La séance du conseil d'arrondissement du 8e arrondissement de Lyon a pris une tournure particulièrement agitée ce mardi soir.
À l'origine des tensions : l'annulation de la conférence que devait donner le député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault, jeudi 5 novembre, autour de son livre "Antifasciste".
Alors que les élus insoumis intervenaient sur cette décision, une cinquantaine de militants LFI présents dans le public ont commencé à scander "Siamo tutti antifascisti", un slogan antifasciste italien.
Face à ces protestations, le maire écologiste Olivier Berzane a décidé de faire évacuer la salle du conseil.
Une conférence devenue source de tensions politiques
La venue de Raphaël Arnault à Lyon fait polémique depuis une semaine.
Le député avait initialement réservé une salle municipale dans le 8e arrondissement pour présenter son ouvrage. Mais Olivier Berzane avait finalement annulé cette mise à disposition.
Une décision vivement critiquée par les Insoumis lyonnais, notamment par la députée Anaïs Belouassa Chérifi.
À l'inverse, cette annulation avait été saluée par des militants nationalistes de l'organisation "Union et défense de la jeunesse", qui avaient manifesté vendredi soir devant la mairie du 8e arrondissement.
La rencontre avec Raphaël Arnault pourra désormais être organisée à Villeurbanne, vendredi, au Bieristan.
Une séance "prise d'assaut"
Présent lors du conseil d'arrondissement, l'élu UDR Alexandre Dupalais a vivement réagi aux événements.
"La démocratie lyonnaise prise d'assaut ! Ce soir, les milices antifa ont envahi le conseil du 8e", a-t-il dénoncé, affirmant avoir dû quitter les lieux sous escorte policière.
🔴 La démocratie lyonnaise prise d’assaut ! Ce soir, les milices antifa ont envahi le conseil du 8e. Évacués par la police, moi sous escorte. Ils veulent me faire taire car j’ai obtenu l’annulation de la conférence de leur gourou Arnault ! L’État fermera-t-il encore les yeux ? https://t.co/PaxJdWmWyF
— Alexandre Dupalais (@a_dupalais) November 3, 2026
L'élu revendique également un rôle dans l'annulation de la conférence et interpelle les autorités sur leur réaction face aux militants présents.
Cette polémique intervient dans un contexte particulièrement sensible, neuf mois après la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque, affaire dans laquelle des proches de Raphaël Arnault sont mis en cause.
Le parlementaire est notamment le cofondateur de la Jeune Garde, organisation antifasciste d'extrême gauche aujourd'hui dissoute.
Bonjour,
Signaler RépondreJe vous remercie, lyonmag, de relater cette scène honteuse qui s'est déroulée hier. Perturber un conseil, c'est tout sauf démocratique.
Pour avoir suivi le CA en live, il convient de préciser que ces énergumènes sont, tout de même, sortis dans le calme, et la séance a pu reprendre sans les élus LFI (ils n'ont pas voulu reprendre la séance de leur plein gré). Ils n'ont donc pas assister aux délibérations pour l'arrondissement, et à mon sens, je crois que le quotidien de leurs voisins n'est pas leur priorité.
A. Dupalais était effectivement présent, pour la première fois. Il a passé son temps à couper la parole, quand il arrivait à ouvrir son micro... Et après les chants scannés par les militants, il a été évacué comme tout le monde. Pas d'escorte spécifique (@lyonmag la séance était filmée, je vous invite à vérifier). Je déplore que votre rédaction attache trop d'importance à cet élu-imposteur.
Enfin, je serai curieux de connaître la position d'O. Berzane. Ce dernier n'a pas condamné, hier soir, la scène ubuesque provoqué par ses alliés-techniques.