À quelques jours des élections municipales et métropolitaines, le mouvement Spartacus France, qui présente plusieurs listes à Lyon et dans la Métropole, a tenu une conférence de presse ce mardi 10 mars.
Ses responsables ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme des irrégularités dans le processus électoral, ainsi que leur classement à l’extrême droite dans le nuancier politique du ministère de l’Intérieur.
Les représentants du mouvement affirment refuser toute étiquette partisane et se présentent comme un "mouvement citoyen apartisan".
Selon eux, leur classification dans la catégorie extrême droite, dans le cadre du nuancier utilisé par le ministère de l’Intérieur pour les élections, ne correspondrait pas à leur positionnement.
Le mouvement affirme se situer "ni à droite, ni à gauche, mais en face du système", revendiquant un positionnement qu’il décrit comme "anti-système".
Ses responsables ont également indiqué que plus de la moitié de leurs colistiers seraient d’origine étrangère, issus notamment d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique du Sud, estimant que cela contredirait l’étiquette qui leur est attribuée.
Des accusations d’inégalités dans la campagne
Lors de cette conférence de presse, Spartacus a également dénoncé plusieurs éléments qu’il considère comme des atteintes à l’équité du débat électoral.
Le mouvement rappelle notamment ne pas avoir été invité à certains débats publics et dénonce un "verrouillage du débat", ne pas être inclus dans les sondages électoraux, ne pas bénéficier d’un temps de parole équitable dans les médias, notamment sur France Télévisions.
Ses responsables indiquent également avoir saisi l’Arcom, l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle, il y a plusieurs semaines, estimant que les règles d’équité ne seraient pas respectées.
Le mouvement évoque aussi un problème concernant la distribution de ses professions de foi et bulletins de vote.
Selon ses responsables, certains documents électoraux auraient été payés mais non distribués, ce qui constituerait, selon eux, un préjudice financier pour les candidats concernés.
Spartacus estime le coût de ces documents entre 4000 et 7000 euros par candidat.
Le mouvement affirme également que cette situation pourrait compromettre la possibilité d’atteindre le seuil de 5% des suffrages, nécessaire pour obtenir le remboursement des frais de campagne.
Des recours juridiques annoncés
Face à ces différents éléments, les responsables de Spartacus ont annoncé plusieurs actions judiciaires.
Le mouvement prévoit notamment de contester la circulaire du ministère de l’Intérieur fixant la classification politique des listes, de saisir le Conseil d’État, et d’engager une procédure visant à demander l’annulation des élections en cas d’irrégularités avérées.
Déjà dans l'incapacité de présenter la candidature du chanteur Francis Lalanne, frappé par une peine d'inégibilité, Spartacus sera-t-il un caillou dans la chaussure de la préfecture du Rhône ?
Je t'invite à relire le code électoral ou simplement un dictionnaire.
Signaler RépondreEquité ne veut pas dire égalité.
D'extrême droite ou pas, il doit bénéficier de la même équité de traitement dont bénéficient les autres partis politiques...
Signaler RépondreCe qui n'est manifestement pas le cas...
Ça rappelle Thierry Roland et son mythique "je suis pas raciste ma femme de ménage est tunisienne"
Signaler Répondre"Je suis pas raciste, j'ai un ami noir"... Pathétique. J'ai reçu la profession de foi de ce ... mouvement. Complotiste et d'extrême droite sans aucun doute.
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