Elections municipales : ils sont passés les couscoussiers !

Elections municipales : ils sont passés les couscoussiers !

Les résultats à peine tombés dans la métropole lyonnaise, leur lot de recours a suivi.

Pour les grandes villes : Vénissieux, Saint-Fons, Vaulx-en-Velin, Meyzieu, et bien sûr Lyon.

Le point commun, ou du moins de ralliement, ce sont les noms des nouveaux maires, qui sont d’origines étrangères. Quatre du Maghreb et un de Paris.

Pour avoir été traité de rastaquouère par des élus, j'en connais la définition : "Un étranger riche dont l’origine de sa fortune est louche."

La victoire des Idir, Abdelkader, Issam ou des Hadi, ça ne pouvait être que de la triche, du communautarisme, des hommes de paille, des narcotrafiquants, sans parler de la force de la magie marocaine.

Ils ont triché car ils ont gagné, pas besoin d’autres preuves.

Et le pire des affronts : ce sont des hommes.

On peut concevoir qu’une Najat ou une Rachida puisse gagner. C'est le fantasme orientaliste, avec les filles qui rentrent en boîte de nuit et les hommes qui restent à la porte, qui marche à plein régime. De plus, elles sont plus facilement malléables, fuyant à coup sûr un mariage forcé et son corollaire de violence.

Tandis que cet Idir, avec sa coupe pento et sa ceinture noire de taekwondo, ça ne rassure en rien.

Les études universitaires ? Du flan ! Les années d’élu ? De la taqiya ! Les beaux costards ? Sans doute une contrefaçon Lacoste.

Quand ils restaient à leur place d’adjoint dans des municipalités gangrenées par le clientélisme, là on disait un grand oui : cette petite couleur locale validait les politiques de la ville.

Mais là, c’est carrément de la traîtrise.

Avant, t’étais rien, tu es tout aujourd’hui : on dirait du Cabrel, mais en politique.

Le seum chez les vieux politiques le lendemain de l’élection : je seum, tu seums, il seum… ils ont recréé la grammaire française.

La veille de l’élection, le maire perdant nous bassinait d’universalisme, de vivre-ensemble, de "je ne vois pas d’enfants d’immigrés, je ne vois que des Français".

Le lendemain, ils nous parlent de grand remplacement, de créolisation, de guerres des cultures.

Un seul constat : la voix d’un Idir, aujourd’hui, pèse exactement le même poids que celle d’une Michèle. Ce n’est pas logique pour certains, mais c’est mathématique.

Farid Ben Moussa

Militant associatif

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