Le scrutin municipal de Givors pourrait être remis en cause. Le candidat Jérôme Chabrier a officiellement déposé un recours devant le tribunal administratif de Lyon pour contester l'issue des urnes.
Au cœur du recours : l’absence de transmission des listes d’émargement de plusieurs bureaux de vote. Selon le candidat malheureux arrivé 2e avec 562 voix de retard sur le maire sortant Mohamed Boudjellaba, ces documents essentiels n’auraient toujours pas été communiqués près de dix jours après l’élection, malgré plusieurs demandes.
Une situation qu’il juge "particulièrement grave", estimant qu’elle empêche de vérifier la régularité du vote et soulève des interrogations sur la traçabilité de ces pièces.
Le recours évoque également une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux. Jérôme Chabrier affirme avoir été visé, quelques heures avant le scrutin, par des accusations graves et diffamatoires, relayées par des soutiens du maire sortant.
Une plainte pénale a été déposée, l’intéressé estimant que ces propos ont pu influencer le résultat de l’élection.
D’autres éléments sont avancés dans la requête. Le candidat fait état de témoignages évoquant des pressions exercées sur des électeurs à proximité de bureaux de vote. Il dénonce également l’utilisation du bulletin municipal à des fins de campagne, en violation, selon lui, des règles encadrant la communication institutionnelle en période électorale.
A noter que Jérôme Chabrier fait lui-même l'objet d'un recours, déposé par le troisième homme du second tour, Fabrice Riva, qui l'accuse d'avoir fait envoyer des SMS appelant à voter pour lui le samedi précédant le scrutin.
La juridiction administrative devra désormais examiner l’ensemble des éléments pour déterminer s’ils sont de nature à altérer la sincérité du vote.