La Métropole de Lyon veut revoir ses procédures en matière de violences sexistes et sexuelles.
À l’occasion du conseil métropolitain du 22 juin, la présidente Véronique Sarselli a annoncé confier une mission spécifique à Élodie Roux de Bézieux, chargée de proposer des améliorations dans la prévention, le signalement et le traitement de ces situations au sein de la collectivité. Un timing qui coïncide avec les révélations fracassantes sur l'affaire Roman Abreu, le communicant de la campagne de Jean-Michel Aulas accusé de viol par une militante.
La mission devra réaliser un diagnostic complet des dispositifs actuellement en place, en évaluant leur lisibilité, leur accessibilité et leur articulation.
À l’issue de ce travail, Élodie Roux de Bézieux devra remettre un rapport contenant des propositions concrètes pour renforcer le cadre d’action de la Métropole.
Les travaux porteront notamment sur les procédures d’alerte et de signalement, la prise en compte de la parole des personnes concernées, l’accompagnement des victimes présumées et des témoins, la conduite à tenir lorsqu’une alerte est portée à la connaissance d’un responsable public et la mise en place de formations régulières et obligatoires pour les élus, collaborateurs, membres de cabinet, groupes politiques et cadres administratifs.
Pour ce faire, la conseillère métropolitaine rencontrera l’ensemble des groupes politiques siégeant au conseil métropolitain.
La Métropole précise également que le rapport pourra être co-rédigé avec un élu d’un autre groupe politique si celui-ci en exprime le souhait. La mission pourra en outre s’appuyer sur un collège de personnalités qualifiées, comprenant notamment des juristes, psychologues, professionnels de santé, représentants associatifs et spécialistes des violences sexistes et sexuelles.
Un rapport attendu d’ici six mois
Pour mener cette mission, Élodie Roux de Bézieux bénéficiera de l’appui d’un chargé de mission, placé sous la supervision de la direction générale des services, ainsi que des directions des ressources humaines et des affaires juridiques de la Métropole.
Le rapport sera remis à Véronique Sarselli dans un délai de six mois avant d’être présenté au conseil métropolitain.
"Les violences sexistes et sexuelles sont un sujet particulièrement grave. Une institution comme la Métropole doit être capable de prévenir, d’écouter, de signaler, de protéger et d’agir avec humanité, rigueur et exemplarité", souligne la présidente de la Métropole.