La question des PFAS, ces polluants éternels au cœur d’une vaste contamination environnementale au sud de Lyon, revient dans le débat politique.
Dans un courrier adressé notamment au député de la 12e circonscription du Rhône Cyrille Isaac-Sibille, le collectif PFAS contre Terre s’inquiète du report de la mise en œuvre de la future redevance PFAS, prévue par la loi du 27 février 2025, destinée à faire contribuer les industriels responsables de rejets de substances per- et polyfluoroalkylées dans l’eau.
Selon le collectif, la redevance devait initialement entrer en vigueur au 1er mars dernier, en parallèle d’un plan interministériel sur la dépollution des eaux contaminées. Mais une consultation publique menée entre avril et mai évoque désormais une application au 1er septembre, une échéance jugée préoccupante par les militants.
Le collectif craint un nouveau report, dans un calendrier marqué par les débats budgétaires et la présidentielle de 2027, et demande des garanties aux parlementaires sur la publication du décret d’application.
Dans leur courrier, les représentants du collectif jugent la future contribution encore largement insuffisante au regard des coûts de dépollution.
Ils rappellent que le tarif annoncé (100 euros par tranche de 100 grammes de PFAS rejetés dans l’eau) reste modeste face à des coûts estimés à plusieurs milliards d’euros pour dépolluer les territoires touchés. Le collectif cite notamment une estimation de 2 milliards d’euros pour la dépollution de la zone industrielle au sud de Lyon, avancée par Notre Affaire à Lyon.
Le courrier évoque également les conséquences locales pour les usagers de l’eau, notamment dans le secteur du syndicat Rhône-Sud, où des systèmes de filtration au charbon actif ont été installés pour limiter la contamination.
Le collectif critique l’idée que le coût de ces investissements puisse être répercuté sur les consommateurs. "Les populations polluées ne peuvent en aucun cas être les payeuses", écrivent les signataires, qui réclament une application "ambitieuse" du principe du pollueur-payeur.
Il faut surtout des filieres bon sens ,quand tout le monde critique tout et n'importe quoi afin de tirer la couverture a soi.
Signaler RépondreTrès nombreux sont ceux qui ont profité des 30 glorieuses, est ce qu'il ne devraient pas payer, tous ces gens qui en ont BIEN VECUS (ancien salariés de ces entreprises)
PFAS contre Terre , merci pour votre interpellation !
Signaler RépondreComme vous le précisez, suite à l’enquête menée par les journalistes de « Vert de rage », je me suis saisi du dossier PFAS et a fait le premier rapport parlementaire dont les conclusions ont conduit à la loi PFAS et au plan gouvernemental.
Tous les ans je fais le point avec le gouvernement sur les recommandations émises.
Dans mon rapport, je recommandais la création d’un fonds PFAS alimenté par les industriels afin d’aider les collectivités touchées à dépolluer l’eau de boisson de certaines de nos communes. Je regrette effectivement que la création de ce fonds soit aussi longue à se mettre en place.
Dans les conclusions de mon rapport, j’insistais sur la surveillance des rejets de PFAS : le gouvernnement a demandé cette analyse pour les rejets des 5000 ICPE il y a plusieurs années et plus récemment des boues des stations d’épuration.
Je recommandais surtout de « couper le robinet » pour stopper le rejet des PFAS dans les milieux naturels. Comme nous avons pu le constater dans le Rhône, ces rejets ont drastiquement diminués. Si une redevance sur les rejets est importante, elle sera forcement amené à disparaître avec l’arret de ces rejets !
C’est pourquoi il nous faut travailler ensemble pour chercher les financements pour traiter la pollution qui existe depuis des décennies dans les alluvions de nos fleuves, de nos nappes phréatiques et des sols autour de nos aérodromes où on eu lieu des exercices contre les incendies.
Enfin je recommandais la création d’une « filière PFAS » comme il existe une « filière radioactivité », les 2 étant nécessaires à des usages essentiels comme, par exemple, la transition énergétique ou la santé.
il était dans la chimie ?
Signaler RépondrePollueur = Payeur, et tout de suite.
Signaler RépondrePas question d'exonérer les entreprises fautives évidemment.
L'état nous le fait bien payer à nous avec la taxe de recyclage par exemple.
Les amis d’aulas (arkema) vont pas contents
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