Pour profiter du 8 décembre et du dernier jour de la Fête des Lumières, les conditions étaient donc optimales, y compris celles météorologiques qui proposaient un temps assez doux. Pourtant, un groupe composé d'une cinquantaine de personnes a brisé la fluidité relative des déplacements sur son passage.
Candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas avait attendu ce lundi pour déambuler et constater par lui-même la "perte de grandeur" de l'évènement, le dernier du mandat de Grégory Doucet.
Autour de lui donc, une foule de courtisans, du simple militant à l'élu le plus chevronné qui espère évidemment décrocher la meilleure place en cas de victoire aux municipales en mars prochain. Ce qui fait qu'entre le quai Saint-Antoine où le rendez-vous était fixé à 19h et la place Louis-Pradel où les équipes de Coeur Lyonnais se sont dispersées, Jean-Michel Aulas a été continuellement entouré de dizaines de personnes, devant comme derrière, espérant apparaître sur une photo, marquer l'esprit du candidat et donc participer à un jeu un brin désuet de cour versaillaise en vue de la constitution imminente des listes. "C'est pathétique", lâchait même l'un des élus présents, agacé par les "désespérés" comme il les appelle.
Il y avait ceux qui servaient de guide à JMA, comme l'ancien parlementaire Emmanuel Hamelin ou le militant anti-tag Edouard Hoffmann. Ou même de rabatteur de badauds qui voulaient un selfie comme le maire du 2e Pierre Oliver... Béatrice de Montille, parmi les plus proches de l'ancien président de l'OL observait ça de loin, comme l'ex-député Thomas Rudigoz ou l'entrepreneur Patrick Bertrand.
JMA, plus grande star de la soirée que les illuminations elles-mêmes ?
Au passage du cortège aulassien, les réactions étaient diverses. Beaucoup de pères galérant à faire poser leurs enfants avec lui, des touristes français comme étrangers qui s'interrogeaient sur l'identité de cette personnalité qui occasionnait un tel bloc compact autour de lui, et assez rarement de commentaires négatifs, sauf ceux des promeneurs furieux d'être bloqués par cette marée humaine. Un comble pour un candidat qui estime que le problème des écologistes est d'empêcher les Lyonnais de circuler librement !
« Vous serez défendus, je vous le dis » : lors de sa déambulation lundi soir pour la @FeteLumieres, @JM_Aulas a salué les nombreux policiers déployés dans Lyon pic.twitter.com/YRtdXy2QwN
— Lyon Mag (@lyonmag) December 9, 2025
Au cours de cet épisode qui a un brin échappé aux équipes de Coeur lyonnais, Jean-Michel Aulas a redit son amour pour la Fête des Lumières, qui représente "le lien entre le passé, l'existant et le futur".
"C'était bien de pouvoir déambuler avec une équipe fantastique, on s'agrandit de jour en jour", poursuivait-t-il, reconnaissant avoir "un certain nombre d'idées" pour transformer l'évènement à bout de souffle. Des idées "à éliminer ou à amplifier", avec la nécessité "d'aller sur le terrain pour voir ce qu'il faut rectifier" avant de coucher le programme sur papier.
Mais Jean-Michel Aulas ne prendra pas de risques. Sa première mesure, sans révolutionner la fête, fera consensus : "Je suis un traditionnel. Que la Fête des Lumières ne commence plus le 8 décembre, ça enlève un peu d'inspiration et d'émotion aux Lyonnais".
Les sondages le portent cela donne confiance effectivement !
Signaler RépondreLa réalité, c'est que si Doucet avait déambulé hier soir dans les rues de la presqu'ile, il aurait fait face à beaucoup de critiques. Aulas n'est pas le candidat idéal, mais pour beaucoup de lyonnais, Doucet doit partir.
Signaler RépondreLe fait qu'Aulas soutienne la police municipale (en disant "« Vous serez défendus, je vous le dis ») est une position qui est moins clivante pour la majorité des électeurs, que celle d'un élu écologiste (Samuel Mecklenburg) qui cautionne l'action anti police des écologistes extrémistes. Qui a cru à la réaction de Doucet face à l'action du soulèvement de la terre ? C'est en contradiction avec son idéologie et avec la position de EELV, encore soutenue hier par Tondelier.
L'écologie en mode EELV est trop "gauchiste", trop proche des idées de LFI qui d'ailleurs, s'est mis à faire de l'écologie par opportunisme.
A Lyon et probablement dans d'autres villes passées écolo en 2020, les écolos reculeront. Ce sera un recul de l’extrême gauche.
Ho purée le coup de vieux qu'il a pris depuis qu'il est candidat mon Jean Mi !
Signaler RépondreÇa fait vraiment peur!!
Ta encore le temp de te sauver, part à la Barbade, ils vont t'épuiser, ils vont t'essoré, ils vont t'achever!!
En fait, beaucoup de lyonnais ont été déçus de ne pas apercevoir des élus écologistes.
Signaler RépondreAfin d'éviter la tentation de recevoir des œufs et de la farine ils se sont fait discrets.
Doucet et ses guignols,c'est déjà la douche froide pour 2026
Signaler Répondretrès étonné par cet article partisan anti-aulas
Signaler RépondreDepuis que la fête des lumière existe , depuis Noir ,ce n est pas d 'hier ,elle est critiquée par les uns et par les autres , chaque année .
Signaler RépondreLa mairie depuis 2020 n ' a fait ni mieux , ni moins bien .
Cette critique systématique , tout en refusant le débat , devient pesante , très pesante.
La baudruche explosera -t- elle avant ou après l 'élection c'est tout l 'enjeu .
Mais non, c'est parce qu'on l'arrête tellement dans la rue pour le féliciter et lui dire combien son action est fantastique qu'il n'aurait pas pu aller plus loin que son point de départ !
Signaler RépondreDoucet n'a pas déambulé dans les rues de Lyon pour aller au contact des lyonnais ? Peur des réactions ? C'est vrai que les écolos préfèrent rester entre eux pour éviter d'être en contact avec le réel pour éviter de se remettre en question.
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