 à 10:41

Quand on voit le résultats des manifs entraînés par la cgt : destructions, pillages, agressions, lycée et mairie brûlés ??

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Flux le 02/11/2026 à 10:24

Il serait bien de savoir pourquoi il a reçu une (MICAS) .
Je ne pense pas que c'est à cause qu'il est joué de la musique.
Un ami fait partie de la CGT, bizarre, il n'as jamais eut de (MICAS) et pourtant il fait régulièrement des manifestations…

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Syndicats le 02/11/2026 à 10:14

Il faudra qu'un homme ou femme politique de courage crève définitivement l'abcès du syndicalisme qui pourri tout.

Le syndicalisme est il devenu un vrai et total mouvement "politique".
Si c'est un mouvement politique que doit on faire de l'argent des syndicats, doit il être décompter des partis politiques affiliés?

Des syndicats sont très clairs, ils ne font pas de politique FO, CFTC, CGE CFC etc etc

Puis vous avez les "vrais syndicats politiques"
CGT anciennement PCF mais maintenant LFI
CFDT totalement et historiquement PS
Mme Binet et Mme Léon sont des femmes politiques et elles ne sont pas des syndicalistes.

Dire ce qu'on fait donc de l'argent des syndicats politiques et donc de leurs prises de position dans le cas du "temps de parole".

Bon ici le parle de CGT, CFDT mais il faut rajouter tous les autres dont les syndicats d'enseignants qui manipulent les lycéens politisés dans les établissements et qui appellent réellement aux blocages.

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