La situation économique du secteur s’est fortement dégradée ces derniers mois. Dans un communiqué, l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) Auvergne-Rhône-Alpes annonce un mouvement ce samedi 28 mars, notamment à Lyon et Clermont-Ferrand.
"Face à l’explosion des prix des carburants et à l’absence totale de réponses concrètes du Gouvernement, les entreprises du transport routier n’ont désormais plus d’autre choix que de se mobiliser", écrit l’organisation.
Selon le syndicat, "La situation est devenue intenable pour les entreprises du transport routier", évoquant "une flambée incontrôlée des prix des carburants".
L'autoroute A7 paralysée
Dans ce contexte, les professionnels du transport entendent désormais passer à l’action "pour se faire entendre. L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action", insiste l’OTRE, qui évoque "une crise sans précédent."
L'action devrait ainsi débuter dès 9 h sur l’autoroute A7, au niveau de Chasse-sur-Rhône, avec une mobilisation annoncée au moins jusqu'en début d'après midi. Un barrage filtrant doit être mis en place, ce qui pourrait entraîner d’importants ralentissements en plein week-end.
L'organisation souligne également une forte pression économique sur les entreprises : "Les coûts d’exploitation explosent, les marges disparaissent, les entreprises vacillent."
Les mesures proposées jusqu’ici par le gouvernement sont jugées insuffisantes par la profession, elles "ne répondent en rien à la crise actuelle. Ils ne font que repousser les échéances et aggraver l’endettement des entreprises", estime l'OTRE.
Des revendications précises
Les transporteurs formulent plusieurs demandes, dont "une aide forfaitaire par véhicule" ainsi qu’"une remise immédiate et ciblée sur le carburant."
Ils dénoncent également une situation de concurrence défavorable : "Pendant que plusieurs pays européens protègent leurs transporteurs […], la France abandonne les siens à une concurrence faussée sur leur propre territoire."
L’OTRE prévient que le mouvement pourrait s’inscrire dans la durée. "Sans réponse rapide, forte et concrète, la mobilisation s’intensifiera", avertit-elle. Et de conclure : "Les transporteurs routiers sont un maillon vital de l’économie. Sans eux, le pays s’arrête."
il faut bien faire quelque chose pour réveiller l'Etat qui s'engraisse sur notre dos et gaspille l'argent.
Signaler RépondreC'est le genre de manif LFI , le samedi , pour faire chier
Signaler RépondreLe week end , les entreprises de transport française sont au garage, sur l'auto route on ne voit que les poids lourds étranger
Lchauffeurs français sont rare , et ce sont leur patron qui paient le gaz oil pas les salariés