Hôpital Saint Jean de Dieu à Lyon : la CGT alerte sur des fermetures de lits et appelle à un rassemblement

Hôpital Saint Jean de Dieu à Lyon : la CGT alerte sur des fermetures de lits et appelle à un rassemblement

Le syndicat CGT de la fondation ARHM dénonce une dégradation de l’offre de soins en psychiatrie et dans le médico-social. Il évoque des départs de médecins, des fermetures de lits et plusieurs projets de restructuration à l’hôpital Saint Jean de Dieu, et appelle à un rassemblement ce mardi 22 septembre.

La CGT de la fondation ARHM tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation de la psychiatrie à Lyon.

Dans un communiqué, le syndicat dénonce ce qu’il qualifie de "destruction en cours des structures d’accueil et des lieux de soins" destinés aux personnes souffrant d’un handicap mental ou d’une maladie mentale. Il met directement en cause la gouvernance de la fondation ARHM et de l’hôpital Saint Jean de Dieu, qu’il estime insuffisamment attentive aux alertes des professionnels.

Des départs de médecins et jusqu’à 30% d’effectifs en moins en pédopsychiatrie

Le syndicat affirme avoir constaté ces derniers mois des "démissions massives" de pédopsychiatres, psychiatres et médecins généralistes, mais aussi désormais de psychologues, dans un contexte de turn-over important chez les infirmiers.

Il souligne également les démissions annoncées le 8 septembre des président et vice-président de la commission médicale d’établissement, deux psychiatres qui occupaient ces fonctions depuis sept ans.

Selon la CGT, la pédopsychiatrie aurait perdu 25 à 30% de ses effectifs au fil des fermetures et restructurations. Le syndicat évoque également des fermetures de lits et de structures de soins, l’externalisation du service tutélaire et un recours accru aux contrats courts dans le secteur médico-social.

"Des recherches d’économie à tous prix"

La CGT accuse la direction de se focaliser sur "des recherches d’économie à tous prix et sans concertation avec les syndicats et les représentants du personnel".

Elle cite notamment l’externalisation de la cuisine centrale, la dénonciation de la quasi-totalité des accords d’entreprise, dont ceux sur le temps de travail et la mobilité verte, ainsi que la remise en cause de l’usage de la convention collective nationale de 1966 dans les établissements médico-sociaux.

Le syndicat reconnaît cependant que la direction justifie ces choix par un contexte budgétaire national difficile et par un déficit qui se creuse. La CGT estime de son côté que le problème est plus large et dénonce depuis plusieurs années le sous-financement du sanitaire, du social et du médico-social à but non lucratif.

30 lits annoncés fermés début septembre

À l’hôpital Saint Jean de Dieu, la CGT affirme qu’une fermeture de 30 lits a été annoncée début septembre, avec en plus la menace de fermeture de trois unités supplémentaires représentant 75 lits.

Elle évoque également un projet de fermeture en décembre d’une unité de temps plein accueillant des patients atteints de troubles sévères du neurodéveloppement, ainsi qu’un projet de fermeture du Centre Pizay, le service de consultations capable notamment de prendre en charge des patients en crise.

Le syndicat décrit aussi une "dégradation massive des conditions de travail", un absentéisme important, un turn-over élevé, la multiplication de procédures disciplinaires et des difficultés croissantes d’accès aux soins pour les patients.

Un rassemblement prévu ce mardi

Après une assemblée générale des personnels organisée le 10 septembre, la CGT indique qu’un appel au rassemblement a été voté à l’unanimité.

Le syndicat invite les salariés de la fondation, les responsables politiques, les élus locaux et les personnes concernées à se retrouver mardi 22 septembre devant le siège de l’ARHM, avec pour mot d’ordre : "STOP à la casse de nos établissements et de nos personnels".

0 commentaire
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte Lyon Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte Lyon Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.