PFAS : des polluants éternels détectés dans l’air à Pierre-Bénite, une première étude inédite en France

PFAS : des polluants éternels détectés dans l’air à Pierre-Bénite, une première étude inédite en France
PFAS : des polluants éternels détectés dans l’air à Pierre-Bénite, une première étude inédite en France - LyonMag

Une étude menée par Atmo Auvergne-Rhône-Alpes révèle pour la première fois la présence de PFAS dans l’air ambiant du bassin lyonnais. Des concentrations plus élevées ont été mesurées à proximité de zones industrielles, notamment à Pierre-Bénite.

C’est une première en France. L’organisme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a dévoilé les résultats d’une étude inédite sur la présence de PFAS, ces polluants éternels, dans l’air ambiant du bassin lyonnais.

Jusqu’ici, ces substances étaient surtout étudiées dans l’eau et les sols. L’air, pourtant vecteur majeur de dispersion, restait largement méconnu.

Les prélèvements ont été réalisés entre 2023 et 2025 sur deux sites : Lyon (fond urbain) et Pierre-Bénite (zone sous influence industrielle d'Arkema et Daikin notamment).

Au total, 38 PFAS ont été analysés. Résultat : les concentrations atteignent en moyenne 25 pg/m³ à Lyon contre 244 pg/m³ à Pierre-Bénite, avec des pics pouvant aller jusqu’à 1 280 pg/m³ à proximité industrielle.

L’écart entre les deux sites est net, confirmant une influence locale des activités industrielles.

Une forte influence des sites industriels

L’étude met en évidence la présence majoritaire de deux composés : le PFHxA et le 6:2FTS, retrouvés en proportions bien plus élevées près des zones industrielles. Ces substances correspondent notamment à celles mesurées dans les rejets de deux industriels producteurs de fluoropolymères situés au sud de Lyon.

La diminution de certains rejets industriels fin 2024 s’est d’ailleurs traduite par une baisse observable des concentrations dans l’air.

Certains PFAS, comme le PFOA ou le PFOS, pourtant interdits, ont également été détectés, preuve de leur forte persistance dans l’environnement, parfois pendant plusieurs années.

Les scientifiques rappellent que ces substances peuvent rester présentes longtemps après leur utilisation.

Les auteurs insistent toutefois sur les limites de ces travaux : absence de méthode de référence standardisée, nombre limité d’échantillons et difficulté à évaluer précisément l’exposition des populations.

Ces premières données constituent néanmoins une base inédite pour la recherche et les politiques publiques. L’étude doit désormais servir de point de départ à de nouvelles campagnes de mesures à plus grande échelle.

Avec cette étude, le bassin lyonnais devient un territoire pionnier dans l’analyse des PFAS dans l’air, ouvrant la voie à une meilleure compréhension de ces polluants encore largement invisibles.

3 commentaires
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ont fait quoi maintenant le 13/04/2026 à 14:09

Dans ce cas ont ce trouvent tous dans la pollution la région Rhône Alpes et en plus ont ce trouvent dans une cuvette.
Merci beaucoup pour nos enfants et petits enfants etc etc etc.

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Affligeant ces verdâtres le 13/04/2026 à 13:06

Et les écolos font la sourde oreille préférant exclure du centre ville les méchants conducteurs....

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Polluants éternels, quel beau mot le 13/04/2026 à 12:34

"Eternels", c'est comme "méga-feux" pour parler des incendies de forêts, ce sont des mots militants destinés à faire peur, à susciter de l'émotion, en somme à éteindre la raison quand on pense à ces sujets.

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C est bien cela le probleme... le 13/04/2026 à 12:23

Quand on cherche ...on trouve .
Pour les Pfas le resultat est garanti.

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