C’est le constat dressé dans un bilan de l'année 2025 signé par François Gaillard, ancien directeur général d’ONLYLYON Tourisme, que LyonMag révèle en exclusivité. Ce rapport met en lumière un recul progressif mais désormais documenté de l’attractivité touristique lyonnaise.
Premier indicateur d’alerte : l’hôtellerie. Le RevPAR (revenu par chambre disponible), référence du secteur car il combine taux d’occupation et prix moyen, est en baisse continue depuis 2023. Après un recul de 2% en 2024, l’année 2025 confirme la tendance avec une nouvelle baisse de 1%. Sur deux ans, le RevPAR lyonnais a chuté de 3%, malgré un contexte régional et national plus favorable.
Le décrochage est particulièrement marqué à l’automne. En septembre 2025, le RevPAR s’effondre de 16% par rapport à septembre 2024 et de 24% par rapport à septembre 2023, une baisse qualifiée d’historique dans le document. Sur les neuf premiers mois de l’année, six mois sont en recul, entraînant une perte de valeur estimée à plusieurs millions d’euros pour l’économie locale.
"L’attractivité ne se décrète pas, elle se mesure"
La comparaison avec d’autres grandes villes renforce ce constat. Sur la période 2023-2025, Nice progresse de 19%, Strasbourg de 9%, Paris intra-muros de 3% et Lille de 1%. Lyon fait figure d’exception négative, aux côtés de Bordeaux, autre métropole dirigée par une majorité écologiste, qui affiche elle aussi un recul d’environ 2%.
Ce décrochage apparaît d’autant plus singulier que l’environnement régional se porte mieux. En 2025, l’hôtellerie d’Auvergne-Rhône-Alpes progresse de 2% par rapport à 2024 et de 4% par rapport à 2023.
Pourtant, l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry enregistre 10,7 millions de passagers, en hausse de 2,3%. L’accessibilité progresse donc, sans se traduire par un regain de fréquentation touristique dans la métropole.
Les indicateurs culturels confirment cette tendance précise François Gaillard. Selon les données de l’office de tourisme métropolitain, la fréquentation des musées recule de 11,3% sur les dix premiers mois de 2025. Dans le même temps, les flux d’accueil chutent de 11%, les visites guidées de 7% et les ventes de Lyon City Cards de 20%.
"Pris séparément, chacun de ces chiffres pourrait être relativisé, reconnaît l'ancien DG d'ONLYLYON. Pris ensemble, ils racontent tous la même histoire : depuis 2020, Lyon a une volonté affichée de passer d’une stratégie de conquête à une logique de replis. La promotion internationale a été affaiblie, le pilotage de la performance remplacé par le récit, et la sobriété érigée en finalité plutôt qu’en moyen. Or, l’attractivité ne se décrète pas, elle se mesure… et aujourd’hui, les indicateurs montrent une baisse réelle, durable et désormais documentée".
Personnellement, quand je voyage, je me renseigne d'abord sur le pays et les villes à visiter. Tu vas sur internet, et franchement Grenoble, Lyon, Nantes, Rennes entre autres donnent pas envie d y aller...cherchez le point commun...
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Il semblerait que l entrepreneuriat, les personnes âgées, les jeunes réellement en étude soutiennent M AULAS. Seuls les fonctionnaires ont la certitude garantie par le statut de retrouver leur poste après un engagement politique, les associations n' ont nulles besoin de compétences reelles.A votre avis, qui prend le plus de risque,? lesquelles ont donc les convictions réelles de vouloir le bien commun ?
Signaler RépondreTous les opportunistes qui quémandent une place a JMA vont avoir droit a leur article ?
Signaler Répondrel’écologie construit des pistes cyclables et augmentent les impôts et exercent une politique punitive mais tout se retourne contre les lyonnais ..
Signaler RépondreToutes les villes écologiques s’effondrent je ne vous parle pas de Grenoble ..
C'est tout simple
Signaler RépondreLe Doudou va contredire c'est certain, il va s'enfoncer un peu plus, et tant mieux ;-)
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