Arrivée quatrième au premier tour des municipales à Villeurbanne, Sophie Cruz (LR – Cœur Villeurbanne) estime que "tout reste ouvert" avant le second tour. Face à une gauche majoritaire mais divisée, la candidate appelle à la mobilisation et vise un élargissement de son socle électoral. En effet, cinq listes se sont qualifiées pour le second tour, dont trois à gauche, rendant incertaine la composition finale du conseil municipal.
Dans ce contexte, Sophie Cruz, arrivée quatrième avec 13,47 % des voix, veut croire en ses chances et insiste sur l’enjeu du second tour : "chaque voix comptera pour définir le rapport de force et la capacité à porter une alternative claire."
Une lecture critique d’une gauche "mise dans le même sac"
Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi, la candidate a tenu à réagir à la lecture médiatique du premier tour. "Les derniers articles de presse[...] se sont focalisés sur le fait que la gauche ait largement remporté la victoire [...] on met dans le même sac [...] monsieur Bret et les autres candidats de gauche", a-t-elle regretté.
Elle distingue notamment les positionnements : "il y a quand même une petite différence [...] même si monsieur Van Styvendael ne s'associe pas aujourd'hui avec LFI parce que son résultat le lui permet […] il a soutenu, il y a deux ans Gabriel Amar à la députation et ça il ne faut pas l'oublier."
Sophie Cruz s’est également exprimée sur la place de l’ancien maire Jean-Paul Bret (17,99 %), arrivé deuxième au premier tour. "C’est quelqu’un que je respecte beaucoup, mais c'est quelqu'un qui a 80 ans, il ne siégera pas dans l'opposition. Il ne l'a pas officiellement annoncé, mais mettez-vous à sa place [...] il n’y a pas d’avenir, c’est le moins qu’on puisse dire", a-t-elle déclaré, estimant que ses électeurs pourraient se tourner vers sa liste.
Objectif : rassembler au-delà de son socle
La candidate de Cœur Villeurbanne appelle à un « vote utile » en sa faveur : "L’objectif, c’était vraiment d’expliquer aux électeurs que le vote utile, c’était de se tourner vers nous." Elle met en avant son programme : "on a eu une vraie proposition [...] avec des thématiques fortes sur la sécurité, sur le cadre de vie, sur la jeunesse."
Sophie Cruz espère capter des voix venant de plusieurs électorats : "Des deux : de monsieur Bret et éventuellement des gens qui ont voté Rassemblement national".
Elle analyse le vote RN comme un vote protestataire : "Ce n’est pas quelque chose de construit, c’est plus un vote de ras-le-bol [...] marre des fusillades et de l’insécurité." Tout en fermant la porte à toute alliance : "Vu la personnalité de monsieur Gérald Canon, non !Je ne m’associe pas avec M. Canon en tant que personne."
Avec une participation autour de 50 %, la candidate mise sur les abstentionnistes : "Si tous ceux qui n’ont pas voté se prononcent, peut-être qu’on pourra même inverser la tendance."
Elle insiste : "ce n’est pas fini, on réécrit une nouvelle page au deuxième tour, on repart à zéro." Malgré la difficulté, Sophie Cruz se veut déterminée : "Tout est ouvert bien évidemment, ça va se jouer à très peu de voix." Enfin, la candidate voit dans la présence de trois listes de gauche un levier potentiel : "Ce partage des voix peut être avantageux pour nous". Et assume son positionnement politique : "LFI, c’est vraiment mon combat."
Avec ce tel boxon à Villeurbanne le maire actuel a de bonnes chances je pense, les habitants vont voter pour celui qui leur fait le moins vomir...
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