"Lyon n’est pas une ville qui doit s’excuser d’être ambitieuse" : Jean-Michel Aulas lâche les coups contre les écologistes pour son dernier meeting

"Lyon n’est pas une ville qui doit s’excuser d’être ambitieuse" : Jean-Michel Aulas lâche les coups contre les écologistes pour son dernier meeting

Réuni mardi 10 mars à la Sucrière pour un dernier meeting de campagne avant le premier tour, Jean-Michel Aulas a vivement critiqué la gestion écologiste de Lyon. Le candidat aux municipales a détaillé plusieurs propositions, notamment sur la sécurité, les transports et l’économie.

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Jean-Michel Aulas a tenu mardi soir un meeting de campagne à La Sucrière, à Lyon. Devant environ 1000 soutiens, et aux côtés de la candidate aux métropolitaines Véronique Sarselli, l'ancien président de l'OL a livré un discours offensif contre l’équipe écologiste actuellement à la tête de la ville et de la Métropole.

"Rarement, dans l’histoire de notre ville, une campagne municipale aura suscité une telle énergie", a-t-il affirmé en ouverture, évoquant selon lui "un réveil civique" des Lyonnais après 6 ans de mandat de Grégory Doucet.

Durant son intervention, Jean-Michel Aulas a vivement critiqué la politique menée depuis 2020 par les écologistes.

Selon lui, la ville aurait été gouvernée "par dogmatisme", accusant la majorité sortante d’avoir "divisé Lyon" et imposé des décisions sans concertation avec les habitants.

"Pendant six ans, ils ont gouverné sans les Lyonnais, toujours contre eux", a-t-il déclaré, estimant que la municipalité aurait transformé la ville en "capitale de la décroissance".

Jean-Michel Aulas a également dénoncé les aménagements urbains réalisés ces dernières années, notamment en matière de circulation, rappelant que les Lyonnais "perdent cinq jours de vie par an dans des bouchons devenus structurels".

Jusque-là preneur mais pas rendeur des coups, il s'en prenait frontalement à Grégory Doucet et Bruno Bernard : "Ils nous parlent de conflits d’intérêts. Mais le président sortant de la Métropole a été sanctionné pour prise illégale d’intérêts après avoir voté pour la nomination de son propre oncle à la tête de Grand Lyon Habitat ! Peut-il donner des leçons ? (...) Ils se posent en gardiens intransigeants de la morale publique. Mais le maire sortant de Lyon a passé neuf heures en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur l’embauche irrégulière de chargés de mission, enquête toujours pas refermée !"

Un programme assumé

Le candidat a longuement détaillé plusieurs mesures qu’il entend mettre en œuvre s’il est élu maire.

En matière de sécurité, Jean-Michel Aulas propose notamment de porter les effectifs de la police municipale à 500 agents, d’installer 1200 caméras de vidéoprotection et de créer une brigade de 200 agents dédiée à la sécurité dans les transports.

Sur le plan des transports et de la circulation, il a défendu la construction d’un nouveau tunnel traversant Fourvière, destiné selon lui à retirer "plus de 10 millions de véhicules par an" de la ville.  

Il a également réaffirmé son ambition de développer les infrastructures métropolitaines, évoquant notamment un métro reliant Lyon à l’aéroport Saint-Exupéry.

"Je veux une ville où tous les enfants peuvent manger gratuitement à la cantine", a-t-il affirmé devant ses partisans.  

Le candidat promet également de relancer la construction de logements avec un objectif de 7500 logements par an, estimant que les politiques actuelles auraient freiné les projets immobiliers et aggravé les difficultés d’accès au logement.

"Une ZAD entre Rhône et Saône"

"Ils ont voulu faire de la capitale des Gaules la capitale de la décroissance, le laboratoire de leurs lubies archaïques, une ZAD entre Rhône et Saône. Je leur dis ce soir clairement : non, Lyon n’est pas une ville qui doit s’excuser d’être ambitieuse. Lyon est une capitale européenne !", poursuivait Jean-Michel Aulas.

Et Véronique Sarselli de renchérir : "Nous souhaitons redonner confiance aux acteurs économiques et reposer les fondements d'une croissance responsable et durable. À nous tous de renforcer l'excellence lyonnaise de nos entreprises".

Dans la salle, l'ambiance était timide et la foule très lyonnaise malgré le caractère métropolitain du meeting. Tous les pontes des Républicains et de Renaissance étaient présents, ainsi que l'ancien maire de Lyon Michel Noir et plusieurs figures de l'entrepreneuriat comme Olivier Ginon (GL Events) et Thierry de La Tour d'Artaise (Seb).

"Dimanche sera le moment du choix, le moment où il faut décider si l'on continue 6 ans dans la même impasse, ou si l'on ouvre enfin un nouveau chemin, lançait Véronique Sarselli. Alors ne lâchez rien, pas une heure, pas un quartier, pas une commune, pas une voix, allez chercher ceux qui doutent encore, allez parler à ceux qui se sont éloignés, allez convaincre ceux qui pensent que rien ne change jamais et grâce à vous nous gagnerons et nous rendrons à ce territoire sa fierté".

La campagne touche à sa fin, au grand soulagement de la plupart des membres de Coeur Lyonnais. L'attente jusqu'à dimanche 20h paraît interminable.

1 commentaire
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Ex Précisions le 10/03/2026 à 22:15

Finalement la macronisme c'est peut-être ce qu'il faut pour libérer Lyon et la Métropole, mais trop longtemps non plus on a vu ce que ça a donné au niveau national...

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