La gendarmerie a annoncé, ce vendredi 26 juin à l'AFP, la mise en examen de cinq personnes dans ce dossier. Les faits remontent aux mois de juin et juillet 2025, lorsqu'une série d'attaques avait visé l'établissement pénitentiaire situé au sud de Lyon, mais aussi des véhicules et des domiciles appartenant ou liés à des membres du personnel.
Des cocktails Molotov et des menaces diffusées sur internet
Selon les enquêteurs, plusieurs attaques avaient été commises à l'aide de cocktails Molotov. Les auteurs présumés avaient également filmé certaines de leurs actions avant de les diffuser sur internet, accompagnées de messages de menaces.
Les investigations conduites par la section de recherches de la gendarmerie du Rhône ont permis de remonter jusqu'à un détenu, soupçonné d'avoir coordonné les opérations depuis son lieu de détention. Il aurait recruté de jeunes exécutants par l'intermédiaire des réseaux sociaux.
Quatre suspects écroués
Une opération judiciaire menée lundi dans le Rhône et la Loire a conduit à l'interpellation du détenu présenté comme le commanditaire présumé, ainsi que de cinq autres personnes.
À l'issue des gardes à vue, quatre majeurs ont été mis en examen puis placés en détention provisoire. Un mineur a lui aussi été mis en examen mais placé sous contrôle judiciaire.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par plusieurs violences visant des établissements pénitentiaires en France.
Au printemps 2025, plusieurs prisons avaient notamment été prises pour cible lors d'une vague d'attaques comprenant des tirs de mortiers d'artifice, mais aussi des tirs d'armes de guerre contre certains sites. Une enquête distincte avait conduit à la mise en examen de 21 personnes, les investigations attribuant ces faits à des réseaux liés au narcotrafic.