Mis en examen depuis novembre 2025 pour viols, tentatives de viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité, David Metaxas est visé par les plaintes de six femmes. L’avocat pénaliste lyonnais conteste les accusations et affirme que les relations étaient consenties.
Ce jeudi 17 septembre, l’une des plaignantes, présentée sous le prénom de Chloé, a livré son témoignage à france inter. L’ancienne stagiaire explique avoir rencontré David Metaxas en 2021, alors qu’elle avait 20 ans et effectuait un stage dans son cabinet.
Au micro de nos confrères, elle explique : "Très vite, David Metaxas m'invite à boire un verre, m'envoie des messages tard le soir pour obtenir des relations sexuelles". La jeune femme évoque "un premier viol avec énormément d'alcool", puis une relation marquée, selon elle, par "de l'emprise, des violences psychologiques, des violences sexuelles à répétition."
Des accusations auxquelles David Metaxas a souhaité répondre auprès de notre rédaction. Et l’avocat ne se contente pas de nier les faits : il affirme que plusieurs éléments matériels ont été versés à l’instruction et que certaines vérifications effectuées au cours de l’enquête conforteraient sa propre chronologie.
Des Uber, des hôtels et des horaires vérifiés
Sur un point, les deux protagonistes s’accordent : une relation sexuelle a bien débuté pendant le stage de la jeune femme. C’est sur la question du consentement que leurs versions divergent totalement.
"C'est vrai qu'on a eu une relation sexuelle. C'est vrai que c'était pendant son stage. C'est vrai que c'était à l'issue d'une audience à Thonon-les-Bains", reconnaît David Metaxas.
Mais contrairement au récit de la plaignante, l’avocat affirme qu’une relation consentie se serait ensuite poursuivie pendant plus de deux ans. "Dès le lendemain, elle est revenue. [...] On a eu une nouvelle relation sexuelle, et cette aventure a duré deux ans et demi", soutient-il.
David Metaxas évoque des rencontres régulières, des déplacements effectués par la jeune femme pour le rejoindre ou encore un week-end passé ensemble à Courchevel en février 2023. Il assure que des photographies de ce séjour existent.
Il affirme surtout avoir conservé des échanges avec la jeune femme. Parmi eux, il cite un poème qu’elle lui aurait adressé en septembre 2023 et dans lequel elle lui aurait déclaré ses sentiments, ainsi que deux courriels ultérieurs qui contiendraient, selon lui, des propos contestant un possible viol.
"J'ai tous les éléments. Et ça a été versé au dossier d'instruction", assure David Metaxas. Notre rédaction a pu consulter certaines des pièces évoquées par David Metaxas, qui viennent appuyer plusieurs éléments de son récit.
David Metaxas assure que cette logique ne concernerait pas uniquement Chloé. Auprès de LyonMag, il donne l’exemple d’une autre plaignante et d’un épisode qui aurait fait l’objet de vérifications durant l’enquête.
Selon le récit qu’il rapporte, cette femme aurait expliqué avoir voulu quitter une soirée en commandant un Uber, avant que David Metaxas n’annule sa course de force et ne l'emmène dans un hôtel.
L’avocat oppose à cette version une chronologie qu’il affirme avoir été vérifiée par les enquêteurs : la chambre aurait été réservée de 16 heures à 18 heures et la jeune femme aurait ensuite effectué une course Uber entre 18 heures et 18 h 30 pour rentrer chez elle à Tassin-la-Demi-Lune.
"La soirée qu'elle évoque, elle n'existe donc pas", en conclut David Metaxas.
260 fichiers remis à la juge
David Metaxas affirme plus largement avoir adopté une stratégie consistant à demander aux enquêteurs de vérifier les faits de manière très concrète : horaires, déplacements, réservations ou encore échanges numériques. David Metaxas affirme avoir relevé des incohérences dans l’ensemble des six plaintes déposées contre lui.
"À chaque fois, je dis à la juge : vérifiez, vérifiez, vérifiez", insiste-t-il. "À chaque fois qu'ils ont vérifié, j'avais raison. À chaque fois. Je suis formel, catégorique."
Il indique également avoir demandé l’exploitation complète de son téléphone portable afin de retrouver les échanges entretenus avec chacune des plaignantes. Il affirme avoir transmis à la juge d’instruction une clé USB contenant 260 fichiers, parmi lesquels des photographies, des vidéos et des contenus intimes échangés ou réalisés pendant les périodes concernées par les accusations.
"On est dans l'intime, mais je n'ai pas le choix", explique l’avocat, qui assure que certaines de ces séquences ont été réalisées par les femmes elles-mêmes ou les montrent actives, y compris durant des périodes où elles disent avoir subi des violences sexuelles répétées. "Ce sont des personnes qui disent qu'elles ont été violées sur du long terme", insiste-t-il. Il prend notamment l’exemple d’une plaignante avec laquelle il dit avoir entretenu l’une de ses relations les plus suivies et qui aurait décrit, selon lui, une attitude "absolument passive" pendant cette période.
Une version qu’il entend contester à l’aide des vidéos remises à la justice : "dans ces vidéos elle est proactive ! Parfois même à l'initiative. Je dis à la juge : mais regardez enfin !" Pour l’avocat, ces fichiers doivent permettre aux enquêteurs d’examiner plus largement la nature des relations entretenues avec les plaignantes.
David Metaxas estime que ces pièces doivent pouvoir être examinées comme des éléments potentiellement à décharge. "Ça aurait été à l'inverse, des vidéos où on aurait vu que je forçais un consentement ou je violais, ça serait évidemment au dossier. Et pourquoi la vidéo à décharge ne serait pas au dossier ?", interroge-t-il. L’avocat précise que ces fichiers sont désormais "en cours d'exploitation" et dit vouloir que "la justice en tire toutes les conclusions."
Concernant Chloé, David Metaxas situe le basculement de leur relation en 2023, lorsqu’elle aurait appris qu’il fréquentait une autre femme. Il affirme qu’elle lui aurait demandé de mettre fin à cette relation et qu’il aurait refusé.
L’avocat soutient que les accusations à son encontre auraient commencé dans les semaines suivantes. Il affirme notamment que la jeune femme aurait pris contact avec plusieurs de ses anciennes relations et que plusieurs femmes se seraient ensuite concertées.
La plaignante décrit, elle, une réalité complètement différente. Auprès de franceinter, elle affirme avoir "cédé" et évoque une relation marquée par l’emprise et des violences sexuelles répétées.
David Metaxas annonce une nouvelle plainte
L’avocat accuse par ailleurs Chloé d’être à l’origine d’un harcèlement qui durerait depuis 2023. Il lui attribue notamment des tags visant son cabinet, son ancien appartement ou encore un véhicule. Il indique avoir déposé plusieurs plaintes, notamment pour dégradation de biens, harcèlement, diffamation et dénonciation calomnieuse.
David Metaxas va plus loin et affirme que le comportement de Chloé lui inspire désormais de la crainte, ainsi qu’à certains membres de son cabinet. "Elle ne me lâche plus. [...] Elle fait peur. Mon personnel a peur d'elle", assure-t-il. Pour expliquer cette inquiétude, l’avocat met notamment en avant son passé militant, la précisant qu'elle est connue des services de police comme étant "proche de mouvements antifas violents."
Après l’interview diffusée par nos confrères, David Metaxas annonce vouloir de nouveau saisir la justice. Lorsqu’on lui demande s’il compte déposer plainte après cette prise de parole il répond sans détour : "Bien sûr. Chaque geste de cette plaignante-là fera l'objet d'une plainte."
L’avocat entend également réclamer un droit de réponse auprès de france inter. "Ce n'est pas satisfaisant de lui donner la parole et de ne pas donner la parole à celui qui est accusé", estime-t-il.
L’avocat s’interroge également sur l’absence de confrontations avec les plaignantes. Selon lui, celles-ci s’étaient initialement déclarées disposées à être confrontées à lui devant les enquêteurs. "Au début de la procédure, elles acceptent toute la possibilité", affirme-t-il. Mais David Metaxas assure que la situation aurait changé depuis le printemps 2026, période à partir de laquelle il dit avoir déposé "30 requêtes" auprès de la juge d’instruction pour demander notamment des confrontations et de nouveaux interrogatoires.
"Depuis, toutes les plaignantes ont dit à la juge que désormais, elles refuseraient les confrontations", soutient-il. Une évolution sur laquelle il s’interroge ouvertement : "Moi, j'ai dit à la juge, moi, je veux des confrontations. [...] Je veux que ces personnes puissent venir les yeux dans les yeux, me soutenir que je les ai violées."
L'Ordre des avocats également mis en cause
Chez nos confrères, l’ancienne stagiaire critique également l’attitude de l’Ordre des avocats de Lyon et dénonce une "profession qui se protège au lieu de protéger celles qui dénoncent."
L’Ordre explique à nos confrères que, lorsque l’avocat visé conteste les faits, une décision judiciaire définitive est nécessaire pour ouvrir une enquête disciplinaire. Il indique cependant avoir contacté les universités afin d’éviter que de nouvelles étudiantes soient envoyées en stage dans ce cabinet.
David Metaxas répond aussi directement à cette critique : "Ni la juge d'instruction, ni le procureur de la République n'ont saisi l'ordre d'une demande de suspension." Il ajoute : "J'ai le soutien de mon ordre tant que je suis présumé innocent."
Le dossier judiciaire est encore loin d’être définitivement tranché. David Metaxas indique que des investigations et expertises sont toujours en cours, notamment après les nombreuses demandes d’actes complémentaires formulées par sa défense.
Les documents, données de déplacement, échanges numériques et autres pièces qu’il évoque devront donc être appréciés par les magistrats au regard des déclarations des six plaignantes et de l’ensemble des investigations réalisées.
David Metaxas demande désormais que les différents éléments qu’il a produits soient pleinement pris en compte dans la suite de l’instruction. "Et je veux que maintenant, la justice en tire toutes les conclusions. Toutes les conséquences. Ce qui s'est passé et ce qui m'arrive est extrêmement grave. Les hommes méritent d'être défendus. Quand ils sont coupables, ils sont coupables, il n'y a pas de débat. Mais quand ils sont innocents, on fait comment ?"
priere ,avant ..d'entrer ,de bien s'essuyer les pieds sur le...paillasson!
Signaler Répondreles histoires d'A...finissent mal en généraaaaal...
Signaler RépondreLe seul problème est qu'on risque de manquer d'objectivité pour la noter. Mais si elle est d'accord pourquoi pas, après la fin du stage et en dehors du boulot.
Signaler RépondreJe n'ai jamais dis que les "syndiqués" n'étaient pas pourris .... moi je suis honnête jamais pris d'enveloppe ou jamais confondu politique et syndicalisme.
Signaler RépondreMais sinon ma remarque reste vraie... la politique RH dans certaines boites (dont des lyonnaises) sent la merde et en effet pour dégager des gens il est très simple de monter de toute pièce un RPS ou un harcèlement sexuel.
Si on ne veut pas constater les faits et bien qu'on reste aveugle et qu'on laisse prospérer ses agissements (et sûrement certains bureaux de conseil RH derrière).
Dans le monde du travail les liaisons, les relations et les rencontres sont monnaie courante.
Signaler RépondreQui n’a pas dans son entourage quelqu’un qui a rencontré sa moitié au travail.
Peu importe du lien hiérarchique si les 2 personnes sont consentantes je ne vois pas le problème.
Peu importe la différence d’âge on parle de majorité à 18 ans les pseudos victimes étaient toutes majeures.
Malheureusement ces accusations font peur et remettent en cause pas mal de relations que l’on peut avoir au travail ou ailleurs.
Peut-être avez-vous déjà eu à vous occuper d'un ou d'une stagiaire dans votre travail ?
Signaler RépondreJuste pour essayer de réfléchir autrement, je vous pose une question : cela vous viendrait-il à l'idée d'avoir une relation intime avec ?
Pour moi, tout est dit. Voilà, voilà ...
La crise économique ! Les personnes aisés financièrement sont clairement dans la ligne de mire. Les plaintes pour viol rétro- acrive, le même procédé se répète régulièrement dans les médias actuellement.
Signaler RépondreVous aussi vous êtes séduite on dirait..
Signaler RépondreAllez y il y a une place à prendre
Aujourd’hui quand t’on dérange le système on et systématiquement accusé de V (jeune femme)
Signaler RépondrePar contre pour les Pdo (enfants)
Simple analyse .. A bon penseur
Comment peut on croire une seconde à toutes ces accusations sachant que les supposées victimes avaient une relation longue et suivie avec le soi-disant auteur! Cela ressemble fort à une vengeance féminine liée au fait d'avoir été quittée. Ce que l'on peut retenir de tout cela est le fait que Maître David Metaxas est non seulement un brillant avocat(voir le meilleur)mais aussi une personne forte attachante que beaucoup de femmes aimeraient avoir comme compagnon pour la vie. Courage maître et très bonne continuation dans votre carrière.
Signaler RépondreIsabelle G
sans ennuis ,sans soucis ,sans problèèèèmeeeuuus...c'est en contemplant les vicissitudes et les travers de nos contemporains qu on choisit objectivement la modestie,la simplicité et la frugalite...certes il faut se forcer à contempler la merde chez les autres pour avoir la volonté de s'en tirer soi-même..
Signaler RépondreLM a pas trouvé d'original pour le copier coller
Signaler Répondrel'audit financier de la métropole
Signaler Répondrepourquoi lyon mag n'en parle pas? pas envie de montrer que Sarcelli a menti?
c'est surtout l avocat de tres nombreux voyous .
Signaler RépondreJe suis tout à fait d'accord avec Catalan. je voulais poster mes idées. Catalan m'a devancé.
Signaler RépondreJ'voudrais bien pas lire ce "déballage immonde" mais mais j'peux point m'en empêcher.
Signaler RépondreOn t'a forcé à lire tout ça ?
C'est toujours ce genre d'individu aux devants vertueux et défendant une certaine clientèle bien bourgeoise et bien gauchiste qui se retrouve dans ce genre d'affaire.
Signaler RépondreOui même 6 ans dans sa religion
Signaler RépondreC'est surtout le syndiqué qui est pourri
Signaler RépondreJe comprends votre réaction. Envoyez la a France inter ,cette radio qui a diffusé a plusieurs reprise le témoignage a charge de la plaignante devant quelques millions d auditeurs.
Signaler RépondreVous avez raison mais certains thèmes aussi déprimants soient-ils nous invitent à réfléchir sur la géopolitique, à regarder une carte du monde etc: c'est bon pour notre cerveau ...
Signaler RépondreRien à avoir avec l'article mais juste une remarque sur ce monde pourri
Signaler RépondrePetit conseil aux patrons (certains le savent déjà)... si vous voulez dégager rapidement et facilement quelqu'un sans payer.
Petit montage de harcèlement sexuel fictif ... assez simple car dans des équipes vous avez toujours des gens capables de dire des mensonges pour 50 balles brut par mois ou une petite promotion.
Assez radical et rapide à mettre en place. Connu par tout bon cabinet de conseil RH.
Je dis cela car comme syndiqué j'ai vu les cas explosés dans plusieurs boites.. et oui vous avez des directeurs et RH malhonnêtes car le but ultime pour améliorer ses marges restera toujours de jouer sur l'effectif (ce qui n'est pas un secret).
MeToo a eu un bon effet pervers non soupçonné car je vais dire une chose claire la femme est un "Humain" et le fond naturel de "l'Humain" est pouri.
Actualité plus intéressante ? le prix du carburant, déprimant, les feux de forêts, déprimant, la situation économique, sociale, sécuritaire en France, déprimant, le changement climatique, déprimant, la guerre en Ukraine et au moyen Orient, déprimant , les comportements de Trump et Poutine, déprimant, l incompétence de Macron, déprimant, le niveau politique des 25 candidats a la présidence qui ont des idées avant et des solutions après, déprimant, le niveau de l olympique lyonnais, déprimant, ,,,,,,,,,Bon j arrête la
Signaler RépondreIndirectement France Inter se retrouve prise au piege.
Signaler RépondreOn va voir comment elle s'en sort...
Quel déballage immonde ! En quoi cela nous intéresse-t-il? N'y aurait-il pas une actualité plus intéressante ??!🤔😭
Signaler RépondreArrête de fumer la moquette.
Signaler RépondreEn ce moment, c'est bien la fête aux avocats ma parole. Un jour c'est l'autre, un jour c'est pas l'autre.
Signaler RépondreChuiii sûr et certain que c'est de la MetaxDati à 99,07 % .
Il répond "point par point" selon ses propres déclarations et uniquement en ce qui concerne UNE plaignante.
Signaler RépondreAlors qu'il y en a beaucoup d'autres.
Jusqu'à sa condamnation, il demeure innocent.
En attendant, la justice considère qu'il y a des indices graves ET concordants qu'il a commis tous les faits pour lesquels il est mis en examen.
Mais comme tout le monde, y compris ceux qui sont mis en examen pour de multiples crimes, il a le droit de se défendre.
Même si c'est ici en salissant la plaignante.
au bout de 2 ans elle se rend compte qu'elle n'était pas d'accord......après des déplacements pour le rejoindre et un poème ?
Signaler RépondreAvocat de métier oblige, il connaît les ficelles. Malgré tout il est très difficile de s’extirper de ce genre de piège à con , surtout ces dernières années.
Signaler RépondreAvocat notoirement connu d une certaine clientele . Habitué des affaires scabreuses, il a bien du garder des preuves pour pouvoir inverser les faits ou les tourner a son avantage.C est un rusé et il est impensable qu il n' ait pas envisagé qu on puisse le faire chanter et constitué un dossier avantageux. En réalité c est son métier et c est pour ça qu'il a une clientèle particulière qui souvent s en sort très bien ou sans trop de dégâts.
Signaler Répondreha bin c'est du beau!
Signaler RépondreIl faut le reconnaitre : il sait se défendre .
Signaler RépondreLe dossier d accusation ne va pas tarder a éclater .
À 50 ballets comme lui toi aussi t'es fan de minettes de 20/23 piges .. ben bravo
Signaler RépondreTu as tout mon soutien et la vérité éclatera un jour. Prends soin de toi David et nous, on sait que tu es innocent
Signaler RépondreDes éléments à décharge !!!!!
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