La lutte contre les violences faites aux femmes s’invite dans la campagne métropolitaine. En déplacement à Saint-Priest, la candidate à la présidence de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a annoncé vouloir étendre à l’ensemble du territoire métropolitain un dispositif d’hébergement sécurisé destiné aux femmes victimes de violences conjugales.
Cette proposition s’appuie sur une initiative déjà mise en place dans la commune de l’est lyonnais.
À Saint-Priest, la municipalité a récemment créé un lieu d’hébergement discret et sécurisé permettant de mettre rapidement à l’abri des femmes confrontées à des situations de violence, parfois accompagnées de leurs enfants.
Le dispositif prévoit notamment un système d’alerte et un accompagnement spécifique afin d’aider les victimes à se protéger et à entamer un parcours de reconstruction.
"Il était important pour la commune d’avoir une attention particulière à ces situations. On voit trop souvent ces drames dans les faits divers. L’objectif est de permettre à ces femmes de se mettre à l’abri et de se reconstruire", explique le maire LR de Saint-Priest, Gilles Gascon.
Une première maison d’accueil fonctionne déjà dans la commune. Une seconde structure, actuellement en travaux, doit permettre d’accueillir prochainement plusieurs femmes supplémentaires avec leurs enfants.
"On parle des femmes victimes, mais il y a aussi les enfants. Aujourd’hui, on sait qu’ils sont eux aussi victimes de ces violences et qu’un accompagnement est indispensable", souligne Nadia Alfami, conseillère municipale et métropolitaine.
Une proposition à l’échelle de la métropole
À partir de cette expérience locale, Véronique Sarselli propose que la Métropole de Lyon accompagne financièrement les communes volontaires souhaitant créer des dispositifs similaires.
Selon la candidate, l’objectif est de renforcer les solutions de mise à l’abri, développer l’accompagnement des victimes pendant la période de protection et favoriser leur retour à l’autonomie.
"La Métropole doit se saisir pleinement de cette problématique. Nous proposons un soutien financier pour permettre aux communes volontaires de développer davantage de logements d’urgence", indique-t-elle.
La proposition prévoit également un renforcement des partenariats avec les centres communaux d’action sociale et les associations spécialisées, afin d’accompagner les victimes sur l’ensemble du territoire métropolitain.