On a beau vouloir se cacher de tout nationalisme, de tout chauvinisme, de toutes ces guerres de clocher, la réalité est plus simple : nous avons tous un attachement viscéral à ce qui nous entoure.
On est tous français quand il faut s’époumoner devant une compétition, un gala ou n’importe quel événement où le drapeau tricolore peut se hisser.
Combien de compétitions de curling ai-je regardées alors que, je l’avoue, ce n’est absolument pas mon truc ?
Et l’amour de la France se subdivise naturellement : amour pour sa région, pour sa ville, parfois même pour son village.
Les Marseillais, on les reconnaît à leur accent. Les Lyonnais à leur argot. Les Parisiens à leur ego.
Être lyonnais, ce n’est pas forcément y naître. Être lyonnais, c’est avoir le cœur lyonnais.
C’est avoir déjà participé à un mâchon, même si tu es le seul à prendre un croissant avec un café. L’important, c’est d’y avoir participé.
C’est avoir vécu la Fête des Lumières.
C’est s’être donné rendez-vous au pied de la statue de Bellecour, avant qu’elle ne soit défigurée par une œuvre d’art d’une laideur… disons, discutable.
C’est aller boire un verre rue Sainte-Catherine, fréquenter les étudiants désargentés, puis finir aux Brotteaux, chez les étudiants argentés.
C’est profiter de la vue depuis Fourvière, admirer ce panorama incroyable, y voir le festival, y croiser le maire aux vœux des échevins… enfin, quand le maire aimait la ville et ses traditions.
Être lyonnais, c’est aussi haïr la couleur verte dès la naissance.
Ne jamais la porter au stade, et encore moins en présence de supporters ou de joueurs. Le seul vert toléré est celui de l’ASVEL, où un Américain anglophone, Delaney Rudd, fut adopté par toute une région — plus lyonnais que notre maire actuel.
Être lyonnais, c’est se promener au parc de la Tête d’Or, y respirer, découvrir les animaux qui provoquent le sourire et la curiosité de millions d’enfants. C’est y manger une crêpe, faire un tour de pédalo.
C’est fréquenter la Part-Dieu et son Crayon, voir défiler ses milliers de visiteurs, et assister aussi à la disparition progressive des enseignes historiques, remplacées chaque jour par le "monde de demain".
C’est manger des quenelles dans le Vieux Lyon, des pralines à Bellecour, boire un verre sur une péniche.
C’est faire un tour au musée des Confluences.
Au fond, tout le monde — même nouvellement arrivé — peut devenir lyonnais.
Mais pour cela, une seule condition : aimer la ville. Et le vouloir.
Farid Ben Moussa
Conseiller municipal de Vénissieux
Ce qui compte c'est d'avoir le coeur lyonnais, vous avez lu le billet ? Coeur lyonnais à la différence des militants écolos qui ont le coeur et l'esprit enfermés dans les dogmes et l'idéologie d'un parti politique extérieur à Lyon et à la région lyonnaise.
Signaler RépondreRentre à Paris Doudou
Signaler RépondreOui comme l'autre ex precisions
Signaler RépondreMais qu'est ce que Farid Ben Moussa vient nous parler du lyonnais, il est de Vénissieux.
Signaler Répondreà la même époque :
Signaler Répondre""Ne pas confondre la mercière de la rue Tupin avec la p.....n de la rue Mercière"""
Être lyonnais c’est avoir connu la fameuse rue thomassin et la non moins sulfureuse place des célestins , trop jeune pour avoir connu ça farid !!!!
Signaler RépondrePar rapport au titre ça dépend fortement des quartiers...
Signaler RépondreDénuée de remarques politiques , mais tellement vraie , il ne s'est jamais intégré, et n'en était pas capable,
Signaler RépondreOn peut raconter ce que l'on veut d'Aulas, mais des milliers de personnes ont sautées grace à son club, et l'image de Lyon donnée au monde
Rentre chez toi Greg