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Collomb s’inquiète des menaces terroristes

En déplacement mardi aux Journées parlementaires du PS à Pau, Gérard Collomb est intervenu en fin d’après-midi sur la chaîne Public Sénat. Le maire de Lyon a évoqué la « République écornée » de Nicolas Sarkozy, en écho au thème des Journées parlementaires « La République à l’endroit. » Et a fait part de son inquiétude concernant les menaces terroristes, confiant n'avoir aucun retour de l'Etat sur les procédures à mettre en place.

Pour Collomb, la République ne va pas si mal. La preuve, Nicolas Sarkozy est encore à l’Elysée. « S’il n’y avait pas les institutions de la Vème République, le président serait en grande difficulté », juge-t-il. Moins sur la veine républicaine, leitmotiv de la journée de Pau, que sur la « proposition », le maire de Lyon est apparu plus adouci sur la question des retraites. Sur l’âge légal du départ en particulier. « Il faut que chacun puisse avoir le choix de sa date de retraite. Mais aussi que chacun sache quelle sera vraiment sa retraite, en fonction de l’âge où il la prend » Une épine dans le pied des 60 ans unilatéraux souhaités pourtant par sa famille politique, mais vraisemblablement trop courts pour assurer un revenu décent. Plus séduit par un système de retraite « à la carte » permettant d’allier « choix individuel et évolution de la société », il convient toutefois que certaines « évolutions du texte » sont souhaitables, en particulier sur « la pénibilité et la longueur du travail. » Un retoquage qu’il espère mener avec le Sénat.

Sur la question de la menace terroriste, il sollicite plus de communication de l’Etat auprès des collectivités locales. « Je n’ai aucune information. Je ne sais rien » confie Collomb, qui s’interroge pour Lyon. « On parle de menace sur les lignes TGV Paris-Lyon. A Lyon, ils arrivent en gare de la Part-Dieu. Peut-être faudrait-il aussi que je réinstalle les systèmes de sécurité mis en place il y a quelques années, en particulier devant les écoles ? » anticipe-t-il. Pour 2012, il veut « proposer à l’avenir du pays » et pas seulement - son collègue Benoit Hamon appréciera - « s’opposer. » A telle enseigne qu’il « souhaite aller plus loin dans l’explication de la politique à mener après 2012 », dans une anticipation possible du retour au pouvoir du PS. Alors lui ou DSK dans le rôle du pédagogue réformiste, la question n’est pas encore tranchée. « Nous n’avons pas de liaison directe avec Washington », s’amuse Collomb, qui assure que « de la où il est, DSK entend les socialistes et les Français. »



Tags : municipales | collomb | ps |

Commentaires 1

Déposé le 22/09/2010 à 15h50  
Par Slimane Citer

Merci de relayer cette interview intéressante de notre maire. Car au fond on sent bien qu'au-delà des oppositions de principe, c'est le dilettantisme de Brice Hortefeux contrastant avec le choc de ses mots qui inquiète le plus. C'est ce que dit Collomb. N'est-il pas affligeant que le maire de la 2e ou 3e ville de France n'est pas d'information du gouvernement concernant la sécurité de sites aussi stratégiques que la gare de la Part-Dieu ? S'il arrivait quelque chose, Hortefeux serait-il montré du doigt ?

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