Verdict attendu à 9 heures ce jeudi pour Gaël Perdriau, Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet.
Après cinq jours d’audience en juin, la cour d’appel de Lyon doit dire si elle confirme leur culpabilité dans l’affaire de la sextape de Saint-Étienne et, le cas échéant, quelles peines elle prononce.
En première instance, huit personnes avaient été jugées. Les quatre responsables d’associations poursuivis ont depuis été relaxés. Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet du maire de Saint-Étienne, n’avait de son côté pas fait appel de sa condamnation à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 30 000 euros d’amende. Sa peine est définitive.
Des réquisitions allégées pour Perdriau
Lors du procès en appel, l’avocat général a requis cinq ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, contre Gaël Perdriau. Une peine de quatre ans, dont deux avec sursis probatoire, a été demandée contre Samy Kéfi-Jérôme.
Dans les deux cas, la partie ferme requise est inférieure d’un an aux peines prononcées en première instance.
La situation est inverse pour Gilles Rossary-Lenglet : cinq ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, ont été requis contre lui, soit une peine plus lourde que celle prononcée en correctionnelle.
Les trois hommes étaient notamment rejugés dans le volet concernant 40 000 euros de subventions municipales détournés, ainsi que pour des faits liés au chantage et à une association de malfaiteurs. Ils encourent jusqu’à dix ans de prison et restent présumés innocents.
La cour devra également se prononcer sur les dommages-intérêts réclamés par les victimes, parmi lesquelles Gilles Artigues et sa famille, Michel Thiollière et la Ville de Saint-Étienne.