La conférence de Raphaël Arnault prévue dans l’agglomération lyonnaise est maintenue.
Dans un communiqué co-signé avec la députée lyonnaise Anaïs Belouassa-Cherifi, le parlementaire LFI du Vaucluse confirme sa venue ce vendredi 6 novembre à 19h.
La rencontre se déroulera finalement au Bieristan, 14 rue Paul-Lafargue à Villeurbanne, autour de son livre Antifasciste. Une séance de dédicaces est également annoncée.
La salle initialement prévue annulée
Les deux députés rappellent que la mairie de Lyon a annulé la mise à disposition de la salle initialement retenue pour accueillir l’événement dans le 8e arrondissement ce jeudi.
Dans leur communiqué, ils attribuent cette décision à une demande de "l’extrême droite" et la présentent comme "un signal particulièrement inquiétant pour la liberté d’expression et de réunion".
Outre le contexte lié à l'affaire Quentin Deranque pour laquelle Raphaël Arnault a été entendu la semaine dernière, les autorités craignaient surtout de devoir mobiliser des forces de l'ordre pour encadrer l'évènement, le même jour que la forte mobilisation annoncée du 5 novembre.
Raphaël Arnault et Anaïs Belouassa-Cherifi expliquent que plusieurs commerces et établissements locaux leur auraient ensuite proposé de les accueillir, permettant finalement le maintien de la rencontre.
Un appel lancé à la préfecture du Rhône
Les deux élus demandent désormais à la préfecture du Rhône de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité de la conférence et de ses participants.
Ils indiquent que leurs avocats, Chirinne Ardakani et Louis Pierot, ont également adressé un courrier au préfet pour rappeler, selon eux, la nécessité de garantir les libertés d’expression et de réunion.
"Nous serons donc bien présents ce vendredi pour rappeler que Lyon et ses alentours sont des terres d’antifascisme et de résistance à l’extrême droite", concluent les deux députés.
Le rendez-vous est donc fixé vendredi à 19h au Bieristan à Villeurbanne.
Villeurbanne où un certain Raphaël Arnault, entouré de quelques-uns des membres de la Jeune Garde cités, voire incarcérés, dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, avait manifesté contre la venue d'Eric Zemmour en mars 2023.
"un signal particulièrement inquiétant pour la liberté d’expression et de réunion", les mêmes exigent l'interdiction de CNews et d'autres médias qui leur déplaisent. Ils sont à la fois totalitaires et incohérents.
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