La victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate fait réagir à Villeurbanne.
Le fondateur de Place publique a obtenu 79 613 voix, soit 66,13% des suffrages exprimés, lui permettant de l’emporter dès le premier tour devant notamment le premier secrétaire du PS Olivier Faure. Il sera le candidat soutenu par le Parti socialiste et Place publique pour la présidentielle de 2027.
Jonathan Bocquet : "Une nouvelle séquence politique"
Dans le Rhône, Jonathan Bocquet, animateur du comité de soutien à Raphaël Glucksmann, salue un "très large soutien" au candidat.
L’élu, qui est conseiller métropolitain et 4e adjoint au maire de Villeurbanne chargé notamment des finances, voit également dans le recours à une primaire un élément de légitimation de la candidature.
"Le choix d’une primaire, fondée sur la délibération démocratique, a permis de donner une légitimité à cette désignation", estime Jonathan Bocquet, pour qui cette méthode constitue "un signal positif" dans un contexte de défiance envers la politique.
Mais le soutien rhodanien de Raphaël Glucksmann considère que le scrutin ne peut constituer qu’une première étape.
"Le résultat de cette primaire ouvre une nouvelle séquence politique. C’est désormais la capacité à construire un rassemblement large, cohérent et crédible qui sera déterminante", affirme-t-il.
Son comité souhaite désormais poursuivre dans le Rhône son travail de "dialogue, de réflexion collective et d’ouverture", avec l’objectif revendiqué de rapprocher les différentes sensibilités de la gauche républicaine, démocrate et écologiste.
Cédric Van Styvendael : "Nous n’avons pas le droit à l’erreur"
Même appel au rassemblement du côté de Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne.
Pour l'édile villeurbannais proche d'Olivier Faure, l’enjeu est désormais d’élargir la dynamique au-delà des participants à la primaire. "Il appartient désormais à Raphaël Glucksmann de tout mettre en œuvre pour rassembler largement la gauche sociale et écologique", estime-t-il.
Il lie cet objectif à la présidentielle de 2027 et aux risques que représente, selon lui, une victoire de l’extrême droite.
"C’est à cette seule condition que pourra émerger une dynamique collective, capable de répondre aux attentes et aux profondes aspirations de justice sociale qui traversent le pays", poursuit-il.
Jonathan Bocquet et Cédric Van Styvendael se rejoignent ainsi sur la principale étape qui doit, selon eux, suivre la primaire : transformer la victoire de Raphaël Glucksmann en rassemblement plus large à gauche.
"Nous n’avons pas le droit à l’erreur, prévient Cédric Van Styvendael. Nous avons la responsabilité de ne pas décevoir toutes celles et tous ceux qui espèrent une alternative politique crédible, porteuse de progrès, de justice et de perspectives concrètes pour vivre mieux."
Rassemblement a gauche ? Même en incluant les anti républicains et dangereux LFI ? Comme Doucet à Lyon ?
Signaler RépondreJe préfère perdre mon honneur.....