La prochaine manifestation lyonnaise n'a pas encore commencé que son parcours fait déjà l'objet d'un désaccord majeur.
Ce jeudi 5 novembre, les organisations syndicales appellent à une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle pour défendre les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie.
Le rassemblement est prévu à 10h30 devant la Manufacture des Tabacs, avec un itinéraire initialement déclaré jusqu'à la place Bellecour.
Mais la préfecture du Rhône refuse que la manifestation se termine sur cette place emblématique du centre-ville.
Les violences du 17 octobre au cœur du désaccord
Lundi soir, les représentants syndicaux ont été reçus par les services de l'État pour discuter des conditions d'organisation du rassemblement.
Selon la préfecture, les échanges ont été "francs et constructifs", mais une limite a été clairement fixée.
"Il leur a été indiqué que le parcours ne pourrait pas aboutir à la place Bellecour compte tenu des violences et des dégradations extrêmement importantes du 17 octobre", indiquent les services de l'État ce mardi.
La préfecture rappelle ainsi les pillages et les destructions commis dans le centre de Lyon lors de cette précédente journée de mobilisation.
Elle se dit toutefois disposée à négocier un autre itinéraire, afin de concilier la liberté de manifester avec les droits de circuler, de commercer et de propriété, ainsi que les exigences de sécurité publique.
"Une attaque supplémentaire faite à la liberté de manifester"
De leur côté, les syndicats ne comptent pas accepter facilement cette modification.
L'intersyndicale du Rhône, qui rassemble notamment la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires, l'Unsa ainsi que plusieurs organisations étudiantes, estime que l'arrivée place Bellecour est indispensable.
"Au regard de la forte participation annoncée, seule la place Bellecour permet l'espace nécessaire à la dispersion du cortège en toute sécurité", affirme-t-elle.
Les représentants syndicaux considèrent également que la position de la préfecture constitue "une attaque supplémentaire faite à la liberté de manifester".
Ils annoncent leur intention de contester "par tout moyen légal tout arrêté d'interdiction visant à faire évoluer le parcours préalablement déclaré".
Quel parcours pour jeudi ?
À ce stade, aucun accord sur un itinéraire alternatif n'est mentionné.
Le départ du cortège reste annoncé jeudi 5 novembre à 10h30 devant la Manufacture des Tabacs.
Reste désormais à savoir si les discussions entre les syndicats et la préfecture permettront de trouver un compromis ou si le désaccord se poursuivra devant la justice.
il faudra bien un jour libéraliser la creation de syndicats de salariés
Signaler Répondrepouvez vous arrêter de démarrer ou finir vos manifs à la manufacture des tabacs ? il y a des riverains qui y vivent et qui en ont marre que cela se passe toujours à cet endroit. faites cela à Vaise, à croix rousse, dans le 6eme, à Villeurbanne !!!! marre d’avoir le bordel devant chez nous
Signaler Répondreils peuvent saisir la justice il y a jurisprudence du conseil d’état qui a confirmé à Paris la semaine dernière que tant qu’il a des risques de mise à sac et de pillage des commerces les avis des préfets sont suivis
Signaler RépondreJe ne vois pas en quoi ne pas accepter un itinéraire est une atteinte au droit de manifester? La préfecture refuse un itinéraire et attend un autre itinéraire de la part des syndicats. A aucun moment elle interdit la manifestation! Nous reconnaissons bien les syndicats et leur pensé à sens unique!
Signaler RépondreLes syndicats ont assez d'argent pour qu'on leur demande une caution. Ainsi, ils comprendront mieux le sens du mot "responsable".
Signaler RépondreMaintenant que l'édifice du pavillon de tourisme a été détruit et incendié par les sympathisants EELV-LFI, ils peuvent venir place Bellecour et si possible détruire et incendier l'étendage géant de Grego Dulce
Signaler Répondreil est interdit d'interdire, vive l'état de droit et de libertés
Signaler RépondreC'est les syndicats qui vont rembourser en cas de débordements ?
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