La CGT Spectacle du Rhône hausse le ton dans la dernière ligne droite de la campagne municipale. Dans un communiqué diffusé ce lundi 9 mars, le syndicat livre son analyse des positions des candidats à Lyon, Villeurbanne et à la Métropole de Lyon sur les questions culturelles, dans un contexte qu’il juge particulièrement préoccupant pour les professionnels du secteur.
Le syndicat dit agir dans un climat de "grande inquiétude" pour les travailleurs de la culture, "sous le coup de coupes budgétaires massives à toutes les échelles".
La CGT Spectacle explique avoir écrit aux candidats, hors listes d’extrême droite, afin de connaître leurs engagements sur les priorités du secteur culturel. Elle salue au passage les réponses obtenues, y voyant la preuve que "les sujets culturels ne sont pas exclus des enjeux locaux, comme le laisserait entendre le prisme médiatique autour de la campagne qui ne traite, quasiment, que des questions sécuritaires".
Le syndicat dresse une liste de préoccupations locales : "les menaces contre la liberté d’expression et de création", la "précarisation des artistes et techniciens du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma", ou encore les difficultés des artistes-auteurs à trouver des espaces de travail.
Concernant les majorités actuellement en place, la CGT Spectacle reconnaît "l’effort fait pour maintenir le niveau des enveloppes culturelles dans une période de disette budgétaire pour les collectivités".
Mais le syndicat pointe aussi plusieurs décisions mal digérées. Il cite notamment "la coupe de 500 000 euros pour l’Opéra de Lyon", qui a selon lui contraint l’activité de l’institution et conduit à la suppression du festival gratuit du Péristyle.
Ecologistes et Aulas visés
La charge est plus directe encore envers la majorité métropolitaine sortante. La CGT Spectacle lui reproche de ne pas avoir répondu à son questionnaire et y voit une forme de continuité avec "son mutisme de ces 6 dernières années sur les questions culturelles".
Le syndicat ironise même sur la délégation culture à la Métropole de Cédric Van Styvendael, estimant qu’"être maire de la 16e ville de France (Villeurbanne ndlr) laisse assez peu de temps libre pour exercer pleinement son mandat de vice-président de la Métropole chargé de la culture".
Mais c’est surtout l’axe Jean-Michel Aulas / Véronique Sarselli qui concentre les critiques les plus dures. La CGT reconnaît qu’en l’absence de bilan, il leur est "extrêmement confortable de prendre des engagements", mais dit avoir de sérieux doutes sur leur crédibilité.
Le syndicat juge ainsi "difficile d’accorder de la crédibilité à des promesses faites au téléphone" quand, dans le même temps, "les déclarations publiques de Jean-Michel Aulas portent sur de nouveaux projets pharaoniques (par ailleurs écocides)", jugés incompatibles avec "une politique culturelle ambitieuse".
Surtout, la CGT Spectacle attaque les soutiens politiques de ces listes. Elle rappelle leur proximité avec "les artisans du massacre généralisé du secteur culturel à l’échelle nationale et locale : Renaissance, Horizons, Les Républicains".
Le syndicat réaffirme aussi son opposition à l’extrême droite, qu’il accuse de vouloir prendre le contrôle des programmations culturelles pour diffuser "des spectacles de droite".
Et la conclusion du communiqué ne laisse guère de place au doute. La CGT Spectacle dit encourager "les professionnels de la culture et toutes les personnes qui pensent que la culture doit être un service public accessible à tous" à voter "dès le premier tour pour empêcher l’accès au moindre siège municipal ou métropolitain de candidats d’extrême droite", mais aussi à "empêcher coûte que coûte l’élection des listes Cœur Lyonnais / Cœur Villeurbannais / Grand Cœur Lyonnais".
À quelques jours du scrutin, le syndicat culturel choisit donc clairement son terrain : faire de la culture un enjeu politique à part entière dans la campagne lyonnaise.
Que la CGT, syndicat extrémiste, s'occupe de faire du syndicalisme.
Signaler RépondreC'est un peu comme les pseudos féministes d'extrême gauche qui luttent pour la régularisation des sans papiers, ce pseudo syndicat lutte pour d'autres raisons que ce qu'il est censé faire.
Cordon sanitaire avec ces dingues d'extrême gauche, dégagez la CGT !
la cgt vous me faite rire ,je pense à la chanson de jacque dutronc ( je retourne ma veste toujours du bon côté) .
Signaler RépondreCette prise de position est une lapalissade.
Signaler RépondreCe qui aurait été révolutionnaire c'était de soutenir JM Aulas et V Sarselli !
PLUS UN ROND DE NOTRE ARGENT AUX INTERMITTENTS DE POLE EMPLOI
Signaler RépondrePas les syndicats des cadres comme c'est étonnant ;-)
Signaler RépondreSi ma mémoire est bonne Doudou le vert à refusé le mécénat de Total sur 5 ans soit un manque de 14 millions dans la culture !
Signaler RépondreC'est quoi des spectacles de droite ?
Signaler RépondreDes spectacles sur la liberté d'expression que n'aime pas la CGT ?
pour les branleurs professionnels adeptes de la semaine de 25 heures et de la pré retraite a 50 ans ...
Signaler RépondreDans un monde idéal les cultureux cgtiste devraient chanter aux pieds des immeubles pour subsister
Signaler RépondrePoser une fois pour toute les règles entre syndicalisme et parti politique cela ferait du bien à tout le monde et en 1er aux vrais syndiqués.
Signaler RépondreOn voit venir des gens dans les syndicats qui ne sont pas là pour les droits des salariés mais viennent faire autre chose. Cela pourri tout les messages et les actions des syndicats sont détournés de leur cause. Un peu ce qu'on a vu dans les associations.
Je le dis clairement car syndiqué depuis quelques décennies et ancien d'association j'en ai marre de voir ses faux syndicalistes. Certains sont en plus très facilement achetables et sont des acteurs actifs du pourrissement des conditions de travail au grand plaisir des directions.
En 2024 seul 2 syndicats ont clairement dits qu'ils ne faisaient pas de politique, presque la totalité des autres ont été actifs dans les campagnes électorales.
Ce qui me pose en plus un sérieux problème démocratique car l'argent dépensé par ses syndicats dans les campagnes à t-il été décompté dans les comptes de certains partis ? Non bien entendu.
Croyiez vous aussi que les directions des syndicats consultent démocratiquement leurs bases ? Non bien entendu.
Le syndicalisme est mort.
Je croyais que la CGT , était un syndicat pour défendre les ouvriers .
Signaler RépondreSophie Binet est revue au temps de URSS ou la CGT était une courroie de parti communiste !
Pour Sophie Binet le temps de la modernité , c'est marcher a reculons .
Là , ou sont très fort , c'est pour se tromper de combat . J.M
Quel communiqué dégradant pour l'image du syndicat.
Signaler RépondreLa CGT spectacle de reproche rien au programme d'Aulas:
1) elle craint la programmation de "spectacles de droite"... Il faut donc comprendre qu'elle souhaite conserver une programmation culturelle de spectacles de gauche et qu'elle trouve normal d'orienter politiquement une programmation.
2) elle n'a pas de remarques sur le programme, mais n'y crois pas, et pense au contraire que la réalité sera au détriment de la culture: là on est tout simplement dans une position de principe: j'ai rien de concret contre toi mais je ne veux pas de toi.
Conclusion: cette position de la CGT n'est pas argumentée, et exclusivement politique et partisane. En s'attaquant à un candidat en dépit d'éléments concrets elle ne défend pas les intérêts des travailleurs, mais une idéologie. Ce n'est pas sa mission .
la CGT syndicat qui roule pour la gauche et l'extrème gauche.
Signaler Répondreje n'arrive pas à savoir vers qui va leur suffrage
Signaler RépondreLFI, CGT ,PC , EELV, Assos c'est la grande confusion , tout ce monde à une vérité sur tout et surtout avoir le pouvoir, quelque soit le moyen et les méthode et au final tous ceux ci ne s'occupent que de donner droit à leur envies et, assouvir leur jalousie et leur vindicte et leur détestation
Signaler Répondre"empêcher coûte que coûte" : ça veut dire quoi exactement ?
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