Candidate à la présidence de la Métropole de Lyon sous la bannière Grand Cœur Lyonnais, elle a présenté ce jeudi un plan renforcé de lutte contre les violences dans les collèges métropolitains.
Outre les faits survenus dans l'agglomération lyonnaise, l’agression au couteau d’une enseignante dans un collège du Var, a ravivé les inquiétudes autour de la sécurité scolaire.
Selon Véronique Sarselli, la réponse ne peut être uniquement sécuritaire. "Les réponses sécuritaires sont nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes. Elles doivent être complétées par des politiques renforcées de prévention et de prise en charge de la santé mentale des élèves", souligne la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon.
Compétente en matière de collèges, la Métropole de Lyon a, selon la candidate, un rôle central à jouer. Le plan proposé vise l’ensemble des 121 collèges du territoire et s’articule autour de cinq axes majeurs.
Première mesure : la création d’unités d’écoute et d’accompagnement psychologique par secteur géographique. Ces équipes mobiles, mises en place en partenariat avec les hôpitaux psychiatriques et des associations spécialisées, interviendraient rapidement dès le signalement d’un élève en détresse, avec un suivi gratuit pour les familles.
Le dispositif prévoit également un programme de formation à la détection précoce des troubles psychiques, destiné aux enseignants, personnels de vie scolaire et équipes de direction, en lien avec l’Éducation nationale et les professionnels de santé.
Un fonds métropolitain de 4 millions d’euros par an serait par ailleurs créé pour soutenir des projets innovants portés par les établissements : médiation par les pairs, ateliers de gestion des émotions, activités sportives et culturelles à visée thérapeutique.
À cela s’ajouterait le financement de 50 postes d’infirmiers et de psychologues scolaires d’ici 2030, ainsi qu’un renforcement de la coordination entre la Métropole, l’Éducation nationale, la Justice et les services de protection de l’enfance pour assurer un suivi adapté des élèves victimes ou auteurs de violences.
Des contrôles d’accès renforcés dans les collèges volontaires
En parallèle de ce volet préventif, Véronique Sarselli propose un plan de sécurisation renforcée des entrées des collèges, inspiré des dispositifs déployés dans les lycées de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis 2016.
Sur la base du volontariat, la Métropole financerait intégralement l’installation de sas d’entrée sécurisés, de tourniquets avec badgeage électronique, de portails motorisés, de dispositifs de vidéoprotection couplés aux accès et de visiophones pour filtrer les visiteurs.
Le déploiement de ces équipements s’étalerait sur six ans, pour un budget annuel estimé à 3 millions d’euros, soit un coût compris entre 100 000 et 200 000 euros par collège, en concertation avec l’Académie de Lyon et les chefs d’établissement.
"L’école doit redevenir un sanctuaire. Cela passe par plus de sécurité, mais surtout par plus d’humanité et de prévention", insiste la candidate, qui affirme vouloir anticiper plutôt que réagir après les drames.
Il faut rouvrir des maisons de redressement pour les jeunes racailles et aussi sanctionner les parents.
Signaler RépondreEt la prise en charge de la responsabilité parentale c'est pour quand ??
Signaler RépondreC'est très facile d'éduquer un gamin en lui mettant un smartphone dans les mains dès 5 ans pour avoir la paix et en ne surveillant pas ce qu'il fait dessus.
Après on se retrouve avec des dégénéré(e)s violents et incurables, comme les parents.
Le militant écolo qui sert de président de la Métropole n'a pas réagit pour qualifier ces actes indignes ? Après avec leur politique de concentrer les logements sociaux il se sent responsable de cette barbarie ?
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