Anticiper plutôt que subir : la feuille de route climatique de Bruno Bernard pour la Métropole de Lyon

Anticiper plutôt que subir : la feuille de route climatique de Bruno Bernard pour la Métropole de Lyon
Anticiper plutôt que subir : la feuille de route climatique de Bruno Bernard pour la Métropole de Lyon - LyonMag

On n'avait pas trop parlé d'écologie dans cette campagne des élections métropolitaines. Comme si le sujet, central en 2020, était devenu toxique après un mandat compliqué pour les écologistes lyonnais.

Ce mercredi 4 février, la majorité sortante conduite par Bruno Bernard se saisit du sujet et dévoile des propositions centrées sur la protection de l’eau, de la santé et du climat. Afin de fixer un cap à l’horizon 2050.

Selon le président, la Métropole de Lyon doit privilégier l’anticipation plutôt que la gestion de l’urgence face aux crises climatiques, sanitaires et énergétiques. Trois axes structurent cette feuille de route : agir à la source contre les pollutions, adapter le territoire au réchauffement climatique et renforcer la souveraineté énergétique et alimentaire du territoire.

Premier pilier mis en avant : l’eau potable. La majorité rappelle le retour en régie publique de la gestion de l’eau depuis 2023, présenté comme un levier de transparence, de justice sociale et de protection de la ressource. Mais face à la vulnérabilité actuelle du système lyonnais, encore très dépendant du fleuve Rhône, l'union de la gauche annonce une diversification des sources avec la modernisation de l’usine de la Pape et un prélèvement complémentaire sur la Saône.

La lutte contre les pesticides, les micropolluants et les PFAS constitue aussi un axe central. L’objectif affiché est le "zéro pesticide" à l’échelle métropolitaine, avec un renforcement des contrôles industriels, des actions judiciaires fondées sur le principe pollueur-payeur et un appui accru à l’agriculture biologique dans les zones de captage.

Qualité de l’air : des résultats revendiqués, un débat relancé

Sur la pollution atmosphérique, le document revendique des résultats qualifiés d’"historiques" : baisse de 22% des oxydes d’azote depuis 2019, diminution des particules fines et absence de dépassement réglementaire du NO2 en 2024 sur le territoire métropolitain.

Pour la suite, l’exécutif propose la création d’une Convention métropolitaine de la qualité de l’air, composée d’habitants tirés au sort et appuyée par des experts indépendants. Cette instance aurait notamment vocation à éclairer les décisions à venir sur la Zone à faibles émissions (ZFE), dans un contexte de débat politique très clivé.

Face à l’intensification des vagues de chaleur, la majorité sortante défend un Plan fraîcheur métropolitain. Celui-ci repose sur plusieurs leviers : végétalisation massive (300 000 arbres et arbustes annoncés d’ici la fin du mandat), désimperméabilisation des sols, développement de réseaux de froid urbains et création d’un "climatiseur naturel" à l’Est lyonnais sur plus de 1000 hectares.

Dernier axe structurant : la transition énergétique et agricole. La Métropole revendique près d’un milliard d’euros d’investissements depuis 2020 dans les énergies renouvelables et annonce un nouveau programme photovoltaïque sur 25 sites publics entre 2026 et 2028, ainsi que la construction d’un méthaniseur à Pierre-Bénite pour produire du biométhane.

Sur le logement, la rénovation énergétique et l’extension des réseaux de chaleur sont présentées comme un "bouclier" contre la hausse des factures. En parallèle, la protection des terres agricoles est mise en avant, avec une augmentation de 41% des surfaces protégées depuis 2020 et l’objectif affiché de renforcer une agriculture biologique locale, notamment pour l’approvisionnement des cantines scolaires.

2 commentaires
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GLOUGLOU 1er le 04/02/2026 à 16:09

La décroissance des émissions polluantes n'est pas du fait des actions de ce mandat.
Vous l'avez même ralentie !
Maintenant que les seuils de pollution sont maintenant en dessous des seuils réglementaires,., vous pouvez arrêter la ZFE, cette mesure qui a créé une fracture et une exclusion sociale.
Quand à vos arbres c'est joli mais la température estivale n'est pas diminué car le problème est mondiale . allez donc plutôt tapez sur la tête de vos homologues allemands

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AntiKonne.s.on.ons le 04/02/2026 à 16:04

Sinon pour les problèmes de la région, il cmpte faire quoi ?
Parce qu'il n'a pas fait grand chose jusqu'à présent...

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lauredelyon le 04/02/2026 à 15:48

A-t-il anticipé son éviction par les urnes?
Sa boule de cristal (bio du Pérou) n'a pas l'air de fonctionner

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Amusé le 04/02/2026 à 15:45

Ils ont eu 6 longues années pour s'occuper de cela.

Mais non, la priorité, c'étaient les pistes cyclables à 500 millions d'euros, la chasse à la bagnole.

Leur tour est passé.

Qu'ils dégagent !

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