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Le procès en appel du bitume s’est ouvert vendredi à Lyon

La cour d’appel de Lyon rejuge l’affaire Eurovia. En 2008, Francisco Serrano, ouvrier de la route depuis 20 ans, décédait d’un cancer de la peau. La toxicité des vapeurs de bitume aurait causé sa mort selon sa famille qui s’est portée partie civile.

Le 10 mai 2010, le Tribunal des Affaires Sociales de Bourg-en-Bresse  avait condamné la société de travaux routiers pour ''faute inexcusable''. Depuis l’affaire a pris une dimension nationale. La fédération CGT de la construction s’est alliée à la famille de la victime. Le but : faire reconnaître la dangerosité de leur métier. Car rares sont ceux qui atteignent l’âge de la retraite. Jean-Paul Teissonnière, avocat de la fédération, défend les travailleurs de l’amiante depuis une dizaine d’année. Aujourd’hui, il s’attèle à un nouveau combat, qui doit selon lui suivre les traces de celui de l’amiante. « Comme on a parlé d’une jurisprudence Amiante dans les années 95/2000, nous avons le sentiment d’être confrontés à la même stratégie de dénégation de la part des  employeurs, explique l’avocat. A partir du moment où sera reconnu officiellement le risque, il y aura la possibilité de mettre en place des moyens de prévention destinés à protéger les salariés qui sont confrontés à ce risque important » précise-t-il.
La décision de la Cour d'appel de Lyon, infirmant ou confirmant le premier jugement en appel, pourrait alors faire jurisprudence.



Tags : cancer | procès | procès du bitume |

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