Mise à jour à 11h15 : La Ville de Lyon a réagi à la publication de cette note : "Nous tenons tout d'abord à déplorer la méthode employée par le think tank Génération Libre. À l’instar d'autres organismes reconnus pour leur expertise, tels que l’Institut Montaigne dans ses récents travaux, ces derniers ont toujours sollicité les services de la Ville de Lyon afin de confronter leurs analyses aux réalités du terrain et aux données consolidées de la collectivité. Le choix de Génération Libre de s'affranchir de toute contradiction technique auprès de la troisième ville de France, qui plus est en pleine temporalité électorale, interroge sur la rigueur scientifique de leur rapport. Cette démarche semble s'apparenter davantage à une volonté politique délibérée qu'à un travail d’étude sérieux, cherchant manifestement à imposer une vision strictement comptable et déshumanisée de la gestion des territoires".
La municipalité répond ensuite sur certains points : "La mise à disposition de locaux municipaux que nous considérons comme des lieux communs est une pratique strictement encadrée par le droit. Chaque occupation fait l'objet d'une convention de mise à disposition formalisée par un contrat écrit, et des délibérations afférentes, publiques et votées en Conseil Municipal, formalisent cela. La gratuité est réservée aux structures à but non lucratif œuvrant pour l’intérêt général. Réduire cette politique à un manque de transparence revient à méconnaître les cadres juridiques de l'administration territoriale. Concernant la mise à disposition de personnel communal au profit d'associations, depuis le décret du 18 juin 2008, la mise à disposition donne lieu au remboursement de la rémunération du fonctionnaire, des cotisations et contributions y afférentes".
"Concernant les investissements culturels et le soutien à l'Opéra National de Lyon en particulier, la Ville récuse une vision comptable des politiques culturelles qui, peuvent conduire à des coupes budgétaires brutales pratiquées par d'autres échelons territoriaux comme la Région AURA, fragilisant encore davantage ce secteur d’activité et d’emploi. La culture participe pleinement à l'identité de notre ville, dont le patrimoine exceptionnel est reconnu par l'UNESCO depuis 1998, et un trait d'union essentiel entre ses habitants, à l’image de nos temps forts populaires, tels que la Fête des Lumières, les Nuits Sonores ou le Festival Lumière. La culture représentant 20 % de son budget de fonctionnement, et avec 230 € par habitant consacrés à ce secteur, la Ville assume le maintien et le développement d'un service public culturel exceptionnel, à destinations de toutes les Lyonnaises et les Lyonnais. À titre d'exemple, la Bibliothèque Municipale de Lyon, la plus importante de France après la BNF, joue un rôle éducatif majeur puisqu'un jeune Lyonnais de 10 ans sur deux y est abonné. Nous pouvons également mentionner, en régie municipale, nos six musées municipaux (Musée des Beaux-Arts, Musée d’art contemporain, CHRD, Musées Gadagne, Musée de l’imprimerie et de la communication graphique, Musée Malartre), notre orchestre symphonique en résidence dans notre auditorium, notre théâtre des Célestins, etc. Et ce choix politique n'obère en rien la solidité financière de la collectivité : Lyon mène une trajectoire de désendettement exemplaire, avec une réduction de l'encours de 70 millions d'euros depuis 2020. Cette gestion rigoureuse est d'ailleurs soulignée chaque année par la note AA (High) de l'agence DBRS Morning Star, la plus haute distinction possible", poursuit la Ville de Lyon.
"Enfin, l'analyse du think tank concernant la subvention de 70 euros allouée à un projet de découverte musicale à l'école Jean Zay de la Duchère (Gorge de Loup plutôt ndlr) révèle une méconnaissance profonde des enjeux de démocratisation culturelle dans les quartiers populaires. Là où Génération Libre ne perçoit qu'un coût administratif disproportionné, la Ville de Lyon voit un investissement indispensable dans l'égalité des chances et l'émancipation par la culture et notamment la musique. Cette volonté se traduit concrètement par le renforcement du dispositif DÉMOS, projet d’excellence qui confie gratuitement un instrument de musique à des enfants de 7 à 12 ans issus des quartiers prioritaires. À travers trois à quatre heures de cours hebdomadaires, ce programme utilise la musique comme un véritable outil éducatif, favorisant l'intégration sociale et l'exigence individuelle au sein d'un collectif. La Ville de Lyon considère que l'accès à la culture pour les enfants des quartiers de la politique de la ville ne doit pas être soumis qu’à des critères de rentabilité mais doit aussi répondre à une exigence de justice sociale", conclut-elle.
Article initial : Une note publiée cette semaine par le think tank GenerationLibre met en lumière le poids des subventions municipales dans plusieurs grandes villes françaises. À Lyon, la municipalité a versé 109,8 millions d’euros d’aides aux associations en 2024, réparties sur plus de 3200 lignes budgétaires.
L’étude, intitulée Le grand gaspillage, examine les pratiques de subventionnement à Paris, Lyon et Marseille et pointe notamment un manque de lisibilité dans l’utilisation de ces fonds publics.
Selon les données compilées dans le rapport à partir de l’open data municipal, la Ville de Lyon a attribué 109,8 millions d’euros de subventions à des associations en 2024, soit environ 212 euros par habitant.
À titre de comparaison, le rapport indique que Paris consacre 241,2 millions d’euros à ce type d’aides et Marseille 83,9 millions d’euros.
À Lyon, ces subventions représentent 15,4 % des dépenses de fonctionnement municipales, un ratio nettement supérieur à celui observé à Paris (2,5 %) et à Marseille (5,7 %).
La culture, premier poste de subventions
Le rapport souligne également le poids des politiques culturelles dans ces aides. À Lyon, environ 31 millions d’euros de subventions seraient consacrés au secteur culturel, soit près de 28% de l’enveloppe totale.
Parmi les principales structures financées figure notamment l’Opéra national de Lyon, qui reçoit à lui seul 19,3 millions d’euros, sous forme d’aides financières et de mises à disposition de moyens municipaux.
Le rapport mentionne aussi l’existence d’aides dites “en nature”, correspondant par exemple à la mise à disposition de locaux ou de personnel municipal. À Lyon, elles représenteraient 29,5 millions d’euros, soit près de 27% du total des subventions.
L’étude critique la dispersion des aides distribuées par Grégory Doucet et son équipe, évoquant 3234 lignes budgétaires distinctes pour les subventions lyonnaises. Cette fragmentation rendrait difficile l’évaluation de l’efficacité des dépenses publiques.
Le rapport cite notamment l’exemple d’une subvention de 70 euros attribuée à une école primaire pour un projet musical, estimant que le coût administratif du traitement d’un tel dossier pourrait dépasser le montant de l’aide.
Au-delà du diagnostic, le think tank avance plusieurs pistes de réforme comme limiter la reconduction automatique des subventions, imposer davantage de transparence dans la publication des aides et mettre en concurrence les structures recevant les financements les plus élevés.
Selon ses estimations, une rationalisation des dépenses dans les trois métropoles étudiées pourrait générer jusqu’à 185 millions d’euros d’économies par an dans un scénario intermédiaire.
Le rapport insiste toutefois sur le fait que les dysfonctionnements observés "dépassent les clivages politiques" et seraient liés à des pratiques installées depuis plusieurs années dans les grandes villes françaises.
GénérationLibre est un think tank français libéral, fondé par Gaspard Koenig, qui produit des analyses et propositions politiques visant à promouvoir les libertés individuelles, la décentralisation et des réformes économiques inspirées du libéralisme.
C'est vrai, d'ailleurs ça a monté partout pareil!
Signaler RépondreAh, en fait non, ce n'est pas vrai.
Vous feriez bien de vous renseigner, le vote c'est demain.
Si c'était caché, tu ne pourrais pas en parler.
Signaler RépondreT'es un prix Nobel toi !
Il aurait été plus discret de les verser en Gonettes , cette monnaie confidentielle et ésotérique ne figurant sûrement pas dans les logiciels des analystes .
Signaler RépondreIl serait grand d’y mettre le « Aulas »
Signaler Répondreexcessif donc dérisoire !
Signaler RépondreÀ géométrie variable ?
Signaler RépondreOn parle toujours de la gauche il me semble
Collomb tirait une gloire sans limites d’avoir été toute sa vie au PS
Musée Malartre : c'est pas à Rochetaillée ?
Signaler RépondreVous avez le bonjour de mes defisc
Signaler RépondreCe sont des technocrates. Notre ville n’a plus d’adjoint à la culture depuis deux ans. Pour l’Histoire, la littérature, la peinture… Il faudra repasser. Cela va de paire avec leur vision désincarnée, déshumanisée des habitants. Quant à la ville elle-même, Lyon, Dallas, Alger ou Tokyo, cela n’a aucune espèce d’importance pour eux : ils ont un plan standardisé qu’ils appliquent à l’identique partout. Avec l’autoritarisme et le tri sélectif des habitants, cela préfigure un drôle de régime. Ils pavent la voie à des partis auxquels ils se prétendent opposés.
Signaler RépondreVous oubliez de comptabiliser les subventions versées à la centaine de crèches associatives permettant de continuer à accueillir les enfants des Lyonnais à un tarif fixé par le barème CAF. Même chose pour les centres de loisirs associatifs, les MJC et MPT.
Signaler RépondreCes subventions ont permis également la revalorisation salariale des pros. Sans ces subventions, beaucoup de ces crèches ou d'ALSH auraient fermés...
N'oubliez pas que beaucoup d'associations rendent service à la population...
Le bonjour de mes defisc
Signaler RépondreN' oubliez pas que Collomb en a aussi eu beaucoup au point que l'intérimaire Kepenekian avait été convoqué en même temps que Doucet pour s'expliquer sur ce sujet.
Signaler RépondrePas d'indignation à géométrie variable svp.
Rend le pognon Doucet !
Signaler RépondreCe n'est pas ton argent, c'est l'argent des Lyonnais !!!
Vous avez le bonjour de mes defisc les gauchos...bisous
Signaler Répondre"quand j'entends le mot culture..." phrase écrite par un dramaturge nazi. On imagine vos (p)références....
Signaler Répondreben oui on en parle parce que ce n'est pas caché contrairement aux de restos de LW.
Signaler Répondrec'est qui "ils"?
Signaler Répondresinon bien d'accord tout le monde publie ses comptes
dirigé par les ecolos qui font mieux que les autres municipalités.
Signaler Répondrebravo a eux
Et les 24 chargés de mission tu nous en parles ou ça te gêne ?
Signaler RépondreJe rigole.
Signaler RépondreQu'ils viennent pas faire de beaux discours sur l'honnêteté la république la démocratie... les entendre depuis des décennies aligner des mensonges à la chaîne c'est devenu insupportable.
Encore plus aujourd'hui avec nos impôts au max les services publics qui s'effondrent l'hôpital en faillite etc etc
Et je vous rassure LW est tout aussi tricheur. On lui demande ses notes de frais je dis doublement OK. Mais ce qui me gêne beaucoup c'est que le conseil d'état a mis son véto sur la publication de celles d'Anne Hidalgo à Paris. Pourquoi ??
Ils doivent tous les publier !
Mais si on autorise Hidalgo a ne pas le faire alors pourquoi obliger LW à le faire ? Ne me dite pas que c'est du copinage je ne vous croirais pas...
Quand j' entend le mot culture je sors ma demande de subvention.
Signaler RépondreLa cerise sur le gâteau
Signaler Répondrehttps://www.lyonmag.com/article/143923/oeuvre-d-art-a-1-5-million-d-euros-a-lyon-son-installation-validee-avec-moins-de-votes-que-d-abstentions
Sans oublier les 100Keuros donnés au Rmasse !
Signaler RépondreMais on parle de Lyon !
Signaler Répondre"A quoi s'attendre de la part de personnes qui n'ont jamais travaillé de leur vie"
Signaler RépondreCa s'appelle un footballeur
si tu veux du travail de qualité il faut payer.
Signaler Répondreon a vu ce que ca donnait les auxiliaires puéricultures au smic dans la crèche people et baby
La ville de Lyon confirme donc les chiffres annoncés.
Signaler RépondreMais tout le monde a le choix m, il suffit de faire des dons et de récupérer en crédit d'impôts.
Signaler RépondreC'est une manière de flécher tes impôts et d'être généreux.
Et encore vous n'avez pas tout vu ou tout lu. Suffit d'aller voir les salaires des tenanciers de l'opéra, vous allez pour le coup déchanter !
Signaler RépondreLe rapport avec les dépenses publiques lyonnaises des militants écolos qui servent d'élus ?
Signaler RépondreTout cela financé par notre argent ! 110 M € ! pour voir encore des pauvres des sans abris, des drogues .. On voit bien que notre système est dépassé ! la gauche se noiera toujours dans des mécanismes inutiles et ne ne feront jamais rien pour voir la réalité en face !
Signaler RépondreQuand tu entends le mot "culture" tu sais déjà que tu vas subventionner l'entre soit et la médiocrité de Gauche.
Signaler RépondreEt je parle même pas des assoc liés à l'immigration, une véritable pompe aspirante qui fait tout pour faire venir d'autres immigrés pour continuer d'aspirer les subventions.
J'ai aucun soucis qu'ils puissent s'exprimer mais pas avec notre pognon, ou alors qu'on nous donne le choix de ce qu'on veut subventionner avec nos prélèvements et impôts ou autres taxes.
Quand on lit les commentaires avec des liens sur des anciens articles, on se demande comment ces choses ont été attribuées...
Signaler RépondreTiens en parlant des locaux municipaux et de l'intérêt général :
Signaler Répondrehttps://www.lyonmag.com/article/130720/lyon-une-salle-de-jeux-clandestine-dans-un-local-de-la-mairie-du-8e-arrondissement-des-kilos-de-drogues-decouverts
"À titre d'exemple, la Bibliothèque Municipale de Lyon, la plus importante de France après la BNF, joue un rôle éducatif majeur puisqu'un jeune Lyonnais de 10 ans sur deux y est abonné."
Signaler RépondrePar le biais d'un abonnement obligatoire des écoles primaires lyonnaises qui sont sous la responsabilités de la mairie ......
"la Ville assume le maintien et le développement d'un service public culturel exceptionnel, à destinations de toutes les Lyonnaises et les Lyonnais. "
Signaler RépondreBien sur, on vous croit sur parole :
https://www.lyonmag.com/article/130539/ecosexualite-performance-nus-devant-des-enfants-une-subvention-culturelle-de-la-ville-de-lyon-fait-grincer-des-dents-a-droite
""Concernant les investissements culturels et le soutien à l'Opéra National de Lyon en particulier, la Ville récuse une vision comptable des politiques culturelles qui, peuvent conduire à des coupes budgétaires brutales pratiquées par d'autres échelons territoriaux comme la Région AURA, fragilisant encore davantage ce secteur d’activité et d’emploi."
Signaler RépondreHa bon ? Quand la ville saborde elle même son propre opéra :
https://www.lyonmag.com/article/119963/la-mairie-de-lyon-rejette-le-mecenat-de-totalenergies-pour-l-opera-et-le-mba-greenpeace-applaudit
Des champions
Sans parler de ceux qui ne savent pas à quoi sont consacrées ces subventions.
Signaler RépondreMais bon, ils sont content-es de faire du vent.
c'est vrai
Signaler Répondred'un coté des subventions pour des écoles, une association d'anciens combattants, la croix rouge, théâtre de Gerland,...
de l'autre un diner à 1200 euros avec des journalistes de valeurs actuelles.
les résultats on les connait
les bouffeurs de graines ont fourni leur note de frais. on attend toujours celle de ton champion
c'est 140 000 ; mais par jour ...
Signaler RépondreÇa n’équivaut pas à 100 millions d’euros
Signaler RépondreEt pas pour les mêmes résultats non plus
Et si on creusait côté repas des bouffeurs de quinoa ????
blabla de la mairie 110 Me partent en fumée...stop aux gaspillages! dimanche votez bien !
Signaler Répondreque rien que pour la ville de Lyon , la masse salariale est passée de 400 a 600 millions par an en 6 ans
Signaler RépondreTiens on redécouvre le coût énorme de l'Opéra.
Signaler RépondreBientôt on va redécouvrir comment est composé sa clientèle, ses malfaçons, le coût de la modernisation par Nouvel, etc
Toutes les municipalités ont augmenté leur impôt (suite à la suppression de la taxe d'habitation décidée par les amis d'aulas et sarcelli) sans pour autant diminuer leur dette.
Signaler Répondreles repas.
Signaler Répondrey en a pour 100.000 euros
Il doit bien avoir une ligne de financement de la jeune garde ?
Signaler RépondreC'est Nicolas qui paye !! !
Signaler Répondre"À titre d'exemple, la Bibliothèque Municipale de Lyon, la plus importante de France après la BNF, joue un rôle éducatif majeur puisqu'un jeune Lyonnais de 10 ans sur deux y est abonné. "
Signaler RépondreIls ont décidément une vision très éclairée de la culture : 1 jeune sur deux / 100 M d'euros, x m2... Ca fait rêver !
-> Les fastfoods jouent un rôle gastronomique majeur puisqu'il y en a à tous les coins de rue et qu'un jeune Lyonnais y mange en moyenne une fois par semaine.
Ok...
Vous allez nous le ressortir Jusqu’à quand le «fameux» repas ? En revanche jamais rien pour tout ce que la Région a fait pour aider les entreprises de la région AURA
Signaler RépondreJe rappelle également que nous parlons ici des élections municipales et métropolitaines et non pas régionales
De toute façon nier l’incompétence des Khmers verts, leur dogme d’extrême gauche, leurs outrances, leur fatuité de donneurs de leçons c’est accepter une alliance avec les miliciens de la Jeune Garde