La tête de liste de France Insoumise aux européennes à Lyon pour un atelier sur le prix de l’eau

La tête de liste de France Insoumise aux européennes à Lyon pour un atelier sur le prix de l’eau
LyonMag

La France Insoumise a fait du 23 mars sa journée du droit à l’eau (et à la biodiversité).

Sans doute désireuse de rendre hommage à une ville où coulent deux fleuves, Manon Aubry – tête de liste nationale de ce même parti pour les élections européennes et sans rapport avec la Martine du même nom – est venue animer à Lyon l’Atelier Citoyen (des directives européenne) sur l’eau, rejoignant les régionaux de l’étape : Nathalie Perrin-Gilbert (Maire du 1er) et Benoit Schneckenburger (n°12 sur la liste de Manon Aubry)

Inventer une politique de l’eau

Pour ce dernier, prof de philosophie, les ateliers citoyens sont issus des outils mis en place pour la présidentielle de 2017. Faire faire de la politique aux gens. Des intervenants – alliés politiques de France Insoumise, comme le physicien à la retraite et député de Podemos, Pedro Arrojo - viennent évoquer les différentes manières de gérer le service public de l’eau, puis les membres de l’assistance aidés par des juristes, doivent parvenir à rédiger une proposition de directive européenne sur ce sujet : "Notre idée ça serait que les 1ers m3 d’eaux soient gratuits et qu’ensuite, pour remplir votre piscine, vous payez", réfléchit Benoit Schneckenburger.

Rattraper l’optimisation fiscale

Mais Manon Aubry a bien d’autres idées en tête que la question de l’eau comme bien commun. Ancienne porte-parole de l’ONG Oxfam qu’elle a longtemps hésité à quitter, elle y était spécialiste de l’évasion fiscale. Elle mime d’une main un petit bonhomme qui court très vite, suivi d’un autre qui tente de le rattraper.

Celui en tête représente les grosses entreprises qui font de l’optimisation fiscale, le poursuivant c’est les Etats et leurs piètres tentatives pour faire payer des impôts justes aux premières. Elle explique : "L’impôt sur les sociétés a été inventé au début du 20e siècle, il n’est plus adapté au monde d’aujourd’hui. Mais il est faux de dire que les Etats ne peuvent plus réguler. Il faut taxer les gigantesques entreprises du numérique, notamment à partir de leurs utilisateurs, pas de leurs bénéfices. Il faut changer de logiciel".

L’Etat français peut peut-être tenter de faire cela (même si Manon Aubry n’a pas l’air d’apprécier beaucoup la récente tentative de Bruno Le Maire en ce sens), mais l’Europe pourrait-elle se mettre d’accord ? Car après tout c’est d’une élection européenne dont il s’agit.

"S’il le faut on le fera en France tout seul. Les règles iniques on est pas là pour les respecter", tranche Manon Aubry.

France Insoumise, dans l’épisode lyonnais de sa campagne européenne, a l’air d’avoir Paris, beaucoup plus que Bruxelles, en ligne de mire. Mais Lyon fait souvent pareil.

@lemediapol

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1 commentaire
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A l'eau ? le 25/03/2019 à 10:09

allons bon, la france insoumise prend..l'eau..il ne faudrait pas qu'ils liquident le sujet..car il y va de leur transparence dans leurs actions..allez la france..prennez l'eau..férregineuse..houap hip

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