Quelques jours après avoir été laissé libre sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention (JLD), le conducteur poursuivi après avoir percuté un véhicule de la BAC à Lyon a finalement écopé d'une peine de prison ferme.
Le tribunal judiciaire de Lyon a en effet rendu son délibéré ce lundi 24 août. Le prévenu a été reconnu coupable de l'ensemble des infractions qui lui étaient reprochées, y compris celles qu'il contestait.
La juridiction l'a condamné à trois ans et quatre mois d'emprisonnement ferme. À cette peine s'ajoute la révocation, à hauteur de six mois, d'un sursis prononcé lors d'une précédente condamnation. Il devra donc purger au total trois ans et dix mois de prison.
Le tribunal a également prononcé une interdiction d'éligibilité pendant cinq ans ainsi qu'une interdiction de conduire tout véhicule terrestre à moteur pendant trois ans.
Mais le condamné n'était plus présent pour entendre la décision. Ce dernier a profité d'une interruption de séance, avant le délibéré, pour prendre la fuite. Un mandat d'arrêt a désormais été délivré à son encontre.
La décision du JLD pointé du doigt
Une situation qui ravive les critiques du syndicat policier contre la décision prise quelques jours plus tôt de laisser le suspect libre sous contrôle judiciaire. "S’il avait été placé en détention par le juge des libertés et de la détention, il aurait été incarcéré", réagit Alliance Police Nationale.
Le syndicat, présent au tribunal pour soutenir les fonctionnaires de la BAC, se félicite néanmoins d'une "décision ferme" et estime que "justice [a été] rendue" pour les policiers. Alliance assure également ne pas douter que le condamné sera rapidement interpellé.
Deux policiers de la BAC blessés
Pour rappel, les faits s'étaient produits vers 2h du matin dans la nuit de mercredi à jeudi 20 août, avenue Tony-Garnier, dans le 7e arrondissement de Lyon.
Un équipage de la BAC intervenait au sujet d'une Renault Clio signalée volée. Alors que les policiers se positionnaient à l'intersection des avenues Tony-Garnier et Debourg pour éviter une collision, le conducteur aurait délibérément percuté leur véhicule au niveau de l'un de ses côtés arrière.
Deux policiers avaient été blessés au dos et aux cervicales et transportés à l'hôpital. Leur pronostic vital n'était pas engagé. Les occupants de la Clio s'étaient rebellés lors de leur interpellation. Le conducteur se trouvait par ailleurs en défaut de permis de conduire et en état d'ivresse manifeste.
Quelques jours plus tard, Alliance avait vivement dénoncé son placement sous contrôle judiciaire, parlant alors d'un "véritable camouflet pour nos forces de l'ordre". La fuite du prévenu avant l'annonce d'une condamnation à trois ans et dix mois de prison vient désormais alimenter les critiques du syndicat sur cette remise en liberté.
Ce pays est devenu une vaste farce,un parc d’attraction pour cas sociaux et criminels.
Signaler RépondreOu un juge "frère"...
Signaler RépondreEst-ce ce juge kassos qui va juger Bakayoko ?
Signaler RépondreIl n'a rien à craindre.
Il aurait eu tort de se priver puisque le juge lui a donne sa bénédiction pour se barrer avant. Alors toujours pas convaincu que les juges sont d'extrême gauche parce qui défend les délinquants . Va falloir ouvrir les yeux avant les élections et voir ce qui vous attend avec la politique LFI et la défense des libertés des délinquants.
Signaler RépondreQu'est ce que je disais : "" quelle horreur, ces juges ..... !!!!!! ""
Signaler RépondreEncore un juge illuminé dont le livre de chevet est le programme électoral de LFI...
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