L’inquiétude monte au sein du groupe Ebra. Selon les informations de La Lettre, la direction du premier groupe de presse quotidienne régionale en France doit présenter ce lundi 22 juin aux représentants du personnel une nouvelle feuille de route pour les cinq prochaines années.
Cette stratégie s’accompagnerait d’un vaste plan de départs volontaires portant sur environ 10 % des effectifs. Ebra emploie actuellement près de 3 200 salariés au sein de ses neuf titres régionaux, parmi lesquels Le Progrès, Le Dauphiné Libéré, L’Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace ou encore Le Républicain Lorrain. Entre 300 et 400 postes pourraient ainsi être concernés, notamment à Lyon.
L’IA et l’automatisation dans le viseur
D’après les éléments révélés par La Lettre, les postes de deskeurs, chargés notamment de la réécriture et de la mise en forme des contenus, figureraient parmi les plus exposés à ces départs.
La nouvelle organisation miserait fortement sur le numérique avec la création de pôles d’information digitale dans chaque rédaction, ainsi qu’une plateforme commune aux neuf journaux du groupe destinée à mutualiser les contenus et renforcer leur diffusion.
L’intelligence artificielle pourrait également être davantage intégrée aux processus éditoriaux, notamment pour la relecture des articles. Un système d’automatisation de la mise en page des éditions papier serait aussi envisagé, au détriment de l’humain.
Des pertes importantes
Cette réorganisation intervient dans un contexte économique difficile. Selon La Lettre, Ebra a enregistré 35 millions d’euros de pertes nettes en 2025. Deux ans plus tôt, son principal actionnaire, le Crédit Mutuel, avait déjà recapitalisé le groupe à hauteur de 458 millions d’euros. Mais il semblerait que la banque se soit lassée de maintenir à flots le Progrès.
Face à ces perspectives, l’intersyndicale des journalistes dénonce "des suppressions de postes par centaines", une précarisation croissante des métiers de l’information et le remplacement progressif de certains salariés par des outils d’intelligence artificielle.
Les organisations syndicales affirment vouloir défendre "une information de qualité" et préserver des métiers qu’elles considèrent comme essentiels au fonctionnement démocratique.
Contactée, la direction du groupe Ebra n'a pas souhaité répondre à nos questions mais nous a fait parvenir sa position : "Le secteur des médias, et en particulier celui de la presse quotidienne régionale, évolue dans un environnement économique contraint et complexe. Pour assurer la pérennité et le développement de ses neuf titres, le Groupe Ebra poursuit ses travaux d’adaptation et de transformation. Dans ce cadre, le Groupe Ebra présentera le lundi 22 juin prochain aux représentants du personnel, les contours de son plan stratégique et de sa déclinaison par entreprise. Ces éléments seront discutés au cours des prochains mois avec les représentants du personnel, dans le cadre d’un dialogue social constructif et responsable, au service des collaborateurs".
Le Progrès, en perte de vitesse financière et soumise à une rude concurrence éditoriale à Lyon, pourra-t-il se relever de ce chamboulement interne ?
L'IA serait t'elle le remède pour "dégauchiser" le groupe EBRA ?
Signaler RépondreOpposons l'IA partout ! L'IA constitue une menace existentielle pire que Daech, le sida, le réchauffement climatique, etc. Ses partisans considèrent les êtres humains de n'être que des sacs de viande superflus à terme. L'IA = le mal absolu !
Signaler RépondreDifficile de trouver une plus value aux """journalistes""" formattés par la doxa qui ne produisent plus que ce que le régime en attend. L'IA fera exactement la même chose, cent fois plus vite et sans plus aucune chance de voir apparaître des aspérités ici ou là.
Signaler RépondreLe refus manifeste du Progrès de traiter de la vraie réalité que vivent les français y est pour quelque chose aussi.
Signaler RépondreOn n'a plus envie de lire un journal qui non seulement enrobe la violence de la réalité dans une bien-pensance qui ne représente plus qu'une Gauche de plus en plus extrémiste, mais qui en plus censure l'expression de ses lecteurs : même plus possible de commenter sous les articles...
Lyonmag peut il nous expliquer en quoi ce Plan de départ VOLONTAIRE est "brutal", son contenu n’ayant pas encore été détaillé aux représentants du personnel ?
Signaler RépondreJe crains que ce soit la même chose pour les "journalistes" de Lyonmag.
Signaler RépondreVoici un exemple de prompt.
Rédige un article décrivant un fait divers causé par un algérien en OQTF. Rajoute une photo pourrie n'apportant aucune information supplémentaire.
Moi je n'achète plus ce journal. Trop cher pour ce qu'on y trouve...
Signaler RépondreEN VOILA UNE NOUVELLE!!!
Signaler RépondreL’ IA telle qu’elle existe aujourd’hui relève du taylorisme numérique : c’est un outil déployé pour déposséder les travailleurs de leur contrôle sur le travail mais dans ce cas c'est une bonne nouvelle , lire le Progres nous est devenu insupportable!!
Si au moins s l’IA peut dépolitiser lors articles ça sera un progrès
Signaler RépondreUne information de qualité à venir. A n'en point douter !
Signaler RépondreQui attend pour le lire àla BML !
Signaler RépondreL'IA c'est le progres des ASSEDIC !
Signaler RépondreQui achète encore ces journaux ?
Signaler RépondreDepuis que Le Progrès est devenu un repère de gauchistes... je me suis désabonné.
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