Les élus Communistes, Insoumis & Citoyens d’Auvergne-Rhône-Alpes veulent que la réponse à la mobilisation lycéenne ne soit pas uniquement sécuritaire.
Le groupe d’opposition régional apporte son soutien aux revendications portant sur les classes surchargées, les absences d’enseignants et de personnels, le manque de matériel, l’état de certains bâtiments, la restauration scolaire ou encore Parcoursup.
"Cette mobilisation ne tombe pas du ciel. Elle révèle la dégradation persistante des conditions matérielles d’enseignement", considèrent les élus.
Dans l’académie de Lyon, plusieurs établissements ont effectivement été concernés par le mouvement depuis la fin septembre, avec notamment des mobilisations signalées à Lyon, Villeurbanne, Vénissieux, Bron, Givors ou encore Villefranche-sur-Saône. SNES-FSU Lyon
Des interventions policières mises en cause
Le communiqué revient également sur plusieurs témoignages faisant état de tensions entre lycéens et forces de l’ordre aux abords des établissements.
Le groupe évoque des "charges", des mouvements de foule et l’usage de gaz lacrymogènes et affirme : "Nous condamnons tout usage disproportionné de la force et demandons que toute la lumière soit faite sur les interventions signalées".
Le groupe condamne dans le même temps "sans ambiguïté les dégradations, les intrusions et toutes les violences" visant aussi bien les élèves que les personnels, les agents régionaux, les directions d’établissement ou les forces de l’ordre.
"Leurs auteurs doivent répondre de leurs actes", poursuivent les élus, qui estiment que les violences détournent l’attention des revendications lycéennes.
Les agents régionaux également au cœur du communiqué
Autre sujet soulevé : la situation des agents régionaux travaillant dans les lycées, chargés notamment de l’accueil, de la restauration, de l’entretien et de la maintenance.
Les élus demandent à la Région de garantir leur protection mais critiquent également sa politique de ressources humaines.
Selon eux, "les absences non remplacées, les postes gelés et les externalisations menées ces dernières années confirment que l’exécutif régional fait des moyens humains la variable d’ajustement de ses choix budgétaires".
La baisse des postes d’enseignants dénoncée
Les élus régionaux s’opposent également aux suppressions de postes annoncées dans le cadre du projet de budget 2027 de l’Éducation nationale.
Le ministère a présenté début octobre son projet de budget pour l’année prochaine, dans un contexte de baisse du nombre d’élèves et avec l’objectif affiché de poursuivre la réduction des effectifs par classe.
Le groupe Communistes, Insoumis & Citoyens cite pour sa part la suppression annoncée de 1 588 postes d’enseignants titulaires et considère que la baisse démographique devrait au contraire être utilisée pour diminuer davantage le nombre d’élèves par classe.
"Notre jeunesse s’inquiète légitimement pour son avenir. Elle ne demande pas à être caricaturée, ignorée ou réprimée, mais à disposer de professeurs, d’agents, de matériel et d’établissements dignes pour apprendre et réussir", écrivent les élus.
"Une jeunesse qui se mobilise pour son avenir ne doit pas être réduite au silence"
Pour le groupe régional, l’État comme la Région Auvergne-Rhône-Alpes doivent désormais privilégier le dialogue et augmenter les moyens consacrés à l’éducation.
"Une jeunesse qui se mobilise pour son avenir ne doit pas être réduite au silence. Condamner toutes les violences est indispensable, mais répondre aux revendications l’est tout autant : il faut des moyens humains, des conditions d’étude dignes et un véritable dialogue", concluent les élus Communistes, Insoumis & Citoyens.
Le dialogue pour lfi c'est la violence physique et verbale...
Signaler RépondreCes élus régionaux proposent ils aussi de payer les dégâts de ces émeutes sur leur deniers personnels et ceux de leurs sympathisants ?
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