Apologie du terrorisme : interpellée à Villeurbanne puis condamnée, Mahdieh Esfandiari rejoint l’Iran

Apologie du terrorisme  : interpellée à Villeurbanne puis condamnée, Mahdieh Esfandiari rejoint l’Iran
Apologie du terrorisme : interpellée à Villeurbanne puis condamnée, Mahdieh Esfandiari a quitté le territoire et rejoint l’Iran

Entre justice et tensions diplomatiques.

Condamnée en février dernier par la justice française, Mahdieh Esfandiari a quitté le territoire pour rejoindre l’Iran ce mercredi 15 avril.

Âgée de 39 ans, cette ressortissante iranienne avait été reconnue coupable d’apologie du terrorisme. La juridiction française avait prononcé à son encontre une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont un an ferme, assortie d’une interdiction définitive du territoire. Dans l’attente de la suite de la procédure, elle était assignée à résidence.

Arrivée en France en 2018 après avoir été diplômée à Lyon, elle exerçait comme traductrice. Elle avait été interpellée à Villeurbanne en février 2025.

Publications en ligne dans le viseur

Selon les éléments retenus par la justice, Mahdieh Esfandiari était accusée d’avoir alimenté, entre 2023 et 2024, des comptes liés à l’organisation dite "Axe de la Résistance" sur plusieurs plateformes, dont Telegram, X, Twitch et YouTube.

Ces contenus faisaient notamment référence à l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël. Ils étaient considérés par les autorités comme faisant l’apologie d’actes terroristes et comportant des propos injurieux visant la communauté juive.

Le retour de Mahdieh Esfandiari en Iran a été annoncé par la télévision d’État iranienne, qui la présente comme une "militante pour les droits des Palestiniens."

Ce départ intervient quelques jours seulement après l’arrivée en France de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus pendant plusieurs années en Iran. Dans les heures ayant suivi cette libération, l’assignation à résidence de l’Iranienne avait été levée. Téhéran avait évoqué ces derniers mois l’hypothèse d’un échange de détenus, une information jamais confirmée par les autorités françaises.

Après sa condamnation en première instance, elle avait immédiatement interjeté appel. Cette démarche suspendait notamment l’application de l’interdiction du territoire, rendant toute expulsion impossible à ce stade.

5 commentaires
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Norouz ! le 15/04/2026 à 11:34

Va pouvoir retrouver ses potes qui tirent dans le tas !

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Une chance pour la France le 15/04/2026 à 11:28

Bon débarras !

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Knox le 15/04/2026 à 11:27

Bon débarras ,il y en a d'autres .

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J6 le 15/04/2026 à 11:14

On en a quelques centaines de milliers d'autres...livraison offerte

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Ex Précisions le 15/04/2026 à 11:11

En échange de 2 français qui n'étaient plus en prison mais bloqués à l'Ambassade de France.
On ne peut pas faire pareil avec l'Algérie pour libérer Christophe Gleizes ? On en a des tonnes en taule en France à leur renvoyer à la place d'1 seul ;-)

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Chris6969699 le 15/04/2026 à 10:57

Bye bye et bien le bonjour chez vous...

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Petite Ortie le 15/04/2026 à 10:54

Rien de mieux que de vivre sur la terre de ses ancêtres et dans un pays en accord avec ses valeurs.
Une aubaine pour cette femme, je l'envierai presque...

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valery escarre destaing le 15/04/2026 à 10:39

OOOOO REVVVOOIIIRRR.....elle sera bien mieux là bas ...

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Catalan le 15/04/2026 à 10:38

je t en libère 2 , en contrepartie de ta non intervention dans le conflit et de ton porte avion loin de nos côtes.. Officiellement c est uniquement un échange sans contrepartie. Évidemment personne n est dupe ,on ne libère jamais des otages en pleine guerre sauf si ils servent de monnaie d échange ou d accords informels .Tous les pays le pratiquent en fonction de leurs intérêts du moment. la politique n a jamais été une question de convictions mais uniquement de circonstances disait Clemenceau.

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