Le groupe EBRA, propriétaire notamment du Le Progrès et du Le Dauphiné Libéré, a dévoilé ce lundi son nouveau plan stratégique baptisé "EBRA 2030". L’objectif affiché est de construire un modèle économique capable de financer durablement une information locale indépendante.
Comme l’ensemble du secteur, EBRA est confronté à une chute continue de ses ventes papier et à la concurrence des plateformes numériques sur le marché publicitaire. Le groupe souligne que les ventes au numéro et les abonnements ont été divisés par deux en dix ans. Une situation qui a conduit à une perte opérationnelle de plus de 10 millions d’euros en 2025.
Le plan stratégique s’articule autour de quatre axes majeurs : un nouveau projet éditorial, le rajeunissement des audiences, la diversification des revenus et l’évolution des outils et de l’organisation;
Le groupe entend accélérer sa stratégie numérique avec le développement de nouveaux formats vidéo et audio ainsi qu’une future plateforme commune à ses neuf titres.
L’ambition est de conquérir de nouveaux lecteurs et de renforcer les abonnements numériques tout en conservant l’identité éditoriale propre à chaque journal.
L’intelligence artificielle au service des rédactions
Parmi les évolutions annoncées figure également le déploiement progressif d’outils d’intelligence artificielle. Ces technologies doivent notamment permettre d’assister les journalistes dans certaines tâches techniques : correction orthographique, propositions de titres, création de métadonnées ou encore aide à la reformulation. Au détriment de certains métiers historiques au sein des journaux.
Dans son communiqué, le groupe insiste toutefois sur le fait que les journalistes conserveront l’entière responsabilité de la validation des contenus publiés.
Le volet social constitue l’un des points les plus sensibles du projet.
Comme craint et annoncé par les syndicats, EBRA envisage un plan de repositionnement interne et externe volontaire pouvant concerner jusqu’à 400 postes dans les rédactions, les imprimeries, l’administration des ventes ou encore les studios graphiques.
Le groupe assure qu’aucun départ ne sera imposé et que les salariés volontaires bénéficieront d’un accompagnement individualisé comprenant formation, mobilité ou reconversion.
Parallèlement, 68 créations de postes sont annoncées, principalement au sein des rédactions.
Le projet va désormais entrer dans une phase de consultation des représentants du personnel et de négociation avec les organisations syndicales. Les échanges seront toutefois suspendus durant l’été avant de reprendre à la rentrée.
C'est une question que je me pose. Car l'IA ne peut pas remplacer un journaliste qui va sur le terrain, creuse, interroge, qui cherche l'info. Surtout pour un journal local.
Signaler RépondreLes journalistes sont devenus tellement nuls que l'ia les a remplacé. Au lieu de remettre en question la qualité faible de leur travail, il feraient mieux d améliorer leur qualité rédactionnelle, leur pertinence, leur travail sur le terrain.
Signaler RépondreLe parti macronien qui est un "expert" des conflits d'intérêts à empêcher la votation d'une loi qui protégeait les droits d'auteurs pillés en masse par l'IA.
Signaler RépondreDes amis proches de Macron (un devenu multimillionnaire depuis l'élection de 2017, et leur nouveau pote patron de Mistral).
L'IA pille en masse les données, l'IA est une catastrophe écologique (énergétique mais en terme de refroidissement), l'IA a introduit un néo-esclavagisme dans certains pays (voir les gens qui "forment" l'IA) etc etc bref un côté merdeux que personne ne veut explorer.
Nos CSP+ spécialistes de tableurs excel ont forcément prévu sur leurs tableurs les lignes comptables en moins des salariés... puis les gens qui sont les N+1 de ses CSP+ ont eux aussi prévus les lignes comptables en moins de ses CSP+.
On était déjà depuis plusieurs années dans un cycle de déshumanisation du travail (via la gestion excel, une sorte de perversion du LEAN) mais là on va industrialiser cette déshumanisation.
Des gens se frottent déjà les mains car on a des charognes qui se serviront de cette IA. Je me rappelle du licenciement d'un PDG de Danone car il voulait être plus "social" mais des personnes du comité de surveillance voulait au contraire une rentabilisation maximale (et donc casser le côté social)