Dans une ville où l’insécurité progresse, l’information ne surprend malheureusement plus. Entre règlements de comptes à la Kalachnikov, agressions gratuites et délinquance du quotidien, Lyon semble parfois devenue une scène d’Orange Mécanique.
Six années de gouvernance écologiste ont accentué ce sentiment d’abandon que l’on retrouve dans de nombreuses villes françaises. La peur s’installe. L’autorité recule. La violence se banalise.
Mais le drame de Quentin dépasse la seule question sécuritaire.
Le jeune identitaire serait mort sous les coups de militants de la Jeune Garde. Et derrière ce nom surgit l’ombre d’un parti politique de premier plan : La France insoumise.
Le mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon se présente comme une force populaire. Pourtant, son fonctionnement interroge. Statut associatif, pouvoir extrêmement centralisé, décisions verrouillées : pour beaucoup de ses opposants, La France insoumise s’apparente davantage à une organisation verticale qu’à un parti démocratique classique.
Certains vont plus loin et parlent d’un fonctionnement quasi sectaire, avec Jean-Luc Mélenchon en figure tutélaire incontestée, voire en gourou politique, autour duquel s’organise la loyauté des cadres et des militants.
Dans cette affaire, les regards se tournent vers Raphaël Arnault, député affilié à ce mouvement. Les personnes mises en cause seraient des assistants — ou ex-assistants — liés à son entourage. Un député déjà condamné pour des faits de violence et connu pour son engagement militant radical. Un élu associé à la création de la Jeune Garde, groupe activiste accusé d’aimer le rapport de force physique dans la rue et aujourd’hui visé par une procédure de dissolution.
Et pourtant.
Ce parti, arrivé au second tour de l’élection présidentielle en 2017, solidement implanté dans le Rhône et donné favori dans des bastions comme Vaulx-en-Velin ou Vénissieux, n’a exprimé que des mots de soutien envers les siens.
Pas de condamnation politique claire.
Pas de rupture nette.
Seulement la solidarité de camp.
Alors peut-être prenons-nous le problème à l’envers. Faut-il seulement dissoudre la Jeune Garde ?
Ou faut-il interroger plus profondément la responsabilité politique d’un mouvement qui entretient une culture permanente de confrontation ?
Lorsqu’un parti banalise l’affrontement, dramatise chaque opposition et désigne des ennemis intérieurs, il crée un climat. Et parfois, ce climat déborde. Un mouvement qui tolère, minimise ou relativise la violence politique s’éloigne dangereusement de l’esprit républicain.
La République ne peut pas être à géométrie variable. La violence n’est jamais un outil légitime du combat politique
Farid Ben Moussa
Conseiller municipal de Vénissieux
"Lyon semble parfois devenue une scène d’Orange Mécanique"
Signaler RépondreBon constat.
"La République ne peut pas être à géométrie variable. La violence n’est jamais un outil légitime du combat politique"
Bonne conclusion.
Au second tour de 2017, seul E. Macron et M. Le Pen étaient arrivés au second tour, pas LFI !!!
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